Cocktail francophone - édition 2012

La deuxième édition du "cocktail francophone" a été organisée par l’ambassadeur Philippe Autié le 13 décembre 2012 dans les salles de la Galerie nationale des arts étrangers actuellement consacrées à l’exposition "Paris 1900", collections du musée du Petit Palais.

Etaient présents tous les horizons de la francophonie en Bulgarie : politiques, militaires, magistrats, hauts fonctionnaires, ecclésiastiques, hommes et femmes d’affaires, syndicalistes, acteurs associatifs, journalistes, médecins, universitaires et chercheurs, intellectuels, éditeurs, artistes et... professeurs de français ! La Francophonie multilatérale était représentée par la directrice du Centre régional francophone pour l’Europe centrale et orientale (CREFECO) et le directeur de l’Institut francophone d’administration et de gestion (IFAG). Les ambassadeurs des pays membres de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et les ambassadeurs francophones étaient également venus ainsi que des représentants de la communauté d’affaires française.

Le Président Jéliou Jélev, à qui il revient d’avoir fait adhérer la Bulgarie à l’OIF en 1993, il y a près de 20 ans, a pris la parole pour rappeler le contexte historique de cette adhésion. L’ancien Premier ministre Siméon de Saxe-Cobourg était également présent.

Suit le texte du discours de l’ambassadeur prononcé à cette occasion :

"Monsieur le Président Jélev,

Monsieur le Premier ministre Siméon de Saxe Cobourg,

Madame et Monsieur les ministres,

Monsieur le président de la délégation permanente bulgare à l’Assemblée parlementaire de la Francophonie,

Mesdames et Messieurs les députés,

Mesdames et Messieurs les ambassadeurs, et en particulier chers collègues du Groupe des ambassadeurs de la Francophonie,

Madame la directrice du CREFECO, Monsieur le directeur de l’IFAG,

Mesdames et Messieurs les magistrats, les hts fonctionnaires, les universitaires, les professeurs de français, les hommes et femmes d’affaires, les journalistes, les médecins, les artistes, les intellectuels, les éditeurs, les ecclésiastiques, les syndicalistes, les acteurs associatifs,

Bienvenue à l’expo Paris 1900 ! Et bienvenue au 2ème cocktail francophone.

La Francophonie en Bulgarie à des positions anciennes et fortes et profondes. Mais elle s’organise en cercles professionnels, des cercles qui se croisent peu. Aujourd’hui comme il y a un an à la résidence de France, l’idée est de faire se croiser ces cercles.

La Bulgarie, Monsieur le Président, fêtera l’an prochain, en 2013, le 20ème anniversaire de son adhésion à l’Organisation internationale de la Francophonie. Cette adhésion fut, en 1993, votre décision. Ce fut pour votre pays un geste d’ouverture à l’international que l’on mesure mal aujourd’hui tant il nous paraît naturel. Mais à l’époque, pour un pays qui sortait du glacis communiste, c’était un vrai choix de liberté et de souveraineté, qui prolongeait l’adhésion au Conseil de l’Europe l’année précédente.

Je sais, Monsieur le Président, que vous travaillez déjà à marquer ce 20ème anniversaire, à travers le Club politique des Balkans que vous avez fondé et qui réunit les plus grands acteurs de la transition en Europe du sud-est. Je sais aussi que le Président Plevnéliev et le gouvernement s’y préparent. Je ne doute pas que l’Assemblée nationale y participe aussi, sur la lancée du remarquable colloque organisé par M. Tchétin Kazak en mars dernier. Le Groupe des ambassadeurs de la Francophonie se réjouit de ces perspectives, et est désireux d’y contribuer. Et j’espère qu’au-delà des manifestations officielles, les universités et lycées de langue française, présent parmi nous ce soir, seront aussi de la partie, et en feront une fête, comme eux seuls peuvent le faire.

Mais pourquoi le français ?

Parce que le français est une langue comme toutes les autres, et comme toutes les autres il est aimé par ses pratiquants. Parce qu’il mêle les parfums de France, de Belgique, de Suisse, du Québec, de Louisiane, du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, du Liban, du Sénégal, de Madagascar et de bien d’autres horizons.

Mais aussi parce que le français porte en lui des valeurs qui plongent dans l’Histoire. Des valeurs d’intérêt général, d’égalité de droits et de dignité, de droit à être libre et à être soi-même. Le français est à ce titre une pièce maîtresse, avec d’autres bien sûr, mais une pièce importante, de défense de la diversité culturelle et, au-delà, de résistance à la pensée unique.

Le droit à être libre et à être soi-même : vous savez mieux que moi, compte tenu de l’histoire de votre pays, à quel point ce droit est précieux.

L’intérêt général : depuis des années nous avons cru pouvoir nous passer de ce concept, considérant que le seul coudoiement des égoïsmes individuels suffirait à forger les sociétés. Eh bien ça ne marche pas. « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est l’absence de règles qui opprime, c’est la loi qui affranchit » : ces mots de Lacordaire sont plus que jamais d’actualité. Sans les règles et sans leurs gardiens, on a la crise, aujourd’hui globale, et la fraude, petite ou grande.

Et voilà bien le message que porte la Francophonie : celui de l’urgence de réinventer un concept d’intérêt général si nous voulons sortir de la crise financière, si nous voulons construire une Europe fonctionnelle et solidaire, si nous voulons maîtriser le réchauffement climatique, si nous voulons préserver la biodiversité, si nous voulons protéger et encourager la diversité des cultures et des opinions.

Si nous voulons tout cela, alors il nous faut toutes les langues :

• Bonnes fêtes de fin d’année à tous,

• Весели празници на всички вас,

• Yeni Yiliniz Koutlou olsoun,

• Christmas greetings,

• Frohe Feiertage an alle,

• Feliz Navidad a todos,

• Boas Festas a todos,

• Buone Feste a tutti,

• Καλές Γιορτές σε όλους,

• Sarbatori Fericite tuturor."

Interview de l’ambassadeur Autié pour l’agence BGNES accordée dans le cadre de la réception - vidéo et transcription du texte en pièce jointe !

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Jeliou Jelev, ancien président de la République de Bulgarie, et l’ambassadeur Autié.
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Maria Konaktchieva et Ahmed Boutache, ambassadeur d’Algérie en Bulgarie.
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A gauche et au centre : Siméon de Saxe-Cobourg et Ivan Stancioff, ancien ministre des Affaires étrangères.
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L’ancien président Jelev et Gilles Rouet, attaché de coopération universitaire et scientifique de l’ambassade de France.
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De gauche à droite : Lieutenant-colonel Spahiyski et Lieutenant-colonel Loechleiter.
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Siméon Anguelov et Iliana Otchkova
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Au centre : Jean-Jack Cegarra, directeur de l’Institut de la Francophonie pour l’administration et la gestion (IFAG). JPEG
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Plus de photos sur le site Facebook de l’ambassade !

Dernière modification : 18/12/2012

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