Jeudi 29 novembre

Politique

Le budget 2019 de la sécurité sociale passée au parlement

Le parlement a adopté hier en seconde lecture le budget 2019 de la sécurité sociale. Des échanges violents ont de nouveau dressé, l’une contre l’autre, opposition et majorité. « Les débats longs et, à certains moments enflammés, montrent que la question des pensions est une question politique de tout premier ordre. Et c’est tout à fait compréhensible, quand on sait que 2,8 millions de Bulgares actifs cotisent au système et que 2,1 millions de personnes n’ont d’autre revenu que la pension », a indiqué le ministre du travail et de la politique sociale Bisser Petkov. Le ministre a aussi souligné que le budget 2019 présente une qualité incontestable : les recettes de la sécurité sociale augmenteront de 15% et couvriront 75% des paiements sociaux, ce dernier taux ayant été inférieur à 50% il y a trois ans. Finalement, les députés ont inscrit dans le budget une indexation de 5,7% des pensions de retraite (386,27 de leva de pension moyenne), une pension minimum de 219,43 leva (à partir du 1er juillet), un nouveau plafond de 1 200 leva limitant les pensions maximales.

Sous la pression des mères d’enfants handicapés, les députés inscrirons aujourd’hui un transfert de 71,5 millions de leva du budget de l’administration centrale à celui du ministère du travail et de la politique sociale. Cet amendement de dernière heure a été proposé par le premier ministre Borissov à l’issue, hier soir, d’une rencontre avec des représentantes des mères. Celles-ci ayant exprimé leurs craintes que les fonds prévus pour les assistants personnels ne figurent pas dans le budget, M. Borissov les a assurées qu’elles recevraient les 150 millions promis par le gouvernement : « Les députés m’ont énervé aujourd’hui parce qu’ils avaient séparé en deux l’argent prévu pour les enfants handicapés. Et un problème qu’on considérait résolu, a dû de nouveau être discuté pour expliquer que l’engagement que nous avons pris sera tenu », a commenté le premier ministre. (tous media)

Les socialistes européens demandent une enquête sur la vente de passeports

Des membres de haut niveau du groupe des Socialistes et Démocrates au Parlement européen (PE) demandent au PE et à la Commission européenne d’examiner les allégations de vente illégale de passeports bulgares et, le cas échéant, de prendre des mesures, si celles-ci sont prouvées. Selon eux, cette question a un impact sur l’UE car l’octroi de la nationalité bulgare donne le droit de voyager sans entraves et de travailler dans la Communauté. Dnevnik rappelle que cette demande intervient presque un mois après l’arrestation du président et du secrétaire général de l’Agence d’État pour les Bulgares à l’étranger pour corruption et trafic d’influence. Après les arrestations, Katya Matéva, ex-directrice du Département de la citoyenneté bulgare au ministère de la Justice, a annoncé qu’il existait des preuves que l’ORIM et son leader, le vice-premier ministre Krassimir Karakatchanov, vivent de la vente de la nationalité bulgare. (Dnevnik)

Manifestations des mineurs

Des centaines de mineurs sont descendus dans la rue hier à Radnévo (Sud-est) pour demander au gouvernement de garantir la stabilisation et le futur développement du complexe thermoélectrique de « Maritsa-est ». Les protestations ont été déclenchées par les difficultés du complexe à faire face à la hausse des prix des quotas d’émissions de CO2 et des inquiétudes des mineurs quant à l’avenir de leurs emplois. La ministre de l’Énergie, Téménoujka Petkova, s’est déplacée à Radnévo et a expliqué aux manifestants que le complexe était d’importance stratégique pour le pays, que le gouvernement travaillait pour une dérogation aux règles européennes sur les émissions pour le complexe et qu’il n’allait pas y avoir de licenciements. Plus tard dans la journée, le premier ministre, Boïko Borissov, a reçu des représentants des syndicats, des employeurs, du business et des grands consommateurs d’énergie pour discuter du problème. Les mineurs continuent aujourd’hui à manifester à Sofia. (24 Heures, Sega, Dnevnik).

Justice

« La justice nous est chère »

Une analyse comparée du budget de la justice bulgare, par rapport à celui des autres Etats membres de l’UE, réalisée par l’ « Institut de l’économie de marché », indique qu’en 2016, les fonds pour le système judiciaire représentaient 0,56% du PIB ce qui mettait la Bulgarie à la première place en Europe d’après ce critère. La masse salariale représentait 80% de ce budget, 3% étaient réservés aux services électroniques et 8% à l’entretien des immeubles. En 2018, les 43,5% (9,4 millions de leva) d’économies réalisées par le Conseil supérieur de la magistrature sur son propre budget seront répartis à titre de rémunération supplémentaire. (Sega)

Défense

100 millions d’euros pour la réparation d’avions militaires

« Le gouvernement donne près de 200 millions de léva pour des avions de chasse soviétiques » est le titre de Capital sur l’adoption hier par le Conseil des ministres du cadre financier sur la rénovation des avions MiG-29 et Su-25. 97,5 millions de léva (49,8 millions d’euros) seront ainsi destinés à la rénovation de huit avions MiG-29 par la compagnie russe « RSK MiG » qui devrait être finalisée d’ici fin 2020. 99 millions de léva (50,6 millions d’euros), soit le double de la valeur qui avait été initialement prévue, sera destiné à la réparation des avions Su-25 par l’entreprise biélorusse OAO-558. Capital note que les finances destinées à l’acquisition d’avions de combats modernes de l’OTAN ne figurent plus dans le budget de 2019 et n’apparaissent que dans le cadre macroéconomique pour 2020. (Capital)

Europe

« Le nouveau nationalisme en Europe, une rébellion contre les règles communes »

Sous ce titre, Sega publie une analyse de la journaliste Adelina Marini. « Le cadre juridique de l’UE gêne Orban, May, voire Borissov, qui voudraient imposer leurs propres méthodes. Et le paradoxe européen est que leurs familles politiques les laissent faire », y écrit-elle. (Sega)

International

Le Conseil de sécurité auprès du Conseil des ministres sur le conflit Ukraine-Russie

Le Conseil de sécurité auprès du Conseil des ministres, présidé par le PM Borissov, a adopté hier une position sur le conflit russo-ukrainien en mer d’Azov. Indiquant que l’interception des navires ukrainiens et de leurs équipages, ainsi que les blessures occasionnées aux militaires ukrainiens ont conduit à une montée dangereuse de la tension, le Conseil estime que ces actions de la part de la Fédération de Russie sont inacceptables et qu’« il est dans l’intérêt de tous que la Fédération de Russie et l’Ukraine fassent preuve de retenue et que la tension soit surmontée par le dialogue. » La Bulgarie appelle les autorités russes à libérer immédiatement les vaisseaux interceptés et leurs équipages et à respecter « la liberté de passage à travers le détroit de Kertch conformément aux engagements assumés par la partie russe aux termes du droit international ».

Sur les réseaux sociaux :

Kornelia Ninova, députée PSB : « Les gouvernants se trouvent devant un paradoxe : le ‘budget le plus social depuis dix ans’, selon leur expression, a provoqué des révoltes sociales et a fait sortir dans les rues des citoyens qui demandent des revenus, des pensions, des aides pour les mères, les familles, les enfants. L’étiquette ‘budget social’ colle-t-elle bien à ce sentiment de malaise ? »

Dernière modification : 11/12/2018

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