Lundi 14 avril

LA VISITE

L’OTAN ENCOURAGE LA MODERNISATION DES FORCES AERIENNES BULGARES

« Après dix ans de luttes entre groupes de pression qui ont mis dans une situation critique l’aviation bulgare, l’OTAN est intervenu pour accélérer l’acquisition par la Bulgarie de chasseurs de type occidental ». C’est en ces termes que Sega raconte la brève visite à Sofia, la semaine dernière, du secrétaire général de l’alliance Anders Fogh Rasmussen. Pendant ses entretiens avec le président de la République, le premier ministre et les ministres des Affaires étrangères et de la Défense, M. Rasmussen aurait insisté pour que la Bulgarie mette une fin définitive à la dépendance de l’armée bulgare vis-à-vis de la Russie. Le pays doit aussi augmenter son budget de la défense et moderniser ses forces. Les interlocuteurs bulgares auraient accueillis positivement ses propos, souligne le journal.
Selon le président de la République Rossen Plevneliev, la part des dépenses pour la défense, actuellement de 1,5%, doit être portée impérativement à 2% du PIB. Plusieurs options sont envisagées en ce qui concerne l’acquisition d’avions de combat, y compris l’achat d’appareils d’occasion ou l’acquisition conjointe avec des pays voisins.
Dans les pages de 24 Tchassa, le ministre de la Défense Anguel Naïdenov qualifie de « visite hautement symbolique » la venue de M. Rasmussen à Sofia. « Premièrement, parce qu’elle est devenue la culmination du 10e anniversaire de l’adhésion de la Bulgarie à l’OTAN et, deuxièmement, parce que M. Rasmussen est venu à un moment où le climat en matière de sécurité a brusquement changé. En deux semaines, des risques difficilement prévisibles sont apparus dans la région de la mer Noire », déclare-t-il.
Selon le ministre, la Bulgarie doit non seulement augmenter le budget de la défense, mais aussi investir dans la modernisation et le réarmement de ses forces armées. La décision de l’acquisition de nouveaux avions ou de la modernisation des appareils russes devrait être prise d’ici le milieu de l’année, assure-t-il. (tous journaux)

L’ENTRETIEN

LA BULGARIE FUTUR MEMBRE DE L’UNION EURASIENNE ?

Dans un long entretien accordé à Radio Darik et diffusé samedi dernier, l’ambassadeur de Russie en Bulgarie Youriï Issakov aborde les sujets chauds de l’actualité née autour de la crise ukrainienne.
Les sanctions contre la Russie auront un effet boomerang et reviendront vers leurs initiateurs, prédit-il tout en citant que seul le chiffre d’affaires entre son pays et l’Union européenne a dépassé 500 milliards d’euros en 2013. « Vous comprenez bien qu’il est vain d’espérer un effet douloureux pour l’une des parties et un effet zéro pour l’autre », observe-t-il.
Le referendum en Crimée est l’aboutissement de longues années de souffrances et l’on ne doit pas y voir un développement rapide de quelques mois. Selon M. Issakov, pendant toutes ces années l’Ukraine a failli à s’imposer comme Etat unitaire et la crise qui l’a secouée n’a pas été provoquée par la détérioration de ses relations avec la Russie. La seule façon de préserver la paix fragile actuellement existante entre différentes parties de l’Ukraine, nourrissant des visions différentes pour leur développement, est la fédéralisation du pays.
La présence de bâtiments de guerre américains dans la mer Noire est en violation du droit international, souligne M. Issakov qui cite la Convention de Montreux limitant à 21 jours le sejour dans la mer Noire de navires militaires n’appartenant pas aux pays de la région. « Des actes comme ceux-ci ne peuvent pas passer inaperçus. Sans être expert en matière militaire, je suppose que chaque action provoque inévitablement une réaction », souligne-t-il.
L’ambassadeur russe s’arrête longuement sur l’avenir du projet d’Union eurasienne. Il n’y a pas d’incompatibilité fondamentale entre cette union et l’Union européenne, dit-il. « Au contraire, nous avons toujours posé la question qu’il faut harmoniser les processus d’intégration depuis La Manche jusqu’au l’océan Pacifique. » L’Union économique eurasienne, regroupant trois pays pour l’instant, notamment la Russie, la Biélorussie et le Kazakhstan, commencera à fonctionner à partir de 2015. D’autres pays y témoignent aussi de l’intérêt, souligne M. Issakov.
Interrogé sur le fait de savoir si la Bulgarie, pays membre de l’UE, y serait invité, l’ambassadeur déclare que ce serait tout à fait possible : « Je n’exclus pas un pareil développement des événements par rapport à la Bulgarie et également par rapport à une plus large harmonisation des processus d’intégration entre l’UE et l’Union économique eurasienne. Je l’admets absolument », conclut-il. (Capital Daily, Sega, Standart, mediapool.bg)

LE MARCHE

LA FAMILLE DE PEEVSKI SE SEPARE-T-ELLE DE SES JOURNAUX ?

La holding « Nouveau groupe médiatique bulgare », entièrement détenue par Irena Krasteva, mère du député Delian Peevski (MDL), est en train de se séparer de ses journaux. Un accord-cadre en ce sens a été signé avec la société irlandaise Media Maker Ltd.
La cession de parts concerne les quotidiens Monitor et Telegraf, l’hebodmadaire Politika, le journal sportif Meridien Match et 50% du journal régional Borba (Veliko Tarnovo).
Le silence total de l’investisseur irlandais sur cette opération laisse penser, écrit Capital Daily, qu’il s’agit peut-être d’une revente fictive ayant pour but de détourner l’attention du député Delian Peevski. S’il est élu un jour au Parlement européen, il aurait à déclarer des intérêts financiers susceptibles d’influer sur ses fonctions de député, observe ce journal.
Sega informe que l’acquéreur est une société offshore, immatriculée il y a quelques jours à Dublin et détenue, selon le communiqué de la holding bulgare, par Patrick Halpenny. Connu dans les milieux médiatiques, M. Halpenny est déjà présent sur le marché bulgare comme associé du député Martin Zakhariev (PSB) au sein de la « Compagnie radio bulgare ».
Capital Daily rappelle que le nom du « Nouveau groupe médiatique bulgare est souvent associé à d’autres médias écrits (Weekend, quotidiens régionaux), sites et agences en ligne, la chaîne TV7, etc.
Selon le site Bivol, qui se réfère à des informations en provenance du Parquet de la ville de Sofia, tout l’empire médiatique de la famille du député Peevski aurait été financé par la banque KTB. (Capital Daily, Sega, Pressa)

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Dernière modification : 14/04/2014

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