Lundi 10 septembre

Politique

Démissions

A l’issue du Conseil de la coalition du GuERB et des Patriotes unis, le premier ministre Borissov a déclaré que « les trois démissions de ministres demandées seront soumises à l’Assemblée nationale, jeudi, et que - contrairement aux spéculations - la majorité nécessaire pour qu’elles soient acceptées est assurée ». « Nous ne pouvons pas dire que les trois ministres sont coupables mais ne pouvons pas non plus faire semblant que rien ne s’est passé », a-t-il expliqué. M. Borissov a annoncé qu’il envisage de proposer - pour assurer la succession des ministres démis – les candidatures de :
-  Aleksander Manolev (vice-ministre de l’économie) au poste de ministre des transports, des technologies informatiques et des communications ;
-  Mladen Marinov, actuel secrétaire général du ministère de l’intérieur, au poste de ministre de l’intérieur ;
-  Petya Avramova, parlementaire du GuERB, vice-présidente de la commission parlementaire du développement régional (et ancienne maire adjointe de Vratsa), au poste de Ministre du développement régional et des travaux publics (Petya Avramova). (dnevnik.bg)

« Ne pas accepter les démissions serait un mauvais signe pour la société », souligne dans une interview accordée à Sega Guenoveva Petrova, gérante de l’Agence sociologique Alfa Research. (Sega)

Justice

Le Tribunal spécialisé a décidé de placer en détention provisoire Miniou Staïkov, propriétaire des sociétés Sis Industries, de Topaz Mel (production et commerce de farine) et de VINPROM Karnobat (filiale de Sis Industries), son beau-frère Belun Hazarbassanov et Ivan Dimitrov, fils du maire de Karnobat Gueorgui Dimitrov, accusés de participer à une association de malfaiteurs constituée en vue de distribuer des cigarettes sans banderoles, de commettre des infractions fiscales et de blanchir de l’argent. Selon le ministère public, ce groupe criminel comprend huit personnes dont cinq (y compris Staïko Staïkov, fils de Miniou Staïkov) sont recherchées. (tous medias)

Selon Ivan Guechev, adjoint au procureur général et chef du Parquet spécialisé, le schéma de blanchiment d’argent était réalisé par l’intermédiaire des sociétés Sis Industries, Topaz Mel et VINPROM Karnobat. (tous medias)

Le quotidien Sega se référant au journal 24 heures précise que le 27 juillet dernier, les actions de Sis Industries ont été cédées à la gérante de cette société et à un homme d’affaires qui est parmi les fondateurs de la société. (Sega)

Économie

Selon une note d’information de l’Institut national de la statistique pour le premier trimestre de 2018, dont le quotidien 24 heures rend compte, 684 123 Bulgares touchent une pension de retraite d’un montant inférieur ou égal à 200 leva (dont 126 135 perçoivent moins de 150 leva). Ceux dont le montant de la pension de retraite est compris entre 500 et 910 leva sont au nombre de 296 471. Seuls 54 000 retraités bénéficient du montant maximal de 910 leva. (24 Heures)

Société

Augmentation du coût de la vie

« Les prix flambent », titre Sega à sa une, pour annoncer la hausse des prix des carburants, du chauffage, du pain et des prêts bancaires. Dans les prochains mois, une augmentation en chaîne des prix des produits et services de première nécessité mettra à l’épreuve les budgets des ménages, mais aussi les industries, prédit ce quotidien. Toutefois, selon les experts, l’augmentation du coût des logements (+7,1% pendant le premier trimestre 2018 par rapport à la même période de 2017) ne risque pas d’entraîner une bulle immobilière. (Sega, 24 Tchassa)

Le 9 septembre, une date qui divise

Le 9 septembre, date marquant l’avènement du communisme en Bulgarie (1944) et ancienne fête nationale, a été commémoré en différents endroits dans le pays par des membres et sympathisants du parti socialiste. La présidente du PSB, Kornelia Ninova, absente des célébrations, a tenu à saluer sur Facebook « tous ceux qui eurent le courage de se dresser contre le fascisme, en Bulgarie et en Europe ». A Sofia, les socialistes rassemblés devant le monument à l’armée soviétique n’ont pas caché leur stupéfaction lorsqu’ils ont découvert celui-ci de nouveau barbouillé avec de la peinture et de l’huile moteur, écrit le journal socialiste Douma. Dans les autres quotidiens, la date du 9 septembre passe inaperçue, sauf pour 24 Heures qui relève que depuis 74 ans, elle ne cesse de diviser la nation. (Douma, 24 Heures)

Fête des russophiles

Le rassemblement traditionnel des russophiles, organisée pour la 15e fois près de Kazanlak (Centre), au barrage de Koprinka, par le Mouvement national des russophiles, s’est déroulé sous le slogan « L’Europe est plus forte avec la Russie ». Quelque 15 000 personnes de tout le pays y ont pris part, venues à bord de 168 autocars, 24 minibus et 1 000 automobiles, indique un reportage détaillé dans Douma. Parmi les personnalités officielles, invitées à la tribune, on notait la présence du vice-président de l’Assemblée nationale Emil Hristov (GERB), du président du groupe d’amitié Bulgarie-Russie au parlement, Krassimir Veltchev (GERB), de députés socialistes et de représentants de l’ambassade de Russie à Sofia. Des messages de salutations ont été envoyés par le président de la République, le premier ministre et le patriarche de Bulgarie. Dans son allocution, le président des russophiles, Nikolaï Malinov, a souligné qu’il s’agit d’un mouvement qui ne divise pas, mais qui au contraire unit les gens, quelle que soit leur religion ou leur appartenance politique. Il a fait part du projet de cette association bulgare d’initier la création d’un mouvement international des russophiles. (Douma)

Europe

Vision@24 Heures.bg

Par une interview avec l’ancien président de la République (1997-2002) Peter Stoyanov, 24 Heures inaugure sa nouvelle rubrique « Vision » consacrée aux défis et aux différents scénarios d’évolution auxquels est confrontée aujourd’hui l’UE. La parole y sera donnée à d’anciens premiers ministres et présidents de la République. « On dirait qu’aujourd’hui l’élite de Bruxelles passe tout son temps à débattre sur les critères financiers, l’uniformisation des normes, la gouvernance électronique ou la numérisation, ce qui est d’ailleurs important, et que personne ne trouve le temps de réfléchir sur l’avenir de l’Europe du point de vue des grands défis civilisationnels », note M. Stoyanov. Avant d’ajouter : « Je crains que la plupart de ceux qui dirigent l’UE ne soient trop portés sur les choses ordinaires, sur le quotidien et la routine. Alors que les défis actuels demandent beaucoup plus de profondeur et d’envergure intellectuelle ». (24 Heures)

Dernière modification : 14/09/2018

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