Jeudi 05 juin

LE CALENDRIER

TRACTATIONS VISIBLEMENT DIFFICILES ENTRE LES DEUX PARTIS AU POUVOIR

Le conseil national du PSB se réunira la semaine prochaine. Il devrait prendre une position claire sur le calendrier électoral – ce qui pourrait sceller le sort de l’actuel gouvernement, par ailleurs exposé au vote d’une nouvelle motion de censure déposée aujourd’hui par le GERB. En attendant, différentes propositions émergent des deux partis au pouvoir sur la ligne à tenir.
A la suite des constatations faites mardi dernier lors de la réunion extraordinaire du bureau exécutif du PSB, selon lesquelles l’électorat socialiste n’aurait pas le sentiment que le PSB était au pouvoir, il a été notamment décidé de définir clairement de larges zones d’influence du parti. La politique sociale et l’économie pourraient bien être ces domaines pour lesquels des quotas partisans seraient également appliqués. Les militants socialistes ont toutefois précisé qu’en cas de législatives à l’automne, un accord de coalition serait superflu, et qu’un simple plan d’action suffirait.
En outre, le PSB envisage de signer un accord formel de coalition avec le MDL, afin de donner un cadre à la poursuite du mandat de l’actuel gouvernement, annonce l’agence en ligne Mediapool, qui se réfère à des sources proches de la centrale du PSB.
Plusieurs députés socialistes se disent fortement préoccupés par le comportement du président du MDL, Lioutvi Mestan qui, selon eux, aurait profité de la situation difficile dans laquelle se trouve le PSB à l’issue du scrutin du 25 mai dernier pour présenter son propre ordre du jour. M. Mestan a estimé qu’au vu des résultats des élections européennes, il était « impossible » d’envisager que le gouvernement Orecharski termine son mandat. Celui-ci devait donc démissionner « au plus tard en octobre ». M. Mestan, affirmant sa préoccupation d’assurer la stabilité politique du pays, a défini trois possibilités de date pour les élections législatives anticipées, sans toutefois exclure des remaniements ministériels immédiats : en octobre 2015, couplées avec l’élection présidentielle, dès juin 2014, ou en novembre ou décembre prochain. Cette dernière option avait sa préférence. Commentant ces propos, Ianaki Stoïlov, vice-président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, s’est prononcé en faveur d’élections anticipées « dès que possible », c’est-à-dire dans les semaines à venir.
Par ailleurs, le PSB a été désagréablement surpris par la désignation par le MDL du successeur d’Iskra Mikhaïlova, élue eurodéputée grâce au désistement de Delian Peevski, à la tête du ministère de l’environnement et des eaux. Le MDL a annoncé la candidature d’un de ses jeunes cadres, Stanislav Anastassov, sans entretien préalable avec le parti de M. Stanichev. Intervenant devant des journalistes hier, le leader du MDL Lioutvi Mestan a cependant démenti les reproches qui lui sont constamment adressés, concernant de fortes aspirations à des postes haut placés au sein de l’exécutif, et a souligné que son parti n’avait aucune ambition d’élargir ses actuelles positions. Il a aussi précisé que les remaniements ministériels qui seraient effectués dépendraient largement de « l’horizon » de l’activité de l’actuel gouvernement. (Mediapool, Novinite)

LE DISCOURS

POUR LE PRESIDENT PLEVNELIEV, LA BULGARIE DOIT PLEINEMENT JOUER SON ROLE DANS L’EUROPE DE L’« APRES-CRIMEE »

Le président de la République de Bulgarie a participé à Varsovie aux commémorations du 25e anniversaire du début des changements démocratiques en Europe centrale et orientale, organisées sous l’égide de l’OTAN.
M. Plevneliev a condamné la Russie pour l’imposition agressive d’un nouvel ordre fondé sur le droit du plus fort et le non-respect des normes internationales. Il a réitéré son analyse selon laquelle, du point de vue géopolitique, l’Europe est entrée dans la phase de « l’après-Crimée ». Il a admis que de nouvelles sanctions pourraient être infligées au niveau européen si Moscou continuait à déstabiliser des régions entières de l’Ukraine. Il a aussi souligné qu’en pareil cas, la Bulgarie devrait assumer sa pleine responsabilité en tant que membre à part entière de l’Union européenne. « Nous devons aider la Russie à œuvrer en direction du rétablissement de la confiance internationale à son égard, ainsi qu’à respecter les règles du droit international. » a-t-il déclaré.
Le chef de l’Etat bulgare a qualifié d’opportune l’initiative de Barack Obama pour renforcer la coopération euro-atlantique avec les pays d’Europe centrale et orientale dans le contexte de la situation en Ukraine. Pour M. Plevneliev, la Bulgarie se doit d’être active dans le cadre du programme d’un milliard de dollars annoncé par le Président des Etats-Unis et destiné au renforcement de la coopération militaire en Europe de l’Est. Ce programme prévoit le financement d’exercices conjoints des pays de la région et l’élargissement de leurs capacités de défense.
Le Président de la République a également souligné que la Bulgarie était en mesure de remplir conjointement avec la Roumanie et la Turquie ses tâches relatives à la protection de l’espace aérien de la région de la mer Noire. Selon lui, il existait aussi des possibilités d’une mise en place conjointe de projets relatifs à la conception pour une « défense intelligente », de concert avec les autres pays membres de l’OTAN de la région. (Pressa, Mediapool, Troud, 24 Heures)

L’OPINION

SPECULATIONS INFONDEES SUR LE ROLE A VENIR DU PARTI « BULGARIE SANS CENSURE »

Dans un article pour Dnevnik.bg, le blogueur Daniel Smilov évoque les raisons pour lesquelles, selon lui, le dirigeant de Bulgarie sans censure, Nikolaï Barekov, ne devrait pas jouer un rôle déterminant dans la politique bulgare à l’issue des prochaines élections législatives. Il écarte les spéculations en ce sens avec trois arguments :
a) Se livrer à des conjectures sur la nouvelle législature en fonction du seul scrutin européen récent n’est pas correct. Si des législatives se tenaient dans l’immédiat, le GERB et le Bloc réformateur bénéficieraient certainement d’une majorité ; le PSB pour sa part devrait alors assumer le vote-sanction résultant de son échec aux européennes ; le poids relativement important du MDL baisserait. Dans le même temps, le soutien pour le parti de M. Barekov, qui avait plus que d’autres bénéficié du vote contrôlé, serait minimal.
b) Affirmer que BSC est un partenaire potentiel plus attractif que le MDL est également infondé. On voit mal pourquoi une coalition GERB-BSC serait plus probable qu’une coalition GERB-MDL. L’idée selon laquelle M. Barekov serait centriste est elle aussi à débattre : il est vrai qu’il fluctue entre les conservateurs britanniques et les adeptes d’Ataka, mais cela le rend-il centriste ?
c) Même si, en théorie, chaque combinaison à même d’assurer plus de 120 sièges au Parlement est possible et acceptable, une coalition avec BSC impliquerait pour le GERB comme pour le PSB des reniements ou des sacrifices qui rendent ce scénario peu probable.
(Dnevnik.bg)

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Dernière modification : 05/06/2014

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