Lundi 16 avril

Politique

A l’issue d’une réunion convoquée samedi à midi par le premier ministre Borissov, à laquelle ont assisté les ministres des affaires étrangères, de la défense et de l’intérieur, ainsi que les chefs des services de sécurité, le gouvernement a rendu publique sa position officielle sur les frappes aériennes réalisées dans la nuit de vendredi à samedi par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France contre trois sites en Syrie en vue de démanteler l’arsenal chimique du régime d’Assad. Le gouvernement bulgare considère les frappes aériennes effectuées en Syrie comme une mise en garde contre un éventuel nouveau recours aux armes chimiques par le régime syrien. Soulignant son intolérance catégorique à l’égard de l’utilisation d’armes chimiques et du massacre de populations civiles, la Bulgarie exprime sa préoccupation face à une possible escalade du conflit, appelle le régime syrien à mettre fin à tout acte violant les principes du droit humanitaire international et déclare son soutien aux efforts de la communauté internationale, dont elle fait partie, en vue de la recherche d’un règlement politique en Syrie. (tous media)

Lors d’une conférence donnée aujourd’hui à l’Université de l’économie nationale et mondiale à Sofia, le président de la République Roumen Radev a indiqué que le conflit en Syrie ne pourrait pas être assimilé aux autres guerres qui ont secoué le Proche-Orient ou les Balkans et cela, en raison du soutien apporté par la Russie à Bachar el-Assad. On voit maintenant sur le théâtre de la guerre d’autres acteurs importants, comme la Turquie, Israël ou l’Iran. Et, surtout la Russie dont l’aide au régime d’Assad a permis à celui-ci de rétablir sa puissance militaire. Selon le chef de l’Etat, les frappes aériennes menées par les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France, ont eu un effet militaire négligeable, un coût financier important et un effet politique avant tout pour les pays de cette coalition. Mais leur impact sérieux a été sur les Nations unies parce que l’intervention a de nouveau montré que l’organisation mondiale est de plus en plus ignorée, alors qu’il n’y a pas de structure susceptible de la remplacer. A la fin, le chef de l’Etat a souligné que la position du gouvernement bulgare sur les frappes aériennes ciblées contre la Syrie n’avait pas été concertée avec lui. (dnevnik.ng)

Le 14 avril, samedi, la Bulgarie a marqué une journée de deuil national décrétée en hommage des victimes d’un accident majeur sur l’autoroute Trakia lors duquel ont péri six personnes et une vingtaine d’autres ont été grièvement blessées. Pendant le week-end, la chronique noire des victimes de la route a retenu plusieurs autres accidents qui ont ravivé la polémique sur la « guerre sur les routes ». (tous media)

Commentant dans une interview dans Standart les frappes aériennes contre la Syrie, l’eurodéputé Andreï Kovatchev (PPE-GERB) indique que l’opération a été un signal précis envoyé à Assad et à ses alliés que la communauté internationale ne tolérerait plus le moindre recours aux armes chimiques. « Ces frappes étaient précédées par une guerre de propagande massive qui avait pour but de nous faire croire qu’aucune attaque chimique n’avait eu lieu à Douma et que l’Occident avait tout fabriqué. L’autre objectif était de nous faire penser que ce qui s’était passé en Irak se reproduit. Je n’ai aucun doute que l’information qui nous a été fournie par les Etats-Unis et la Grande-Bretagne est pertinente et que des agents chimiques ont réellement été utilisés à Douma », souligne l’eurodéputé. (Standart)

Réagissant à son tour aux événements en Syrie, le PSB a souligné dans une déclaration que « le conflit au Proche-Orient ne peut pas être réglé avec des moyens militaires, l’usage de la force ne faisant qu’approfondir les problèmes, sans les résoudre. L’emploi d’armes chimiques est inadmissible, mais il faut établir par une enquête indépendante des Nations unies qu’un tel emploi a eu lieu en Syrie ». Sur BNR, le député Kroum Zarkov a qualifié d’« hâtive » la position du gouvernement bulgare en soulignant que celle-ci aurait dû être élaborée ensemble avec le président de la République et les forces parlementaires, dans le cadre d’une réunion du Conseil consultatif de sécurité nationale. (Standart)

Une manifestation de protestation contre les frappes aériennes a eu lieu à Varna, organisée par Ataka et des ressortissants syriens. Sur la chaîne de télévision du parti Ataka, Alpha, le président du groupe parlementaire des Patriotes unis Volen Siderov a accusé d’agression contre un pays souverain et de violation du droit international les trois pays ayant mené les frappes aériennes contre la Syrie. (bnr.bg)

Deux interviews de l’ambassadeur de France à Sofia, sur btV et Nova TV, largement reprises par les media électroniques et les agences en ligne, apportent plus de lumière sur la motivation de la France à participer aux frappes aériennes contre le régime syrien. Aujourd’hui, le Conseil de sécurité des Nations unies examinera un projet de résolution prévoyant un plan d’ensemble en quatre volets, proposé par la France, et visant le démantèlement total du programme chimique syrien ; l’élimination de Daech ; un cessez-le-feu en Syrie accompagné d’une action humanitaire et la recherche d’un règlement politique durable en Syrie. (btv.bg, novatv.bg)

Les fonctionnaires de l’Agence nationale des recettes manifesteront aujourd’hui en raison du licenciement collectif de 300 personnes d’ici le 1er mai en conséquence de la fermeture du département des vérifications opérationnelles dont 20 agents avaient été arrêtés du fait de leur implication dans une association de malfaiteurs créée pour faire du chantage auprès de petits commerçants. (Sega)

Selon 24 tchassa, il y a des consultations en cours afin que Marin Raïkov, chef de la mission diplomatique bulgare à Rome et ancien ambassadeur en France, succède à Konstantin Dimitrov, ambassadeur à Londres depuis 6 ans, qui rentrera à Sofia. Selon ce média, Radi Naïdenov, ambassadeur à Berlin, serait probablement le seul ambassadeur qui ne serait pas touché par les changements attendus de chefs de missions diplomatiques. (24 tchassa)

Selon des amendements à la loi sur la protection des témoins, introduits par le gouvernement au Parlement, le bureau de protection des témoins auprès du procureur général relèvera du secret d’Etat mais les témoins ne pourront plus bénéficier du changement complet de leur identité. (Sega)

Selon un rapport relatif à la mise en œuvre du plan mis à jour pour la prévention de la corruption au sein des structures subordonnées au ministre de la défense, des irrégularités s’élevant à environ 137 000 leva ont été établies. (Sega)

Le Conseil national du Mouvement « La Bulgarie aux citoyens » a décidé de sortir de la coalition du Bloc réformateur. (tous media)

Balkans

Vendredi dernier, Boïko Borissov, premier ministre, a reçu Denis Zvizdić, coprésident du Conseil des ministres de la Bosnie-Herzégovine. A l’issue de leur entretien, le premier ministre Borissov a déclaré être heureux que l’élite politique des Balkans ait compris que la seule voix mène à l’UE et à l’OTAN et qu’il soit dorénavant possible que les leaders des pays des Balkans Occidentaux se parlent. Les deux décideurs ont annoncé avoir discuté de la création d’une ligne aérienne régionale qui relie les capitales des pays des Balkans et de la poursuite d’autres projets d’infrastructure. (tous media)

Dans le cadre de sa visite au Kosovo, Boïko Borissov s’est entretenu avec le président Hashim Thaçi au sujet de l’approfondissement de l’intégration entre les pays de l’Europe Occidentale et de la garantie de la paix et de la sécurité dans la région. A l’occasion du dixième anniversaire de la déclaration de l’indépendance du Kosovo, Hashim Thaçi a décoré Boïko Borissov de l’Ordre de l’indépendance en récompense de ses mérites et de son engagement personnel en soutien de la liberté et de l’indépendance du pays, ainsi que des mérites du peuple bulgare pour le développement des relations d’amitié entre les deux pays. Plus tard dans la journée, il a été reçu par le premier ministre Ramush Haradinaj. (tous media)

Se référant à la rédaction macédonienne de la radio « Libre Europe », Sega rend compte des lignes générales d’un rapport de la Commission européenne sur les progrès réalisés par les Etats de la région des Balkans Occidentaux. Selon ce rapport, qui d’après l’agence BGNES sera rendu public mardi, l’Etat de droit constitue un point névralgique pour tous les Etats de cette région dont la fonction publique reste faible comme d’ailleurs les progrès en matière de liberté d’expression. Selon ce rapport, la Commission européenne envisagerait de recommander à l’Albanie et l’ARYM de commencer des négociations en vue de leur adhésion à l’UE et préciserait que celle de la Serbie continue de dépendre de sa démarche vers la normalisation des relations avec le Kosovo.(Sega)

Le 17 mai prochain, lors du sommet UE-Balkans occidentaux à Sofia, un mémorandum sera signé par les chefs d’Etats et de gouvernement des pays balkaniques en vue de la création d’un Institut international des hautes technologies pour l’Europe du Sud-Est. Du côté bulgare, l’initiative de la création d’un tel centre de recherche, appelé « le CERN balkanique » revient au président de la République et le gouvernement l’a inclus au programme de la présidence bulgare de l’UE, souligne 24 Tchassa. Basé à Sofia, il œuvrera en coopération étroite avec l’Agence européenne pour l’énergie nucléaire. (24 Tchassa, Sega, Troud)

Culture

La nuit des musées à Plovdiv, traditionnellement organisée en septembre par la fondation Open Arts, n’aura pas lieu cette année en raison d’un conflit qui a opposé les organisateurs et le maire de cette ville, Ivan Totev. Selon Sega, il s’agit d’un conflit né en février dernier à la suite de critiques adressées par la présidente de la fondation, Vesselina Sarieva, à la mairie qui finance les plus grands projets culturels à Plovdiv. Le financement prévu pour l’édition de cette année de la Nuit des musées sera utilisé pour les Fêtes de l’ancien Plovdiv, fixées du 21 au 23 septembre prochain, a annoncé la mairie. (Sega, dnevnik.bg)

Une exposition d’anciens ouvrages français rares, datant des 16e, 17e et 18e siècles et appartenant à la collection privée de Dimiter Baldjiev, ressortissant français originaire de Plovdiv, a ouvert aujourd’hui dans cette ville. Réalisé avec le soutien de l’Institut français, le projet s’inscrit dans le programme officiel de Plovdiv 2019, capitale européenne de la culture. (Standart)

Dernière modification : 18/04/2018

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