Jeudi 16 octobre

L’ACTUALITE

LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE CONVOQUE LA NOUVELLE LEGISLATURE LE 27 OCTOBRE PROCHAIN

La 43e Assemblée nationale se réunira lundi 27 octobre, à 14 heures, a annoncé le président de la République Rossen Plevneliev à l’issue de ses consultations avec les représentants des huit forces politiques qui formeront la nouvelle législature.
« Pour moi, c’est la bonne date. Il y a beaucoup de choses à faire pendant les deux premiers jours. Je prévois suffisamment de temps, mais pas trop, pour que tout soit fait », a-t-il ajouté en commentaire des critiques de certains hommes politiques qui lui reprochaient de trop repousser la convocation du parlement. La proposition du PSB, d’ABC et d’Ataka aurait été que la date soit 22 octobre.
Après la constitution de l’assemblée, le président va tenir des consultations avec chaque parti et, à la fin, il remettra un mandat au plus grand groupe parlementaire, notamment celui du GERB, en vue de la formation d’un gouvernement. Les attentes sont que le GERB, qui aura terminé ce samedi ses négociations avec les autres formations, arrive à former un gouvernement de coalition d’ici l’ouverture du parlement, note Capital Daily.
Le chef de l’Etat a également examiné avec les futurs parlementaires les priorités immédiates qui attendent la nouvelle Assemblée, à savoir : adoption du collectif budgétaire 2014, adoption de la loi de finances 2015, règlement de l’affaire KTB, transpositions de certaines directives européennes (11 projets de loi hérités de la législature précédente), prise de mesures urgentes dans le secteur de l’énergie. Le président Plevneliev a appelé les hommes politiques à faire adopter par le parlement une déclaration de priorités garantissant un large soutien politique aux réformes. « On ne peut plus reporter les réformes. Je pense que le consensus règne sur ce point », a-t-il souligné.
Sega considère que le pays court un vrai risque de demeurer encore longtemps, au moins jusqu’à la mi-novembre, sans gouvernement et sans un parlement qui fonctionne. Dans le meilleur des cas, prévoit ce journal, on pourrait avoir un gouvernement le 12 novembre prochain. (tous journaux)

LA NEGOCIATION

LES REFORMATEURS ET LE GERB : UNE RENCONTRE EN QUEUE DE POISSON

Hier, comme convenu, le GERB a tenu des négociations avec le Bloc réformateur, pressenti par beaucoup de médias comme son allié naturel dans un futur gouvernement de coalition. Du côté du Bloc, l’entretien a été mené par Peter Moskov (Démocrates pour une Bulgarie forte), Korman Ismaïlov (Parti populaire Liberté et dignité), Traïtcho Traïkov (membre du conseil citoyen auprès du Bloc) et Dimiter Tanev (Mouvement Bulgarie aux citoyens).
Un gouvernement de coalition entre le GERB et le Bloc réformateur est impossible pour l’instant, concluent Pressa et Mediapool de ces sept heures d’entretiens. Les réformateurs ont abordé les négociations avec une plateforme de quatre points, affichée comme un préalable à toute entente ultérieure sur le contenu et le calendrier des politiques à mener. Les réformateurs exigent en premier lieu « le « démantèlement du modèle d’interpénétration entre pouvoirs politique, économique, judiciaire et médiatique, connu par l’opinion comme la question ‘Qui ?’ (NDR : allusion aux protestations dirigées l’an dernier contre le gouvernement Orecharski) ». Ils considèrent comme vecteurs de cette « tumeur » (sic) les partis ayant formé la majorité durant la précédente législature (PSB, MDL, Ataka), mais aussi la nouvelle coalition Bulgarie sans censure, et demandent que ces formations soient écartés du pouvoir dans la 43e Assemblée nationale.
Le deuxième point de la plateforme porte sur le système judiciaire. Les réformateurs demandent le « rétablissement de la légalité par une réforme radicale de la juridiction et du parquet ».
Le troisième point appelle à une participation active de la Bulgarie à l’UE et à l’OTAN et à un réexamen des relations avec la Russie et des grands projets énergétiques à la lumière des intérêts nationaux bulgares. Le quatrième met en garde contre les manifestations de démagogie nationaliste, la xénophobie, le racisme, le fondamentalisme religieux et le non-respect des droits de l’homme. Sega y voit une opposition de la part des réformateurs à l’entrée éventuelle dans la coalition gouvernementale du Front patriotique et au soutien déjà déclaré du MDL.
Les négociatrices du GERB n’ont pas caché leur déception face aux conditions ainsi posées dans lesquelles elles ont vu des tentatives de leur « tordre le bras ». Elles ont souligné en outre l’absence de garanties juridiques de l’unicité du Bloc, composé de cinq partis indépendants. Cette dernière remarque a été provoquée notamment par la déclaration de Korman Ismaïlov, selon laquelle son parti signerait avec réserve un accord de coalition auquel participerait le Front patriotique.
« Nous avons proposé d’interrompre aujourd’hui les négociations parce que nous sommes confrontés à des questions très sérieuses, notamment à quelle entité politique nous parlons et quelles sont les garanties qu’un prochain gouvernement, auquel participerait le Bloc réformateur, ne va pas se trouver miné par des problèmes incessants », a indiqué Roumiana Batchvarova, l’une des négociatrices du GERB.
Peter Moskov, du Bloc, ne partage pas ce pessimisme. Selon lui, sa coalition est dûment représentée par le conseil des cinq chefs de partis et, en outre, elle a atteint avec le GERB une conformité des vues sur 90% des priorités débattues. Quant au premier ministre du nouveau gouvernement, celui-ci doit être désigné par la force parlementaire la plus nombreuse.
Les pourparlers peuvent reprendre si une volonté claire est manifestée par le Bloc. De son côté, le leader du GERB Boïko Borissov a écrit sur sa page Facebook : « Je suis un homme de dialogue et malgré les offenses tendancieuses de la part des réformateurs et de leurs médias satellites, je suis prêt à poursuivre les entretiens s’ils arrivent à s’organiser, à se mettre à parler d’un gouvernement réel et à arrêter leur propagande postélectorale ». (tous journaux, mediapool.bg)

LA REBUFFADE

BRUXELLES RETOQUE LE PROJET DE PROGRAMME DE DEVELOPPEMENT RURAL 2014-2020

La Bulgarie doit revoir son projet de programme de développement rural pendant la période 2014-2020 pour tenir compte de 426 remarques critiques formulées dans un document de 112 pages par la Commission européenne. L’exécutif européen reproche à la Bulgarie la non-conformité de son programme de développement rural avec les objectifs définis dans le projet d’accord de partenariat que Sofia doit conclure avec l’Union européenne au titre de l’affectation des fonds européens qui lui seront octroyés pour la période de programmation 2014-2020. Le nouveau programme ne repose pas sur l’évaluation de l’impact écologique et des forces et faiblesses de l’ancien programme (2007-2013). L’utilité de plusieurs des nouvelles mesures proposées par Sofia n’est pas non plus analysée. La commission insiste pour que la Bulgarie priorise les mesures en matière d’emploi dans les régions rurales et lui recommande d’améliorer son dispositif de passation de marchés publics.
Ce projet de programme, précise Troud, a été envoyé à Bruxelles le 2 juillet dernier par l’ancien ministre de l’agriculture, Dimitar Grékov. Selon l’expertise de Vassil Groudev, actuel ministre de l’agriculture par intérim, il faudrait rédiger un nouveau programme. Toutefois, il ne pourrait pas se permettre de remettre l’ouvrage sur le métier en sa qualité de ministre car cela signifierait « une année de plus sans fonds européens » pour les agriculteurs bulgares. Le ministère s’engage à faire parvenir à la Commission une nouvelle version revue d’ici le 27 novembre.
Quoi qu’il en soit, l’engagement des fonds européens est subordonné à la conclusion de l’accord de partenariat. Troud rappelle qu’aucun des nouveaux programmes opérationnels bulgare n’a été validé par la Commission européenne à ce jour. (Troud)

Word - 191.8 ko
(Word - 191.8 ko)

Dernière modification : 16/10/2014

Haut de page