Lundi 15 juin

Coronavirus

Bilan

• Nombre de contaminés : 3 290 (+ 24 en 24h)
• Nombre de guérisons : 1 730 (+ 7 en 24h)
• Nombre de décès : 174 (+ 2 en 24h)

Mise à jour des mesures antiépidémiques

Le gouvernement a prolongé la durée de l’état d’urgence épidémique, censé expirer le 14 juin, jusqu’au 30 juin 2020. À cette occasion, le ministre de la Santé, Kiril Ananiev, a actualisé les mesures antiépidémiques, en vigueur jusqu’à la fin du mois. Ainsi, les voyageurs en provenance d’Espagne, d’Italie, d’Irlande et de Malte ne sont plus soumis à une quarantaine de 14 jours à leur arrivée en Bulgarie. Les autres pays pour lesquels la quatorzaine reste en place sont : la Suède, le Royaume-Uni, la Belgique, le Portugal et tous les pays hors Union européenne, sauf la Serbie, la Bosnie-Herzégovine et le Monténégro.

À compter d’aujourd’hui, le port du masque n’est obligatoire que dans les transports en commun, les hôpitaux et les pharmacies, alors qu’il est recommandé dans les autres espaces publics. Les boîtes de nuit et les piano-bars pourront rouvrir leurs portes. Les événements sportifs et culturels, ainsi que les séminaires, les congrès, les expositions et les conférences pourront à nouveau avoir lieu, dans la limite des 50% de leur capacité d’accueil du public (contre 30% auparavant). Enfin, la durée du confinement obligatoire à la maison pour les personnes testées positives au Covid-19 a été réduite de 28 à 14 jours.

Le premier ministre, Boïko Borissov, a demandé au ministre de la Santé de faire tout ce qui est nécessaire afin que la Bulgarie puisse participer à l’initiative au niveau européen de fourniture d’un vaccin contre le Covid-19. La Bulgarie examine plusieurs options, dont la possibilité de rejoindre l’accord signé entre quatre pays européens, dont la France, et la compagnie pharmaceutique AstraZeneca, chercher une solution commune au niveau européen, ou encore entamer des négociations directes avec la compagnie.

Politique

Un enregistrement audio soulève des questions

Unе voix, qui ressemble à celle du premier ministre, Boïko Borissov, en train de discuter au téléphone de l’actualité politique, apparaît dans un enregistrement audio, diffusée vendredi dernier sur YouTube et SoundCloud (et selon plusieurs sites, en date de la fin avril 2019). La personne qui parle sur l’enregistrement paraît avoir de l’information sur l’engagement de poursuites à l’égard de l’ancien vice-ministre de l’Économie, Alexandre Manolev, impliqué dans le scandale des maisons d’hôtes. La députée européenne du PSB, Eléna Yontchéva, est mentionnée et visée. La voix, que l’on entend distinctement, reconnaît aussi être derrière l’enquête lancée par la Commission de surveillance financière contre la société Eurohold, qui voulait acheter l’entreprise de distribution électrique CEZ. Enfin, la personne qui parle tient des propos dénigrants à l’égard de la présidente du parlement, Tsvéta Karayantchéva.
Interrogé à ce sujet, M. Borissov a fait savoir qu’il ne demandera pas d’enquête. « Il n’y a pas de mauvaise publicité », a-t-il ajouté. (Dnevnik, Mediapool, Svobodna Evropa)

Vasil Bojkov donne un nom à son projet politique et appelle le peuple bulgare à l’opposition

L’homme d’affaires, poursuivi par la justice, Vasil Bojkov a annoncé, sur les réseaux sociaux, le nom de son projet politique (pour lequel il a reçu quelques jours plus tôt le soutien de 64 % de ses abonnés). Le projet s’appellera donc « Eté bulgare » et a pour but de renverser « la junte » actuellement au pouvoir. « Je sais que vous attendez d’autres preuves. Mon but n’est pas d’en faire une mascarade, mais de faire en sorte que les coupables reçoivent ce qu’ils méritent. Voilà pourquoi je présenterai mes preuves là où elles ne seront pas négligées, détruites ou dissimulées », écrit-il dans sa publication.

Plus tard, l’inculpé Bojkov a publié une vidéo dans laquelle il appelle le peuple bulgare à la révolte contre le gouvernement. Lors de la vidéo, il admet sa culpabilité pour avoir cédé à des pratiques de racket et d’extorsion en 2014. A ses dires, il est à présent accusé par la justice non pas au motif d’avoir commis ces actes, mais bien car il a refusé de continuer à faire ainsi. « Le temps de l’inaction est fini » dit-il. Sa grande faute étant en fait « de ne pas s’être opposé plus tôt » car avec ses actions il n’a fait « qu’agrandir la tumeur qui détruit notre Etat ». (tous médias)

Les élections pour le président du parti PSB vont être organisées plus tôt que prévu

Sur fond de discussions mouvementées, le Conseil national du Parti socialiste (PSB) a fixé des nouvelles dates pour les élections par un suffrage direct du président du parti. Le vote n’aura pas lieu le 26 septembre, comme prévu initialement, mais le 12 septembre. Le deuxième tour (potentiel) des élections aura lieu une semaine plus tard, le 19 septembre. Lors de cette réunion, le Plénum du parti a blâmé la présidente d’un double refus (sa proposition de report des élections à la fin du mois de septembre, et son idée de lancer une motion de censure populaire). La direction du parti a décidé d’introduire, fin juillet au plus tard, une motion de censure au Parlement, suite aux scandales de corruptions. (Mediapool)

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Dernière modification : 16/06/2020

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