Cérémonie de commémoration des victimes du communisme (1er février 2013)

L’ambassadeur Philippe Autié a participé le 1er février 2013, à l’occasion de la Journée de reconnaissance et d’hommage aux victimes du régime communiste instituée par le gouvernement bulgare en 2011, à la cérémonie organisée devant le Mémorial dédié aux victimes de la terreur communiste par de nombreux anciens prisonniers politiques et de conscience et leurs descendants. A l’issue d’une cérémonie religieuse, la vice-Présidente de la République, Margarita Popova, et l’ancien Président Jéliou Jélev sont intervenus pour souligner la nécessité du travail de mémoire et de la reconnaissance des crimes du régime communiste et pour mettre en garde contre les tentatives de réhabilitation de la dictature. Le président de l’Union des réprimés, Drago Mihalev, le vice-président de l’Union des réprimés, Stoïan Grouïtchev, et le président de l’Union des forces démocratiques, Emil Kabaïvanov, ont également pris la parole. Parmi les personnalités présentes figuraient la vice-ministre de la défense Avgoustina Tsvetkova, l’ancien Premier ministre Rénéta Indjova, les députés Martin Dimitrov, Ivan Ivanov, Latchézar Toshev, Kassim Dal, Korman Ismaïlov, le président de la confédération syndicale Podkrépa, Konstantin Trentchev, l’ancien ambassadeur Edvin Sougarev.

A 14 heures, une messe solennelle à la mémoire des victimes du communisme s’est tenue dans la cathédrale St-Alexandre-Nevski de Sofia, présidée par le plus haut représentant de l’Eglise orthodoxe bulgare, le métropolite Kiril.

Les Bulgares commémorent pour la troisième fois cette date symbolique qui rappelle une page noire de l’histoire du pays : le 1er février 1945, 147 responsables politiques bulgares ont été condamnés sommairement à mort par le « Tribunal du Peuple » dans le cadre de la répression déclenchée après l’invasion du pays par l’armée soviétique. Parmi les nombreuses personnalités exécutées figuraient des ministres, des députés, des militaires et des membres de l’administration royale.

Entre 1944 et 1989, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont été tuées par le pouvoir communiste bulgare ou portés disparus.

La participation de l’ambassade de France à la Journée de reconnaissance et d’hommage aux victimes du régime communiste se veut un témoignage de l’importance, pour la Bulgarie comme pour tout pays, du travail de mémoire, sans lequel le passé ne peut qu’hypothéquer le présent et l’avenir.

Ici, des extraits de la cérémonie de commémoration.

Retrouvez des photos de l’événement sur le site Desebg.com.

Dernière modification : 03/02/2013

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