Lundi 20 juillet

Coronavirus

Bilan

• Nombre de personnes contaminées : 8 733 (+ 95 en 24h)
• Nombre de guérisons : 4 106 (+ 25 en 24h)
• Nombre de décès : 300 (+ 1 en 24h)

Politique

Roumen Radev : « Réveillions en nous l’intransigeance de Levski »

À Levski, ville portant le nom du héros national Vassil Levski, le président de la République Roumen Radev a pris part à la célébration du 183e anniversaire de sa naissance. Dans un discours bref, il a appelé les Bulgares à réveiller en eux l’intransigeance de l’apôtre de la liberté, à être conscients qu’ils sont la solution à tout défi, que la liberté est une route que chacun doit parcourir, qu’au lieu de se taire, il faut lutter ensemble contre la tyrannie et l’injustice. A la question des journalistes de savoir jusqu’à quand les manifestations de protestation se poursuivraient, le président Radev a précisé : « Ce sont les citoyens qui répondront à cette question. Mais le malaise continuera tant que leurs justes revendications ne seront pas réalisées. La seule solution, c’est la création d’un gouvernement intérimaire : tôt ou tard, cela se fera. Plus tôt se sera, mieux ce sera pour tout le monde ». (president.bg)

La motion de censure contre le gouvernement a fait l’objet des discussions aujourd’hui au Parlement

Le PSB a introduit aujourd’hui au Parlement la cinquième motion de censure consécutive contre le gouvernement du GERB, et la seconde au sujet de la corruption. Pour l’instant seuls le PSB et le MDL ont déclaré leur soutien. « La mafia est dans l’économie, elle maîtrise les institutions, elle contrôle les médias, mais ne peut pas contrôler l’esprit du peuple. Le temps du GERB est fini », a déclaré le vice-président du Parlement, Christian Viguenin, PSB. Depuis la tribune, un autre député PSB, Kroum Zarkov a annoncé que « le procureur général est lié à ce gouvernement, et il doit s’en aller avec lui ». Jusqu’à présent, les socialistes évitaient de commenter la deuxième revendication des protestataires, précisément la démission du procureur général. La présidente du PSB, Kornelia Ninova a demandé « la démission, la punition des coupables et la restauration de la justice »

Le vice-premier ministre, Tomislav Donchev a quant à lui reconnu qu’il existe un problème de corruption dans le pays, et a fait la comparaison entre la corruption et une maladie chronique qui, dit-il, « doit être guérie avec les institutions et les lois, qui sont déjà empruntées de la pratique européenne (…). Le gouvernement restera en place tant qu’il peut être utile et tant qu’il n’a pas coupé le lien avec le peuple. Si ce lien a déjà été rompu, il n’est pas nécessaire que s’écrier pour demander notre démission ». Il a conclu en évoquant Aristote : « Il n’est pas important de gagner la guerre, mais d’organiser la paix » (tous médias)

À l’issue des débats, le Ministre des Finances, Vladislav Goranov a affirmé devant les journalistes qu’il « ne voit aucune raison de se retirer après avoir marqué une réussite particulière pour la Bulgarie, notamment son intégration dans l’union bancaire et rapprochement de l’euro ».

Les protestations continent et se répandent à l’étranger

L’avocat Nikolaï Hadjiguenov a lancé, samedi dernier, un appel à la désobéissance civile. Un nouveau groupe de protestataires s’est rassemblé devant l’Assemblée nationale, ce matin dès 7h. Entre-temps des milliers des bulgares partout dans le monde se sont réunis devant les ambassades de la Bulgarie pour protester contre la corruption dans le pays. Des Bulgares dans plusieurs différentes villes européennes dont Munich, Cologne, Mannheim, Stuttgart, Nuremberg, Francfort, Copenhague, Vienne et Bruxelles, ont brandi des pancartes portant l’inscription : « Je veux vivre en Bulgarie ». À Berlin, les protestataires ont planté des tableaux d’information sur la situation en Bulgarie afin de renseigner les passants des motifs de leur protestation. (tous médias)

Énergie

Tensions politiques et « réserve froide »

Les appels d’offres de livraison d’électricité en cas de panne ou de demande élevée (« réserve froide ») seront annulés et les financements prévus seront attribués à la centrale thermique publique Maritsa-Iztok 2, a déclaré vendredi dernier la ministre de l’énergie Temenoujka Petkova. Des amendements à la loi sur l’énergie seront déposés en ce sens au parlement dès cette semaine. Selon le président de la commission parlementaire de l’énergie, Valentin Nikolov (GERB), il s’agit d’une mesure décidée au niveau politique par le conseil de la coalition gouvernementale, qui serait temporaire et ne serait applicable que jusqu’au milieu de 2021, lorsque le marché de l’énergie devrait être entièrement libéralisé.

La semaine dernière le député Valeri Simeonov (Patriotes unis), membre de la coalition gouvernementale, a affirmé que la centrale thermique Varna et son propriétaire Ahmed Dogan, président d’honneur du MDL, ont reçu en 2019 quelque 60 millions de leva au titre de la réserve froide. Des données officielles de la répartition de la réserve froide en 2020, publiées fin juillet et citées par Dnevnik, indiquent que la centrale Varna recevra 26,5 millions de leva ; les trois centrales appartenant à l’homme d’affaires Hristo Kovatchki (Bobov dol, Maritsa 3, Toplofikatsia Roussé), 25,4 millions de leva au total ; la centrale publique Maritsa Iztok 2 : 1,76 millions de leva. (tous media)

Économie

Le dernier rapport de la BNB contredit les estimations d’une augmentation des investissements

Les chiffres annoncés dans le dernier rapport de la Banque nationale (BNB) semblent contredire les estimations du premier ministre, relatives à une augmentation des investissements en Bulgarie pendant l’année passée. En effet selon les données provisoires, le flux net des investissements directs dans le pays pour la période janvier-mai 2020, est positif à hauteur de 169.5 millions d’euros (soit 0.3 % du PIB) mais il a perdu quelques 136.7 millions d’euros (soit une diminution de 44.7) par rapport à la même période en 2019 (le flux net positif était alors de 306.2 millions d’euros, soit 0.5 % du PIB). (bnb.bg)

Europe

Le premier ministre Borissov soutient le couplage des fonds européens avec l’État de droit

S’exprimant sur Facebook depuis Bruxelles, dans le cadre du sommet européen sur le plan de relance et le prochain budget de l’Union européenne, le premier ministre Boïko Borissov a déclaré avoir soutenu l’État de droit « dans toutes ses options ». Il a également expliqué qu’en dépit des réductions budgétaires, les deux volets principaux pour la Bulgarie (la politique agricole et la politique de cohésion) seront maintenus à leurs niveaux actuels.

Selon des sources diplomatiques citées par Financial Times et relayées par la presse bulgare, M. Borissov aurait accusé le premier ministre néerlandais, Mark Rutte, de vouloir devenir « le policier de l’Europe », en s’appropriant le droit de décider si les plans nationaux de réformes sont suffisamment ambitieux pour justifier l’aide financière de l’UE. Plus tard, M. Borissov a publié sur Facebook une photo de lui avec M. Rutte en train de se saluer avec les coudes et de sourire, avec la mention « unisson complète ». (Dnevnik, 24 Heures)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
© Tous droits de diffusion et de reproduction de cette revue de presse sont réservés à l’Ambassade de France en Bulgarie.

Dernière modification : 20/07/2020

Haut de page