La France propose des mesures pour renforcer la cohésion sociale au sein de l’Union européenne [bg]

L’Union européenne, avec le soutien des partenaires sociaux, a adopté en novembre 2017 sous la présidence suédoise, à Göteborg, un Socle européen des droits sociaux, proclamant vingt principes et droits essentiels dans le domaine de l’emploi et de la protection sociale, devant contribuer à de meilleures conditions de vie et de travail pour les citoyens européens.

Les efforts doivent être poursuivis pour que ces principes soient concrètement mis en œuvre.

La France est particulièrement attachée à la mise en place d’un « bouclier social » pour l’ensemble des travailleurs européens, et a formulé plusieurs propositions en ce sens.

Nous soutenons en particulier, comme d’autres, la mise en place dans chaque pays d’un salaire minimum décent, qui permette à un travailleur de pouvoir vivre de son travail. Des discussions sont en cours visant à définir, en liaison avec les partenaires sociaux, une proposition adaptée aux réalités économiques et aux spécificités de chaque pays. Nous saluons l’engagement de la présidente de la Commission en ce sens.

Dans le contexte des négociations sur le budget de l’Union européenne pour 2021-2027, la France a exprimé l’idée que l’existence d’un salaire minimum décent, d’un dialogue social effectif et d’une protection sociale suffisante puissent devenir des conditions favorisantes du versement des fonds européens.

De manière générale, nos propositions visent à contribuer à la pleine mise en œuvre de principes clés du Socle européen des droits sociaux et à favoriser la « convergence sociale » – le rapprochement par le haut des niveaux de vie et des conditions de travail –, dans le cadre de l’objectif d’une Europe qui protège ses citoyens, conciliant développement économique, progrès sociaux et cohésion sociale.

Dernière modification : 18/12/2019

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