Jeudi 9 novembre

Politique

Les groupes parlementaires du PSB et du MDL se sont mis d’accord d’introduire ensemble une motion de censure. Le thème initialement retenu par les socialistes, la corruption, pourrait être concrétisé dans un seul secteur, par exemple sécurité nationale et défense, politique démographique ou santé. La motion sera déposée après la seconde lecture de la loi de finances qui a lieu habituellement durant la première moitié de décembre. La prochaine semaine, les deux partis inviteront à un entretien le groupe parlementaire de Volonté de M. Marechki. Toutefois, même avec les 13 voix de celui-ci, il ne pourront réunir que 118 voix au total qui seront insuffisantes pour renverser le gouvernement. (tous médias)

Interview de Velislava Krasteva, députée MDL : « Le MDL estime que le pouvoir doit être reformaté, qu’il faut démonter les nationalistes de leur position dans le gouvernement. Nous avons déclaré, tout de suite après les élections législatives, notre volonté de soutenir un gouvernement minoritaire du GERB et nous pensons que la motion de censure est l’outil indispensable pour les ajustements au gouvernement ». (Standart)

Le GuERB demande la démission d’Ivo Hristov, député du PSB, qui a soutenu la thèse de la porte-parole du ministère des affaires étrangères russe, Maria Zaharova, selon laquelle l’Armée soviétique avait contribué à ce que 50 000 juifs ne soient pas déportés, tout en ajoutant que 80% des Bulgares étaient "débiles" et ne pouvaient même pas signer. (tous médias)

Justice

Sotir Tsatsarov, procureur général, a demandé hier lors de la réunion du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), une importante augmentation du nombre des procureurs au parquet spécialisé et au parquet d’appel spécialisé à cause des affaires de corruption aux plus hauts échelons du pouvoir, qui relèvent dorénavant de la compétence de ces instances spécialisées. (tous médias)

Économie

La banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD) a revu à la hausse ses attentes concernant l’économie bulgare : une croissance de 3,5% du PIB en 2017 et une croissance économique jusqu’à 3,2% en 2018. (Capital Daily)

Plus de 135 compagnies, employant 35 000 salariés, relèvent du secteur automobile en Bulgarie. Plus de 80 sites dans le pays fabriquent des composants automobiles. Huit sur dix automobiles fabriquées en Europe sont équipées avec des pièces bulgares. L’ordinateur de bord du véhicule du président français Emmanuel Macron a été fabriqué en Bulgarie pour Johnson Controls, aujourd’hui Vistéon, souligne l’ancien président de la République (2012-2017) Rossen Plevneliev dans une longue interview sur le développement de l’industrie automobile en Bulgarie, accordée à 24 Tchassa. Elu hier membre d’honneur du Conseil d’administration du Cluster automobile Bulgarie, il œuvrera pour attirer en Bulgarie un grand constructeur mondial. « Mais nous sommes encore loin, nous ne sommes pas encore prêts. Il nous faut travailler encore beaucoup pour attirer un assembleur final d’une marque automobile mondiale », indique M. Plevneliev. (24 Tchassa)

D’après un amendement proposée par la Commission européenne à la directive 2009/73/CE, appelée la directive du gaz, les principes de la législation européenne en matière d’énergie, notamment l’accès garanti pour les pays tiers, la régulation des tarifs, la séparation entre propriétaire et opérateur et la transparence de l’activité économique, seront applicables à tous les gazoducs qui importent jusqu’aux frontières de l’Union ou qui exportent au-delà du territoire européen du gaz naturel. S’il est approuvé, cet amendement portera sur tous les nouveaux projets, y compris ceux reliant directement la Russie à la frontière maritime bulgare, indique le communiqué de la Commission. (Capital Daily)

Balkans

Selon des sources diplomatiques grecques, citées par la presse locale, la Macédoine ralliera l’OTAN en juillet 2018. Il existe un plan clair de règlement du litige sur le nom de l’Etat macédonien, opposant depuis des années les deux pays. Skopje s’engage également à démolir une partie des monuments érigés dans le cadre du projet « Skopje 2014 » par le gouvernement de Nikola Gruevski. (Standart)

Les autorités macédoniennes sont prêtes à des compromis historiques pour maintenir le progrès réalisé dans les relations avec la Bulgarie et la Grèce, déclare le premier ministre Zoran Zaev dans une interview sur la radio monténégrine Antena M. Ainsi par exemple, l’expression « occupant fasciste bulgare » dans les manuels sera remplacée par « occupant fasciste » et l’appellation « Macédoine égéenne » par « Grèce du Nord ». (24 Tchassa)

Europe

Hier à Bruxelles, les membres du gouvernement bulgare ont eu une réunion conjointe avec ceux de la Commission européenne. A l’issue de cette réunion, Jean-Claude Juncker a déclaré que le prochain rapport au titre du MCB serait très positif pour la Bulgarie et qu’il soutenait l’adhésion la plus rapide possible de la Bulgarie et de la Roumanie à Schengen. Il a salué le fait que la Bulgarie se comporte comme un pays fondateur de l’UE et que ses positions sont plus européennes que celles d’autres membres plus anciens. (tous médias)

Boïko Borissov a déclaré que « la défense européenne commune et la coopération en matière de réarmement entre les Etats membres de l’UE seront au centre de la présidence bulgare du Conseil de l’UE ». Selon M. Borissov, il faudrait « procéder pendant cette présidence à une revue des armements et des moyens techniques dont dispose l’Europe, de la localisation de ses ennemis potentiels afin de définir la situation des premières lignes de défense devant être renforcées ». (tous médias)

Les relations entre l’UE et la Turquie et la réforme du mécanisme de Dublin seront parmi les thèmes les plus importants de la présidence bulgare de l’UE. « La Turquie étant le voisin le plus important de l’UE, nos relations doivent être bonnes », a souligné le premier ministre bulgare. Concernant les réfugiés, il a précisé que la Bulgarie devra, en tant que président de l’UE, contribuer à la prise d’une décision commune relative à la relocalisation des réfugiés, à la participation de tous les Etats membres dans cette politique et aux mesures à prendre à l’égard des Etats qui refusent d’accueillir des réfugiés sur leur territoire. (tous médias)

« Nous avons la chance historique que les pays des Balkans prennent la place du Royaume-Uni après sa sortie de l’UE », a déclaré M. Borissov parlant de la priorité de la présidence bulgare du Conseil de l’UE relative « à la perspective claire que doivent avoir les pays des Balkans occidentaux concernant leur future adhésion à l’UE ». (tous médias)

Dernière modification : 10/11/2017

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