Jeudi 10 octobre

Élections municipales

Un nouveau sondage place la maire de Sofia en tête des intentions de vote

Selon un sondage sur les élections municipales à Sofia, réalisé par Alpha Research au début d’octobre, la maire actuelle de la capitale bulgare, Yordanka Fandakova, est en tête des intentions de vote avec 36.3%, suivie de près par l’ancienne médiatrice de la République, Maïa Manolova, qui recueille 34.6%. Viennent ensuite les candidats de « Bulgarie démocratique », Borislav Ignatov (10.7%), de l’ORIM, Anguel Djambazki (6.9%), et de l’organisation non-gouvernementale « Sauve Sofia », Boris Bonev.

Quant au scrutin pour les conseillers municipaux, Alpha Research pronostique la présence d’une riche palette de couleurs politiques au sein du parlement communal. Ainsi, plusieurs partis et coalitions devraient obtenir des sièges au conseil municipal, dont le GERB (32.1%), le PSB (21.4%), « Bulgarie démocratique » (15.5%), l’ORIM (6.1%) et cinq autres forces politiques qui recueilleraient entre 2% et 3% chacune. « Sept à neuf listes pourraient composer le futur conseil municipal de Sofia, sans majorité claire, ce qui annonce dès maintenant des temps difficiles pour le maire, et des tests de résistance pour les stratégies politiques et les engagements en termes de gestion des forces politiques qui le soutiennent », conclut Alpha Research. (tous médias)

Politique

Affaire Palfreeman : l’Australie corrige le communiqué de presse du Parquet bulgare

La Bulgarie a mal interprété et mal transmis les propos tenus par le chargé d’affaires australien Jon Phil dans le cadre de ses échanges avec le procureur général Sotir Tsatsarov, a déclaré un porte-parole du ministère australien des Affaires étrangères, cité par des média locaux. Le diplomate n’a jamais dit que son pays était conscient du fait que « tout se passe conformément à la loi bulgare et sans écarts des procédures juridictionnelles », comme l’avait indiqué le centre de presse du Parquet. Au contraire, il a exprimé les craintes de son pays vis-à-vis d’influences extérieures, concernant l’issue de l’affaire de la mise en libération anticipée de son compatriote Jock Palfreeman. Les arguments juridiques de la détention de Palfreeman restent obscurs, a conclu le porte-parole du ministère.

Un peu plus tôt, l’organisation internationale Human Rights Watch, basée à New York, a appelé les autorités bulgares à dire clairement les fondements juridiques justifiant, selon elles, le maintien en détention de Jock Palfreeman. (https://www.hrw.org/news/2019/10/09/bulgaria-despite-court-order-australian-still-detained)

Dans une déclaration rendue publique hier, les trois juges Kalin Kalpaktchiev, Vessislava Ivanova et Violeta Magdalintcheva de la Cour d’appel de Sofia, qui avaient prononcé, le 19 septembre dernier, la mise en liberté anticipée conditionnelle du jeune Australien, se disent tenus moralement, en tant que magistrats, d’informer la société comme suit : « L’acte rendu par la Cour d’appel de Sofia est passée en force de chose jugée et il est susceptible d’exécution immédiate. Le fait que la Cour suprême de cassation doit se prononcer sur une demande, formulée par le procureur général, n’est pas un motif valable pour maintenir Palfreeman dans le centre d’hébergement de la police à Bousmantsi. Toutes spéculations concernant l’exécution de cet acte ne correspondent pas à l’ordre juridique établi », déclarent les trois juges. (tous media)

Des prêtres évangélistes, soupçonnés d’être à l’origine de fausses rumeurs d’enlèvement d’enfants

S’exprimant au sujet de la panique de masse parmi des Roms de plusieurs localités du Sud-Est de la Bulgarie qui ont retiré, lundi dernier, leurs enfants de l’école, en raison de rumeurs selon lesquelles les services sociaux allaient les leur enlever, le vice-premier ministre, Tomislav Dontchev, a pointé du doigt « des facteurs externes, ainsi que des politiciens, des fonctionnaires et des pasteurs évangélistes bulgares » comme source de ces rumeurs. M. Dontchev a mentionné, sans le nommer, un fonctionnaire du service de presse du ministère de la Défense, que des médias ont identifié comme le chef de ce service, Alexandre Ouroumov.

Ce prédicateur évangéliste, adversaire de la Stratégie nationale pour l’enfant et de la Convention d’Istanbul sur la lutte contre les violences faites aux femmes, et ancien agent de la Sécurité d’État et candidat aux élections européennes de l’ORIM, a nié toute implication dans la diffusion des rumeurs. De son côté, le ministre de la Défense, Krassimir Karakatchanov, a souligné que cette affaire serait une « intrigue politique qui vise à semer la discorde entre le GERB et l’ORIM au sein d’un gouvernement ». Enfin, l’organisation des Églises évangéliques unies de Bulgarie a publié une déclaration pour démentir leur participation soupçonnée dans la diffusion des rumeurs, tout en soulignant leur opposition à l’adoption de la Stratégie pour l’enfant. (tous médias)

Balkans

La Bulgarie soutient l’ouverture de négociations d’adhésion avec la Macédoine du Nord et l’Albanie sous condition de respect des relations de bon voisinage

Au Conseil « Affaires générales » et au Conseil européen (respectivement, les 15 et 17 octobre prochain), la Bulgarie votera en faveur du lancement de négociations d’adhésion à l’UE avec la République de Macédoine du Nord et la République d’Albanie, mais veillera au respect des relations de bon voisinage. C’est ce qui ressort de la position-cadre relative à la perspective européenne de ces deux pays, adoptée hier par le Conseil des ministres, à l’initiative de la ministre des Affaires étrangères Ekaterina Zaharieva. Ce document énumère les conditions auxquelles la Bulgarie reste attachée, et qu’elle suivra de près tout au long du processus d’adhésion. Concernant la Macédoine du Nord, il s’agit notamment d’objectifs intermédiaires et finaux : atteindre des progrès réels dans les travaux de la commission conjointe de suppression des dissensions historiques ; harmoniser les manuels d’histoire, de géographie et de littérature ; supprimer les contenus antibulgares des discours des personnes officielles, des monuments et des plaques commémoratives ; dissuader les prétentions, sous quelque forme qu’elles se présentent, de reconnaissance d’une minorité macédonienne sur le territoire bulgare ; poursuivre les auteurs et réhabiliter les victimes des répressions commises contre les personnes revendiquant leur identité bulgare. Ces conditions doivent être remplies avant la fixation d’une date pour la première conférence intergouvernementale des États membres. Il est en outre souligné qu’aucune signature d’acte, rédigé dans le cadre du processus d’adhésion dans la langue officielle de la République de Macédoine du Nord, ne saurait être interprétée comme une reconnaissance, par la partie bulgare, d’une prétendue « langue macédonienne ».

Concernant la République d’Albanie, la position-cadre souligne qu’un véritable progrès doit être atteint dans les démarches ultérieures visant à pérenniser le respect des droits de la minorité nationale bulgare dans ce pays. Il s’agit, entre autres, de mettre en place des garanties maximales d’apprentissage de la langue bulgare en tant que langue maternelle dans les régions traditionnellement peuplées par des Bulgares.

L’Assemblée nationale a adopté à son tour, ce matin, une déclaration en appui de la position-cadre gouvernementale. (tous media)

Économie

La Bulgarie se place en 49ème position en termes de compétitivité dans le monde

Le dernier classement du Forum économique mondial sur la compétitivité positionne la Bulgarie à la 49ème place en termes de compétitivité parmi 141 pays du monde, soit une amélioration de deux places par rapport à l’année dernière. La Bulgarie enregistre ses meilleurs scores dans les domaines des technologies de l’information et de la communication (30ème place), du marché du travail (40), de la stabilité macroéconomique (43), des innovations (48) et de l’infrastructure et des compétences (56). Le secteur des institutions enregistre l’amélioration la plus importante, en passant de la 70ème à la 57ème place, notamment grâce au « capital social » qui mesure « la force des relations au sein de la société, la participation civique et les normes sociales », explique Capital.

La presse note cependant que le score de la Bulgarie reste faible en ce qui concerne plusieurs indices : protection de la propriété intellectuelle (101ème place), droit de propriété (105), prêts défaillants (110), lutte contre le crime organisé (111) et facilité à recruter des employés qualifiés (116). (tous médias)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
© Tous droits de diffusion et de reproduction de cette revue de presse sont réservés à l’Ambassade de France en Bulgarie.

Dernière modification : 10/10/2019

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