Lundi 12 octobre

Coronavirus

Bilan

• Nombre de personnes contaminées : 24 402 (+ 83 en 24h)
• Nombre de guérisons : 15 847 (+ 29 en 24h)
• Nombre de décès : 892 (+ 1 en 24h)

Hausse de 84% du nombre de nouveaux cas (sur base hebdomadaire)

Avec 2 801 personnes contaminées, la semaine dernière a enregistré une augmentation de 84% du nombre de nouveaux cas de Covid-19 par rapport à la semaine d’avant. Le nombre de personnes hospitalisées est lui aussi en hausse significative : 250 de plus que la semaine précédente. Le nombre de décès (50, soit une hausse de deux personnes) et de guérisons (834, + 10 personnes) fait état de fluctuations beaucoup moins importantes. Il n’y a pas non plus de changement significatif quant au nombre de patients en soins intensifs. (Dnevnik)

Politique

L’ancien porte-parole de la Commission électorale centrale élu président de cette autorité

Avec 119 voix pour et 59 contre, l’Assemblée nationale a élu le porte-parole de la Commission électorale centrale (CEC), Alexandre Andreev, au poste de président de cette autorité. Unique candidat, sa nomination a été votée par les députés du GERB, des « Patriotes unis » et de « Volonté », alors que le PSB a voté contre. Pour sa part, le MDL n’a pas participé au vote, malgré avoir annoncé qu’il soutiendrait cette candidature, évoquant le fait que M. Andreev n’a pas répondu aux questions qui lui ont été posées. Pendant le débat, le PSB a voulu se renseigner sur les modalités d’organisation du vote par machines, ce à quoi A. Andreev a répondu que la CEC est un organe collectif et qu’elle n’a pas encore pris de décision. Pour rappel, au moment de démissionner, fin août, l’ancienne présidente de la CEC, Stefka Stoeva, s’est prononcée contre les amendements au Code électoral qui transfèrent à la CEC toute la responsabilité sur l’acquisition des machines. (tous médias)

Le PSB se dote d’un nouveau bureau exécutif et de 17 conseils de suivi des ministères gouvernementaux

Le Conseil national du PSB a élu hier les mеmbres du nouveau bureau exécutif du parti, qui assistera la présidente Kornelia Ninova dans la gestion opérationnel du parti. Il est composé de vingt-deux membres, dont la présidente et cinq vice-présidents du parti. Les compétences entre les vice-présidents sont réparties comme suit : Kristian Vigenine – affaires internationales ; Yanaki Stoïlov – idéologie ; Vladimir Moskov – collectivités locales ; Irena Anastassova – politiques publiques ; Atanas Zafirov – politique de coalition.

Par ailleurs, le Conseil national a créé dix-sept conseils calqués sur la répartition des portefeuilles ministériels au gouvernement. Chaque conseil assurera le suivi du ministère respectif, élaborera des analyses et formulera des politiques alternatives.

Concernant la résolution du Parlement européen sur l’Etat de droit et les droits fondamentaux en Bulgarie, le Conseil national a adopté une déclaration. Le PSB y réaffirme son soutien aux conclusions d’une détérioration des valeurs démocratiques et des droits fondamentaux, mais considère comme inacceptables les appels à la ratification de la Convention d’Istanbul, et comme dommageable le fait de mentionner, en note de bas de page, le thème de l’enregistrement de l’organisation pro-macédonienne Ilinden. Le parti appelle de nouveau les citoyens bulgares à continuer à « s’opposer activement au gouvernement mafieux, antidémocratique et oligarchique de leur pays ».

Le procureur général présente au Parlement un rapport sur le travail du Parquet des huit derniers mois

Le procureur général a soumis pour examen au Parlement le rapport sur les premiers huit mois de travail du Parquet depuis sa prise de fonctions officielle. Le rapport du Parquet a été présenté une semaine après la publication du premier rapport européen sur l’Etat du droit dans l’ensemble de l’UE. Le procureur général n’a pour l’instant fait qu’introduire le rapport au Parlement, il sera auditionné par les députés à une prochaine étape. Le rapport porte sur toute la période depuis l’apparition de l’épidémie de la COVID, et le début des manifestations anti-gouvernementales. Pendant les premiers huit mois de travail, selon le procureur général, 48.9 % des enquêtes de grand intérêt public ont été menées à bout et le tribunal n’a rejeté que 3.4 % de tous les actes d’accusation. Durant cette période, selon le rapport, 2 948 personnes ont fait l’objet d’un jugement ayant autorité de la chose jugée, tandis que 2.4% des personnes ayant reçu une condamnation définitive ont été acquittées. Les personnes condamnées pour avoir participé à des associations de malfaiteurs sont au nombre de 92, tandis que 156 personnes ont reçu une condamnation définitive pour corruption. Finalement, 3 009 enquêtes ont été ouvertes pour un non-respect des mesures antiépidémiques. Le rapport évoque aussi les actions du Parquet contre des hommes d’affaires, tel que Vassil Bozhkov et la confiscation de sa collection privée, les vérifications sur la spéculation des prix des masques et des médicaments, l’incinération illicite des déchets dans quelques centrales thermiques et les décharges illégales etc. (Dnevnik)

L’association des journalistes européens présente sa cinquième étude sur l’état des médias en Bulgarie

« Le sentiment d’une ingérence extérieure et d’une pression exercée par les politiciens est prédominant dans le milieu médiatique en Bulgarie » constitue l’une des principales conclusions de la cinquième étude sur la liberté de la presse, intitulée « Journalisme sans masques ». 204 journalistes, de toute la Bulgarie, ont participé au sondage réalisé entre le 3 mai et le 10 juin par l’Association des journalistes européens. À peine 3 % des participants définissent la situation comme « excellente » tandis que 90 % des journalistes estiment que l’immixtion dans leur travail « est plutôt récurrente » et que cette pratique est « largement répandue ». 76 % des personnes interrogées indiquent que la pression extérieure est le moyen le plus utilisé pour limiter la liberté d’expression : « La pression venant de personnalités politiques n’a pas disparu, n’a pas non plus diminué, au contraire elle est presque deux fois plus importante par rapport aux autres centres d’influence tels que les acteurs économiques, les agences de publicités et les institutions municipales et d’État. L’autocensure que s’impose les journalistes s’est transformée en une norme, en une règle tacite » lit-on dans la partie conclusive du document. (Svobodna Evropa, Dnevnik)

Balkans

Visite du ministre macédonien des Affaires étrangères à Sofia

Le premier ministre Borissov et la ministre des Affaires étrangères Ekaterina Zaharieva ont rencontré le ministre macédonien des Affaires étrangères, Bujar Osmani, en visite à Sofia vendredi dernier. Ce premier déplacement à l’étranger depuis la prise de fonctions du ministre macédonien, s’inscrit dans un contexte de tension entre les deux pays, après le mémorandum (septembre 2020) et plusieurs déclarations de la partie bulgare menaçant de bloquer l’ouverture de négociations d’adhésion entre l’UE et la Macédoine du Nord si les conditions inscrites dans le traité de bon voisinage (2017) ne sont pas respectées.

« La Macédoine du Nord doit pouvoir recevoir les assurances nécessaires de la part de la Bulgarie et suivre le chemin d’adhésion à l’UE. Mais pour cela, elle doit faire les compromis nécessaires, comme beaucoup d’autres les ont faits », indique le communiqué gouvernemental publié à l’issue de la rencontre, en se référant aux propos du premier ministre Borissov. « Nous le devons aux générations présentes et futures, nous devons faire en sorte que la République de Macédoine du Nord, l’Albanie et les pays des Balkans occidentaux ne soient en aucune manière stoppés sur leur route vers l’UE », a déclaré M. Borissov. Le premier ministre a également insisté sur le besoin impératif d’accélérer les efforts à tous les niveaux, afin que les deux pays trouvent un compromis avant le Sommet prévu pour le 10 novembre prochain, dans le cadre du processus de Berlin, qui doit être coprésidé par la Bulgarie et la Macédoine du Nord.

A l’issue de leur entretien au ministère des Affaires étrangères, les ministres Zaharieva et Osmani ont donné une conférence de presse. « Au lieu de nous diviser, notre histoire commune doit devenir le principal stimulant de relations encore plus proches et amicales », a indiqué Mme Zaharieva. « La Bulgarie a reconnu depuis longtemps les réalités politiques contemporaines, a toujours soutenu l’indépendance et la souveraineté nationale de la République de Macédoine du Nord, n’a jamais eu de revendications territoriales ni nié le droit à l’autodétermination de ses citoyens. Mais tout comme la Bulgarie a reconnu les réalités modernes, il est nécessaire que la République de Macédoine du Nord reconnaisse les réalités historiques. La Bulgarie n’exige rien de plus que l’application du traité de bon voisinage », a précisé la ministre bulgare.

Le ministre Osmani a affirmé pour sa part que les relations entre les deux pays restent stables et amicales. « Nous avons un traité, qui définit le cadre, et nous avons aussi la volonté d’être amis. Nous parlerons ouvertement car nous travaillons pour les générations à venir ».

Dimanche, en marge de sa participation à un forum économique, le premier ministre macédonien Zoran Zaev a critiqué les positions exprimées par Mme Zaharieva : « Les revendications de Sofia ne sont ni européennes, ni de bon voisinage, ni fraternelles. Il nous faut préparer le peuple macédonien à ce que l’amorce des négociations puisse ne pas avoir lieu au début de décembre [la conférence intergouvernementale au niveau de l’UE] ». Toutefois, M. Zaev n’a pas exclu la possibilité de trouver un compromis avec son homologue Borissov.

Le vice-premier ministre macédonien Nikola Dimitrov, chargé de l’intégration européenne, a également commenté la visite de M. Osmani à Sofia. Si la langue macédonienne est un obstacle à l’ouverture de négociations avec l’UE, celle-ci ne mérite pas l’adjectif ‘européenne’ », a-t-il estimé. (tous media)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 12/10/2020

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