Konstantin Pentchev : officier de l’Ordre national dans la Légion d’honneur

М. Konstantin Pentchev a reçu les insignes d’officier de l’Ordre national dans la Légion d’honneur par M. Eric Lebédel, Ambassadeur de France en Bulgarie.
Sofia, le 17 novembre 2017

Discours de l’Ambassadeur :

Monsieur le juge, Monsieur Konstantin PENTCHEV,
Monsieur le Président de la Cour constitutionnelle et Mesdames et Messieurs les juges constitutionnels,
Monsieur le Président de la Cour suprême de Cassation,
Monsieur le Président de la Cour administrative suprême,
Madame l’Inspectrice en chef du Conseil judiciaire suprême,
Mesdames et Messieurs les juges/magistrats,
Mesdames, Messieurs,

C’est un honneur particulier de remettre la Légion d’honneur à celui qui a été Médiateur de la République de Bulgarie, ami de notre pays, fervent défenseur des libertés de ses concitoyens et promoteur de l’Etat de droit. Durant votre brillante carrière, vous avez avec constance appelé au respect de la loi, à plus d’efficacité et de transparence, en vous prononçant pour la poursuite des réformes judiciaires et en dénonçant, quand nécessaire et je vous cite, « la corruption au sein de la justice ou les passe-droits ». Vous vous êtes également prononcé pour la publication des documents concernant l’appartenance aux anciens services secrets et avez pris des décisions en ce sens.

Né en 1952 à Sofia, vous poursuivez des études de droit à l’Université de Sofia. Vous décidez de parfaire votre formation en France dans les années 1990, et parlez donc notre langue. Vous débutez comme jeune juge au tribunal du district de Sofia à la fin des années 1970, avant de devenir président du tribunal de district de la ville de Svoge de 1981 à 1984. Puis vous travaillez en tant qu’expert au sein du ministère des Affaires étrangères, avant de revenir au tribunal du district de Sofia en tant que magistrat en 1986 et d’en devenir le vice-président de 1989 à 1994. Par la suite, vous exercez en tant qu’avocat au Barreau de Sofia pendant dix années, et faites également l’expérience dans cet intervalle de la députation dans le cadre de la 39ème législature de l’Assemblée nationale ; vous êtes notamment fondateur et membre du parti de l’ancien Premier ministre et Tsar, Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha, le Mouvement national pour la stabilité et la prospérité.

En 2004, vous êtes élu président de la Cour administrative suprême, un tribunal particulièrement respecté. Puis en 2010, vous devenez Médiateur de la République pour cinq ans, durant lesquels vous avez été très apprécié par les citoyens et les ONG préoccupées de l’intérêt public. Vous avez notamment adopté une approche directe dans vos rapports avec les citoyens, en les recevant et en sillonnant régulièrement les différentes villes du pays, ce qui a fait de vous l’une des personnalités publiques les plus appréciées des Bulgares.

Dans vos fonctions de président de la Cour administrative suprême et de Médiateur, vous vous êtes notamment fait connaître et apprécier de vos homologues français, en particulier de M. Toubon, que vous avez rencontré peu après sa propre nomination comme Défenseur des droits. Vous êtes un homme pour lequel la francophonie n’est pas qu’une qualité linguistique, puisque vous êtes un véritable défenseur de notre langue et de la tradition juridique française. Je souhaite à cet égard souligner l’importance que la France attache au renforcement de la coopération entre nos deux pays dans le domaine judiciaire.

La remise de cette distinction, aujourd’hui, exprime la reconnaissance de la France pour votre rôle de défenseur des libertés publiques et de promoteur de l’Etat de droit. Cette remise intervient au lendemain du rapport du "mécanisme de coopération et de vérification", qui reconnait le caractère perfectible de l’Etat de droit, au-delà des progrès réalisés. M. PENTCHEV, c’est avec des hommes attachés au respect de la loi et à la réputation d’intégrité éprouvée telle que la vôtre, que les citoyens peuvent prendre pleinement confiance dans leur système judiciaire.

M. Konstantin PENTCHEV, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons officier de l’Ordre national dans la Légion d’honneur.

Dernière modification : 22/11/2017

Haut de page