Lundi 1er octobre

Politique

Allocution du Président de la République

Dans une allocution au peuple bulgare, à l’occasion du 100e anniversaire de l’insurrection des Soldats du 29 septembre 2018, le président de la République Roumen Radev a appelé à l’unité en rappelant que « l’unité représente une lutte pour le respect de la légalité et de la justice. L’histoire ne doit pas être au service de la politique et il faut surmonter les divisions héritées au lieu de les exploiter en vue de faire des affaires politiques, car l’acharnement mine la voie vers l’avenir. Bien que ce processus risque d’être long et de se heurter aux forces qui alimentent la division, je suis sûr que la sagesse prendra le dessus sur l’acharnement ».

Lutte contre le trafic de drogue

500 kg d’héroïne ont été saisis dans deux poids lourds iraniens au poste-frontière de Kapitan Andreevo au moment de leur entrée dans le pays.

Media

Le journaliste Dimiter Varbanov de l’émission Gospodari na efira, diffusée sur Nova TV, présenté comme ayant été agressé et hospitalisé la semaine dernière à Veliko Tarnovo au moment où il était en train de faire un reportage dans un entrepôt de denrées périmées, a été écarté de l’équipe de l’émission. La raison ? Une vidéo des caméras de sécurité, parvenue à Mediapool.bg et démentant la version du reporter selon laquelle il aurait été battu et jeté à terre par deux gardiens de cet entrepôt. « Personne ne peut se permettre de manipuler d’une manière tellement brutale ! », s’indigne le producteur Djoudi Halvadjian dans les pages de 24 Heures. « Je comprends qu’il l’a fait dans un moment d’euphorie, d’adrénaline, mais nous ne pouvons pas fermer les yeux sur de telles choses. Nous sommes ceux qui luttent pour la vérité », observe-t-il. (24 Heures, mediapool.bg)

International

Discours du premier ministre à l’Assemblée générale de l’ONU

Le premier ministre, Boïko Borissov, a consacré la plus grande partie de son discours à l’Assemblée générale de l’ONU aux efforts de la présidence bulgare du Conseil de l’UE en vue de la réouverture du processus d’intégration des pays des Balkans occidentaux. Il a saisi l’occasion pour rappeler que « la Macédoine aura à prendre cette semaine une décision importante concernant l’accord avec la Grèce. C’est un moment historique et nous nous devons de les soutenir en vue de la prise de cette décision [importante] pour l’avenir de leur pays ». Il a également souligné que « les accords auxquels sont parvenus Sofia et Skopje et Athènes et Skopje sont extrêmement importants dans la mesure où ils constituent des pas vers la stabilité et la sécurité en Europe du Sud ».

Lors de son discours, il a annoncé que la Bulgarie fera des efforts pour obtenir un siège au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, et a évoqué le sauvetage des juifs par le peuple bulgare, comme argument en soutien à cette candidature.

Balkans

Référendum sur le nom de l’ARYM

Le faible taux de participation (37%, dont 92% voix « pour ») au référendum à Skopje sur l’adoption d’un nouveau nom du pays, République de Macédoine du Nord, suscite du pessimisme dans les media bulgares. « Crise dans les Balkans », titre Standart sur deux pages en soulignant que c’est aussi un échec pour l’accord signé entre la Grèce et l’ARYM, qui devait débloquer la voie pour cette dernière vers l’OTAN et l’UE. Un échec d’autant plus cuisant qu’il peut entraîner la chute du premier ministre grec Alexis Tsipras, estime ce journal. Capital.bg rappelle pour sa part le caractère consultatif du referendum et le fait que le sort final de l’accord sur le nom sera décidé par le parlement macédonien. (tous media)

Dnevnik.bg reprend l’analyse de Vessela Tcherneva, directrice de l’antenne bulgare du Conseil européen de politique étrangère, écrite à la veille du vote. « Un échec du referendum compliquerait l’équation politique difficile de trouver une majorité de 2/3 au parlement pour ratifier l’accord ». Un deuxième risque, susceptible de mettre en question la légitimité de l’accord gréco-macédonien, viendrait d’une forte participation des électeurs d’origine albanaise, en soutien à celui-ci et au gouvernement de Zoran Zaev, relève Mme Tcherneva. Selon elle, la déstabilisation de la région pour des décennies à l’avenir et le champ ouvert à la pénétration de groupes radicaux et de pays tiers comme la Russie, la Turquie et la Chine, reste une option réelle du fait d’une non-ratification probable de l’accord sur le nom de la Macédoine. (dnevnik.bg)

« 90% sur l’ensemble des participants au referendum, soit 603 000 personnes, ont dit ‘oui’ à l’intégration européenne de la Macédoine. Quel important capital, dans la perspective des futures élections parlementaires ! », indique l’historien Naoum Kaïtchev, ancien consul général de Bulgarie à Bitolja et membre actuel de la commission créée entre la Bulgarie et la Macédoine en vue de résoudre les dissensions nationales dans l’histoire commune des deux pays. « Les 63% qui n’ont pas participé peuvent être répartis comme suit : les personnes dont les noms figurent dans les listes électorales, mais qui sont à l’étranger ; les mécontents d’un changement du nom qui se sont laissés gagner par la campagne de boycott, soit près de 20% ; et les indifférents qu’on n’a pas su réveiller, ni motiver" explique M. Kaïtchev avant de conclure : « Selon certains jugements, ce n’est que comme membre de l’OTAN et de l’UE que la Macédoine aurait la possibilité de se préserver comme Etat ». (bnr.bg)

Dernière modification : 01/10/2018

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