Jeudi 7 octobre

Politique

« Bulgarie démocratique » accorde son soutien au candidat Lozan Panov

La coalition « Bulgarie démocratique », regroupant le Mouvement vert, les Démocrates pour une Bulgarie forte et « Oui, Bulgarie », soutiendra officiellement la candidature de Lozan Panov et Maria Kassimova à la présidence et à la vice-présidence de la République. Dans un communiqué, publié hier, la coalition déclare qu’en la personne du président de la Cour suprême de cassation, Lozan Panov, « la communauté démocratique en Bulgarie voit son candidat naturel, porteur de la tradition authentique de la lutte pour la démocratie et l’Etat de droit à un moment où nous assistons à nouveau à des tentatives de substitution ». La candidature à l’élection présidentielle de Panov-Kassimova a été enregistrée comme indépendante, portée par un comité d’initiative. (tous media)

Investigation

Delian Peevski convoqué à la DANS pour fournir des explications

L’ancien député MDL Delian Peevski, qui n’était pas apparu en public depuis des mois, s’est rendu à l’Agence d’Etat pour la sécurité nationale (DANS), à la suite d’une convocation, en vue de s’expliquer suite aux révélations des Pandora Papers. Son nom est cité comme homme politique bulgare, propriétaire de trois sociétés offshore. Ces sociétés ne figurant pas dans ses déclarations fiscales ou de patrimoine, l’Agence nationale des recettes et la Commission de lutte contre la corruption ont également ouvert des enquêtes.

Par ailleurs, le site bird.bg, partenaire bulgare dans l’investigation journalistique internationale Pandora Papers, a signalé que le nom de la mère de D. Peevski, Irena Krasteva, apparaît dans les fichiers Pandora comme propriétaire de deux sociétés enregistrées dans les Iles Vierges britanniques. Ces sociétés ont été créées en 2009, à la suite d’une demande adressée par I. Krasteva à la filiale suisse de Royal Bank of Scotland (RBS). Comme motif de création, elle a indiqué « tenir un compte auprès de RBS SA, Zurich ». Il n’y a pas d’information sur les éventuelles disponibilités sur ces comptes. (tous media)

Energie

A partir du 1er novembre prochain, plus de 200 000 entreprises bénéficieraient d’une remise sur le prix de l’électricité

La Commission de régulation de l’énergie et de l’eau (KEVR) propose des modifications à la formule de détermination du prix de l’électricité du fournisseur dit « de dernier recours », afin que les entreprises, qui reçoivent de l’électricité auprès de tels fournisseurs, bénéficient d’un allègement de 15 à 30 leva sur le prix de l’électricité.

Depuis le 1er juillet 2021, à la suite de la libéralisation du marché, tous les consommateurs, à l’exception des ménages, sont censés conclure des contrats avec des commerçants qui achètent l’électricité en bourse et la leur revendent. Afin d’inciter la conclusion de tels contrats dans les meilleurs délais KEVR avait mis en place la mesure dite « fournisseur de dernier recours », qui vend l’énergie à des prix plus élevés que ceux du marché. Selon le ministère de l’Energie, la formule modifiée, qui ne serait applicable que durant trois mois, concernerait 256 000 entreprises au total, qui achètent actuellement leur électricité à un prix plus élevé, soit 41 % de l’ensemble des opérateurs achetant de l’énergie sur le marché libre. Dans le même temps, une campagne de sensibilisation serait menée pour encourager les entreprises à conclure des contrats avec des fournisseurs réguliers d’électricité.

Concernant les ménages, les analyses à ce jour de KEVR montrent que le coût de l’électricité et du chauffage augmenteraient, à partir du 1er janvier prochain, d’au moins 20 à 30%. Cette prévision repose sur « des calculs initiaux approximatifs », a expliqué sur BNR Plamen Mladenovski, directeur au sein du KEVR. Selon lui, le régulateur dispose d’outils susceptibles de retenir l’augmentation à des niveaux acceptables. (tous media)

Europe

Le président Radev au Sommet de l’UE sur les Balkans occidentaux

A Brdo, en Slovénie, lors du sommet UE-Balkans occidentaux, le président de la République Roumen Radev a rencontré, à leur invitation, la chancelière Merkel, le président Macron, la présidente de la Commission Ursula von der Leyen et le premier ministre de Macédoine du Nord, Zoran Zaev. Selon la position exprimée par le chef de l’Etat, Sofia ne débloquerait les négociations d’adhésion de Skopje à l’UE que lorsque les personnes s’identifiant comme des Bulgares en Macédoine du Nord, commenceront à s’y sentir en sécurité. En Slovénie, M. Radev a comparé le traitement réservé aux personnes d’identité bulgare en Macédoine du Nord, dont 120 000 détenteurs de la nationalité bulgare, à l’assimilation forcée de la minorité turcophone en Bulgarie dans les années 1980.

« La clé du ‘oui’ bulgare [à l’ouverture de négociations d’adhésion] réside dans la mise en œuvre de la lettre et de l’esprit du traité de bon voisinage de 2017 », a indiqué à la presse M. Radev. « Cela signifie que : (i) les Bulgares soient inscrits au nombre des nationalités énumérées dans la Constitution de Macédoine du Nord comme constituant l’Etat macédonien ; (ii) que les Bulgares soient correctement recensés en tant que nationalité et en tant que nombre » lors du recensement national en cours en Macédoine du Nord ; et (iii) que Skopje reconnaisse la vérité historique dans ses relations avec la Bulgarie ». (tous media)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 07/10/2021

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