Jeudi 6 août

Au cours du mois d’août, cette revue de presse paraîtra une fois par semaine. Nous vous souhaitons un bel été, et de bonnes vacances !

Coronavirus

Bilan

• Nombre de personnes contaminées : 12 717 (+ 303 en 24h)
• Nombre de guérisons : 7 154 (+ 190 en 24h)
• Nombre de décès : 424 (+ 9 en 24h)

Malgré l’augmentation du nombre de personnes contaminées en Bulgarie, les autorités ont annoncé qu’aucun durcissement des mesures n’est prévu à cette étape. Le ministre de la santé, Kostadin Anguelov a assuré que les hôpitaux disposent de la capacité opérationnelle nécessaire pour accueillir de nouveaux patients, ainsi que de l’équipement médical de protection requis.

Sur ordre du premier ministre, Boiko Borisov et suite aux consultations entre le ministre du sport et le ministre de la santé, l’accès du publique aux événements sportifs en plein air a été autorisé. Il est dorénavant permis d’organiser des événements sportifs à condition qu’ils remplissent 50 % de leur capacité.

Politique

Le PM Borissov évoque sa propre démission

Depuis le 9 juillet, des manifestations antigouvernementales se déroulent à Sofia et dans les grandes villes bulgares, mais aussi à l’étranger. Dimanche dernier, des expatriés bulgares ont protesté dans 25 villes situées dans 12 pays (Allemagne, Autriche, Chypre, France, Grande-Bretagne, Norvège, République tchèque, Australie, Etats-Unis…), appelant à la démission du gouvernement et du procureur général, au démantèlement du modèle clientéliste de gouvernance, à la réforme de la justice et à l’introduction d’un vote électronique.

A Sofia et à Varna, des camps de tentes ont bloqué des carrefours importants en centre-ville et perturbé fortement les transports en commun. Depuis mardi, cinq personnes protestent sur la voie publique par des grèves de la faim. Des manifestants ont paralysé le trafic sur les autoroutes Trakia (près de Stara Zagora), Maritsa (aux environs du poste-frontière Kapitan-Andreevo sur la frontière bulgaro-turque) et Strouma (près de Blagoevgrad, en direction de la Grèce). Des mères d’enfants handicapés, réunis autour de l’initiative « Le système nous tue », ont manifesté devant le domicile du premier ministre Borissov à Bankia (Sofia).

Sur ce fonds de protestations, mercredi le GERB a réuni à une conférence nationale à Sofia quelques 4 000 délégués, dont la direction de ce parti, des eurodéputés, ministres et partenaires politiques. Devant ses sympathisants et soutiens, Boïko Borissov, leader du GERB et chef du gouvernement de coalition, a rappelé les résultats tangibles de son gouvernement (autoroutes, métro, stabilité financière, salaires en hausse, adhésion au mécanisme ERM II…). Déclarant qu’il était lui-même, prêt à démissionner à tout moment, il a souligné que les options possibles, dont celle de sa propre démission et le maintien d’un gouvernement dans le format actuel, seraient examinées avec les partenaires de coalition. « Le GERB reste la première force politique dans le pays et n’a pas peur d’élections », a souligné M. Borissov.

La conférence nationale du GERB s’est également inquiétée des violences dont ont été victimes certains manifestants (certes qualifiés par la suite de provocateurs) et journalistes, dont Polina Paounova de Svobodna Evropa.

Sur Nova TV, le vice-premier ministre Tomislav Dontchev a évoqué une démission du gouvernement à la fin de septembre afin de permettre l’émission d’un nouvel emprunt et l’aménagement des mesures sociales Covid 19, exprimant même un point de vue personnel : « Le plus raisonnable serait de démissionner tout de suite afin de faire tomber la pression et de calmer la société. La présence de manifestations dans tout le pays montre qu’il y a quelque chose qui n’a pas été fait comme il faut par le gouvernement ». La décision serait toutefois prise, selon lui, ensemble avec les partenaires de coalition (« dont la position diffère de celle du GERB »). (tous media)

Nouvelle étude d’Alpha Research sur les intentions de vote et le soutien ou la désapprobation à l’égard du procureur général et le premier ministre

Un peu plus de 60 % des bulgares soutiennent les protestations dans le pays, selon la dernière étude d’Alpha Research réalisée dans la période entre le 23-30 juillet parmi 1017 personnes. Plus que la moitié des bulgares donne une mauvaise évaluation du travail du cabinet et du premier ministre en particulier (49.3%) et n’approuve pas non plus les actions du procureur général (56.5%). Selon environ 43 % des bulgares, les opérations du Parquet lui servent d’une campagne publicitaire tandis que 31 % entrevoient des motivations politiques. Un plus grand nombre de personnes pense que la démission du procureur général permettra de résoudre la crise politique plus rapidement que si n’obtenait que la démission du gouvernement. Selon 50.3 % des interrogés Delyan Peevski et Ahmed Dogan exercent une influence sur les décisions du Parquet, tandis que 44.4 % estiment que ces deux derniers ont un contrôle sur le premier ministre aussi. Parmi ceux qui soutiennent les manifestations, presque 37 % se prononcent en faveur des élections anticipées.

En ce qui concerne les intentions de vote : la confiance dans le parti en pouvoir, GERB ainsi que dans son opposition parlementaire, le PSB a significativement baissé, tandis que la Bulgarie démocratique fait son retour sur la scène politique et bénéficie d’un soutien électoral plus important. Si les élections avaient lieu maintenant, la coalition serait entrée comme la quatrième force politique au Parlement, passant même avant le MDL. A la troisième position se range le parti « Il y a un tel peuple » de l’animateur Slavi Trifonov qui d’après les experts, gagne le vote de la jeunesse, soit le vote de protestation. Selon les prévisions, si les élections se déroulaient maintenant, on pourrait s’attendre à un Parlement fragmenté avec six ou sept partis politiques le constituant, dont le GERB, PSB, Il y a un tel peuple, Bulgarie démocratique, MDL, Lève-toi.bg et probablement les Patriotes unis. (Dnevnik)

Justice

Un ancien ministre du gouvernement Stanichev condamné pour carence

L’ancien ministre de l’économie et de l’énergie Roumen Ovtcharov (2005-2007) a été condamné en première instance à une peine de deux ans de privation de liberté pour carence volontaire qui a mené à la faillite, en 2019, des mines de Bobov Dol. Selon les juges, M. Ovtcharov, manquant à ses responsabilités, n’a pas exercé de contrôle sur l’activité du directeur exécutif des mines, lui aussi condamné. Ancien leader du PSB à Sofia et grand ténor des socialistes, Roumen Ovtcharov devrait également réparer les dommages qu’il a occasionnés à cette entreprise publique, établis à 16 millions de leva par le Tribunal pénal spécialisé. Le procès contre l’ancien ministre a été ouvert en mai 2019, soit dix ans après le lancement des poursuites par le Parquet. (tous media)

Dernière modification : 06/08/2020

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