Lundi 30 novembre

Coronavirus

Bilan

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• Guérisons : 48 594 (+ 815 en 24h)
• Décès : 3 814 (+ 65 en 24h)
• Nombre d’hospitalisations : 6 869 (dont 430 en réanimation / soins intensifs)

Politique

Les agents de police et les pompiers protestent et demandent des hausses salariales

Des agents de police et des pompiers ont manifesté hier au centre-ville de Sofia pour réclamer des hausses salariales. La Fédération syndicale des agents du Ministère de l’Intérieur, qui est le plus grand syndicat dans ce secteur, n’est pas satisfaite de l’augmentation de 15% des rémunérations, votée par le Parlement la semaine dernière et qui s’appliquera à partir du 1er janvier 2021. « Nous n’avons pas dit que nous ne sommes pas prêts au compromis. Nous n’avons pas fermement dit que nous voulons une hausse de 30%. Nous disons que 15% est [un pourcentage] négligeable. Cela peut être la base de négociations, mais nous ne pouvons pas accepter cela sans négociations », a déclaré le président du syndicat, Valentin Popov.

Parallèlement, et à quelques dizaines de mètres seulement de cette manifestation, une contre-manifestation a été organisée devant l’Assemblée nationale par les mères d’enfants handicapés participant à l’initiative « Le système nous tue ». Dans un communiqué publié sur Facebook, les mères ont motivé leur contre-manifestation par « la conduite inacceptable, des actions inadéquates, des inactions, des insultes de la part des policiers à l’égard des manifestants, y compris le recours à la force physique ». Les mères ont exhorté les agents de police à demander une réforme du système avant de plaider pour des hausses salariales. Interrogé à ce sujet, Valentin Popov a souligné que les agents de police demandent la mise en place d’une vraie réforme depuis longtemps, mais que celle-ci prendra une dizaine d’années. (bTV, 24 Heures, Dnevnik, Darik News)

« Le politicien, le pistolet et l’argent » : une interview avec le premier ministre bulgare publiée dans le quotidien allemand, Frankfurten allgemeine zeitung

L’édition allemande Frankfurten allgemeine Zeitung a récemment publié une longue interview avec le premier ministre bulgare, Boiko Borisov dans laquelle tous les sujets actuels de grande importance publique ont été abordés.

Le premier ministre a expliqué les attaques, contre lui et son parti politique, par les réformes que son gouvernement a mené ces dernières années, en mettant l’accent sur l’adhésion de la Bulgarie au mécanisme de taux de change l’ERM 2 et qui empêchent les activités de la criminalité organisée dans le pays.

« Il y a à peine quelques mois, certains oligarques se sont rendus compte de ce que je leur ai fait subir (…) notre système bancaire est tellement stable que les machinations criminelles et les faillites des banques que nous avons vues suite à la période de transition et au moment où les socialistes étaient au pouvoir, ne sont plus possibles ». « C’est un plan qui se prépare depuis des années, et mes réformes n’ont fait qu’encourager mes ennemis », ajoute Boiko Borisov.

Selon lui, les manifestations demandant sa démission, ainsi que celle de son cabinet, ont été subventionnées par l’homme d’affaire en exil, Vassil Bozhkov tandis que les photos de sa chambre à coucher ont été prises par une femme : « C’est peut-être déraisonnable, mais quand une femme vient me voir, son sac à main n’est jamais fouillé. Une belle femme peut facilement échapper à ma sécurité (…). » Toujours selon le Premier Ministre, l’agresseur, « comme dans un manuel du KGB , aurait visé à détruire sa personnalité en s’appuyant sur des vérités objectives qu’il aurait par la suite déformées, afin de pouvoir servir les intérêts de quelqu’un d’autre : « Une partie de mes opposants, qui travaillent pour le Président de la République, Roumen Radev, sont des anciens agents secrets, des personnalités sorties de ces milieux, des officiers du Service de renseignements militaires russe ».

A la question de savoir pourquoi il manque des condamnations définitives à l’encontre de hautes personnalités politiques, le premier ministre a déclaré que sa position de chef de gouvernement ne lui permet pas d’influencer sur un système judiciaire indépendant.

S’agissant de la résolution au Parlement européen sur l’Etat de droit en Bulgarie, le premier ministre affirme avoir été très surpris qu’elle soulève la question d’une supposée minorité macédonienne en Bulgarie : « Il n’y a pas de minorité macédonienne en Bulgarie. Je ne connais pas une seule personne appartenant à cette minorité. J’ai découvert son existence à la lecture de la résolution ».

Ainsi, au sujet de l’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE, le premier ministre déclare que la Bulgarie souhaite, plus que l’Allemagne, voir l’avancement de son pays voisin et qu’un compromis est possible, à condition de connaître l’histoire : « les communistes en Bulgarie et à l’étranger, sous le contrôle de Moscou, de Staline, voulaient à l’époque pour des raisons idéologiques forcer les Bulgares en Macédoine à reconnaître leur identité macédonienne après la Deuxième guerre mondiale. Si aujourd’hui, durant ce processus d’adhésion, des affirmations mensongères apparaissent et que je reste sans réaction, mes opposants politiques vont m’accuser de vouloir vendre l’histoire bulgare sous la pression de nos partenaires européens » (24 heures, Dnevnik)

Balkans

Le premier ministre macédonien en butte à des critiques pour le ton modéré de ses propos vis-à-vis de la Bulgarie

Environ 2 000 personnes ont participé, jeudi dernier, à une manifestation anti-gouvernementale à Skopje, déclenchée par la récente interview du premier ministre Zoran Zaev à l’agence bulgare BGNES et par sa déclaration selon laquelle la Bulgarie est un ami de la Macédoine du Nord et non un « Etat fasciste », une référence utilisée à l’époque de la Seconde Guerre mondiale. L’action était organisée par le parti nationaliste d’opposition VMRO-DPMNE dont le dirigeant Hristian Mickoski a accusé la Bulgarie de vouloir « dépecer la Macédoine ». L’entretien de Zaev a intensifié la rhétorique hostile à son gouvernement et à la Bulgarie, non seulement au sein de l’opposition, mais aussi parmi ses alliés et les membres de son parti. Le président Stevo Pendarovski a également critiqué les propos du premier ministre Zaev en déclarant que le différend avec la Bulgarie ne pouvait être résolu que dans le respect de la dignité du peuple macédonien et que la lutte antifasciste était « au cœur de l’Etat macédonien moderne » [durant la Seconde Guerre mondiale, la Bulgarie était l’alliée de l’Allemagne nazie, avant de se ranger après la guerre du côté de la coalition antifasciste].

Entretemps, un monument érigé à Ohrid en commémoration de la mort de quinze touristes bulgares, péris dans un naufrage dans le lac d’Ohrid en 2009, a été vandalisé par des inconnus. Après la protestation du ministère bulgare des Affaires étrangères, qui a exprimé sa « profonde indignation face à cette profanation », le monument a été rapidement restauré. Réagissant à son tour, le ministère des Affaires étrangères de la Macédoine du Nord a fermement condamné « l’acte de vandalisme », en assurant que « les portes de la ville historique d’Ohrid restent grandes ouvertes à tous les touristes et en particulier à nos amis de la Bulgarie voisine qui sont toujours les bienvenus ». (bgnesagency.com, dnevnik.bg)

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Dernière modification : 14/01/2021

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