Lundi 11 mai

Coronavirus

Bilan

Le nombre de cas confirmés de COVID-19 s’élève actuellement à 1 981, dont 91 décès et 461 guérisons. Sur les 385 personnes hospitalisées, 58 se trouvent en soins intensifs. Avec 349 nouveaux cas recensés au cours de la semaine dernière, celle-ci a enregistré le deuxième plus grand nombre d’infectés par semaine depuis le début de la crise, selon les données du Centre national opérationnel. Dans le même temps, le nombre de guérisons hebdomadaires est lui aussi en hausse : il est passé de 39 il y a trois semaines à 138 la semaine dernière.

L’inspection régionale de santé de Yambol a interdit les entrées et les sorties du quartier rom « Rayna Knyaginya » pour des raisons professionnelles. La semaine dernière, ce quartier a été placé en quarantaine, en raison des foyers épidémiques identifiés. L’ordonnance actualisée de l’inspection n’autorise que les déplacements pour des raisons médicales ou impératives. À la demande du maire de la ville, le quartier sera désinfecté ce soir à l’aide d’un hélicoptère.

La situation dans les hôpitaux publics de Vidin et de Yambol demeure compliquée. A Vidin, environ 10% du personnel médical de l’hôpital régional a été infecté. Quant à Yambol, le manque de personnel médical ne permet pas l’ouverture d’un troisième département de traitement des cas de COVID-19, les deux autres étant saturés. Les appels aux volontaires n’ont pas donné de résultats.

Politique

Le parlement examine le projet de loi réglementant la sortie de l’état d’urgence

Suite à la décision du gouvernement de ne pas prolonger l’état d’urgence, qui expire le 13 mai prochain, le parlement a entamé l’examen d’un projet d’amendement de la Loi sur la santé visant à maintenir en place plusieurs des mesures sanitaires. Vendredi, les députés ont adopté le projet en première lecture avec les voix du GERB, des Patriotes unis, du MDL et de Volonté. Lors du vote, le PSB s’est abstenu. Les nouvelles dispositions permettraient au ministre de la santé de déclarer des états d’urgence sanitaires, de déterminer les conditions et les modalités de mise en quarantaine et d’hospitalisation des malades de maladies infectieuses et de confinement obligatoire des personnes qui ont été en contact. Le ministre pourrait également interdire l’entrée de ressortissants étrangers et limiter les déplacements à l’intérieur du pays, sans qu’un état d’urgence soit déclaré. Enfin, le ministre de la santé et les chefs des inspections régionales de la santé pourraient fixer d’autres mesures antiépidémiques sur proposition de l’inspecteur sanitaire général. Le projet sera examiné en seconde lecture mardi, 12 mai.

Les nouvelles compétences, confiées par le projet au ministre de la santé, ont soulevé beaucoup de critiques de la part du PSB, mais aussi de la part de juristes, qui y voient une violation de la Constitution. Ainsi par exemple, l’avocat Ivaïlo Dermendjiev rappelle que selon la disposition de l’art. 57, alinéa 3 de la Constitution, l’exercice de certains droits fondamentaux des citoyens ne peut être limité que provisoirement et à titre d’exception (en cas de déclaration de guerre, d’état de siège ou d’un autre état d’urgence) et cela, en vertu d’une loi et non par un décret ou une ordonnance ministériels. L’ancienne juge de la CEDH Zdravka Kalaïdjieva précise, pour sa part, que la Constitution ne prévoit pas l’adoption de décrets-lois par un ministre. « Le ministre ne peut pas assumer les fonctions du Conseil des ministres, ni celles de l’Assemblée nationale », souligne-t-elle.

Europe

Fin de la Seconde guerre mondiale : la Bulgarie et neuf autres pays condamnent l’instrumentalisation de l’histoire

Le secrétaire d’Etat américain et les ministres des affaires étrangères de neuf pays de l’Europe orientale (Bulgarie, Estonie, Hongrie, Lettonie, Lituanie, Pologne, République tchèque, Roumanie, Slovaquie) ont rappelé vendredi 8 mai que « L’avenir doit être basé sur les faits historiques et la justice pour les victimes des régimes totalitaires. [...] Manipuler les événements historiques qui ont conduit à la Seconde Guerre mondiale et à la division de l’Europe au lendemain de la guerre constitue un effort regrettable de falsification de l’histoire ». Dans leur déclaration, diffusée à l’occasion du 75e anniversaire de la fin de la guerre, ils soulignent qu’« Alors que mai 1945 a mis fin à la Seconde Guerre mondiale en Europe, il n’a pas apporté la liberté à toute l’Europe. La partie centrale et orientale du continent est restée sous la domination des régimes communistes pendant près de cinquante ans. Les pays baltes ont été illégalement occupés et annexés et l’Union soviétique a mis sa main de fer sur les autres nations avec une force militaire, des répressions et un contrôle idéologique écrasants ».

Les événements officiels à l’occasion du Jour de l’Europe et du Jour de la Victoire

Diverses célébrations ont eu lieu le 9 mai, à l’occasion du Jour de l’Europe, commémoration du 70ème anniversaire de la déclaration de Schuman, texte fondateur de l’Union européenne, et du Jour de la Victoire, jour où l’on fête, dans plusieurs pays, les 75 ans de la fin de la Seconde guerre.

Le président de la République, Roumen Radev, a déposé des fleurs sur la tombe du soldat inconnu à Sofia et a déclaré que « sans le Jour de la Victoire, on ne peut pas parler de Jour de l’Europe. Il est indéniable que la fin de la Deuxième guerre mondiale met fin aussi au régime hitlérien et à l’holocauste, afin qu’on puisse célébrer aujourd’hui le jour d’une Europe unie dans la paix ». Le chef d’Etat a précisé que, dans une crise comme celle que nous traversons à présent, « il est important est de chercher l’accord afin qu’on puisse ressortir demain plus forts, plus unis et plus responsables envers notre avenir et nos citoyens ». La vice-présidente, Ilyana Yotova a ajouté que « le fascisme n’est pas seulement un terme historique, mais bien une menace qui peut facilement contaminer nos sociétés d’aujourd’hui » (tous médias)

Environnement

Destruction d’une colonie de nidification d’oiseaux protégés

L’unique colonie de nidification du grand cormoran (Phalacrocorax carbo) sur le littoral nord de la Bulgarie a été détruite, alerte la Société bulgare pour la protection des oiseaux (BSPB). Tous les arbres abritant des nids avec des œufs ou des poussins de 180 couples de cormorans aux côtés du lac Dourankoulak, au nord de Varna, ont été coupés. Cette espèce d’oiseau est pourtant protégée, de même que la zone où se trouvait la colonie, et l’abattage d’arbres y est interdit. Selon la BSPB, la zone en question fait l’objet de plans d’urbanisation, et la coupe d’arbres aurait été faite pour « préparer le terrain ». La BNT informe que le terrain a été acheté il y a quelques mois à la commune de Chabla par M. Ilko Pavlov, et que celui-ci a présenté des plans pour la mise en place d’un jardin botanique.

Médias

Un nouveau président à la tête du conseil des médias électroniques

Le conseil des médias électroniques a nommé Mme Betina Zhoteva au poste de président du conseil. La décision en faveur de Mme Zhoteva a été prise avec trois voix, dont la sienne, pour contre deux personnes, qui se sont abstenues. La nouvelle présidente est entrée en fonctions le 9 mai. Mme Zhoteva est élue pour une période d’un an et son mandat ne peut être prolongé que deux fois.

« Une année difficile s’annonce devant nous, avec les élections qui approchent. Une année importante pour le secteur du journalisme, en raison de la directive européenne sur les services médiatiques en ligne, qui doit être transposée prochainement dans la législation bulgare, une année lors de laquelle nous devons prouver que la régulation médiatique en Bulgarie est indépendante et hautement appréciée. » (BNR)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 18/05/2020

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