Lundi 30 septembre

Politique

Le directeur général de la radio publique refuse de démissionner

Le directeur général de la radio nationale BNR, Svetoslav Kostov, a refusé de déposer sa démission, suite à la demande de vendredi dernier formulée par le Conseil pour les médias électroniques (CME), qui lui donne une semaine pour quitter ses fonctions. Dans une interview à la bTV, M. Kostov a expliqué qu’il doit bénéficier d’un droit de réponse après l’audition des journalistes de la BNR par le CME, et que la direction de la radio doit rester en place durant l’enquête du Parquet et l’audit de la Cour des comptes, afin de pouvoir leur présenter tous les documents nécessaires. (bTV, Iconomist, Dnevnik, 24 Heures)

Aujourd’hui, en réponse aux deux manifestations accompagnées de demandes de la démission du directeur-général, une contre-manifestation a réuni, devant la BNR, quelques 30 à 40 employés de la radio nationale, dont des représentants des syndicats, des journalistes, des chauffeurs et des spécialistes en TIC, qui ont appelé à donner « 100 jours de tolérance » à M. Kostov. Les protestataires ont également demandé d’être auditionnés par le CME, affirmant que leur point de vue n’avait pas été entendu, et ont annoncé qu’une nouvelle contre-manifestation pourrait être organisée devant le CME d’ici vendredi prochain. (24 Heures, Club Z, Sega, Mediapool)

Économie

La plupart des entreprises françaises en Bulgarie considèrent le pays comme attractif

Selon un sondage, réalisé à la demande de la Chambre de commerce et d’industrie franco-bulgare (CCIFB) auprès de ses membres, 60% des entreprises françaises, implantées en Bulgarie, considèrent ce pays comme une destination d’investissements attractive, alors que 12% sont d’avis contraire. 61% des entreprises pensent que la situation économique restera stable en 2020, alors que 28% s’attendent à une amélioration et 9% à une dégradation. 38% des sociétés interrogées affirment qu’elles investiront certainement dans des formations professionnelles pour leurs employés en 2019, tandis que 27% sont « plutôt sûres » d’investire. Parmi les plus grandes difficultés rencontrées par les entreprises figurent le manque de personnel (48%), la bureaucratie (32%) et la corruption (17%). Plus d’un tiers des 230 membres de la CCIFB ont répondu à l’enquête. (Capital)

Balkans

Réunion consultative sur les relations avec la Macédoine du Nord

Le président de la République Roumen Radev a convoqué aujourd’hui une réunion consultative sur les relations bilatérales avec la Macédoine, dans le contexte de la décision éventuelle du Conseil européen d’ouverture de négociations d’adhésion à l’UE. Le premier ministre Borissov, les vice-premiers ministres Ekaterina Zaharieva et Krassimir Karakatchanov, y ont pris part, ainsi que des députés. Le but de la réunion était de passer en revue les résultats atteints par la commission conjointe pluridisciplinaire bulgaro-macédonienne, créée aux termes du Traité bilatéral d’amitié, de coopération et de bon voisinage. Composée d’experts et de diplomates, cette commission a pour mission de résoudre les dissensions historiques et éducatives subsistant entre les deux pays. Jusqu’à présent, les résultats de ses travaux ont été jugés comme très insuffisants par la partie bulgare.

A l’issue de la réunion, le président de la République a résumé ainsi l’accord de principe atteint par les participants : (i) l’intégration européenne de la Macédoine du Nord ne peut pas avoir lieu au préjudice de l’intérêt national bulgare ; (ii) le gouvernement bulgare doit élaborer une nouvelle position vis-à-vis de la Macédoine visant à intégrer les résultats des travaux de la commission conjointe au cadre de négociation de ce pays avec l’UE ; et (iii) la candidature de la Macédoine à l’UE devrait être liée avec celle de l’Albanie.

Pour le premier ministre Borissov également, Skopje doit comprendre que le soutien bulgare n’est pas inconditionnel et qu’il doit mettre fin à sa « guerre de propagande fratricide ». « Il n’y a pas de peuple plus proche du nôtre que le peuple macédonien ! », a-t-il souligné « Et maintenant, devons-nous l’arrêter, lorsque tous les Etats membres voteront pour ? Nous avons fait énormément d’efforts pour imposer le thème des Balkans occidentaux au plus haut niveau. Voilà pourquoi nous voulons que le thème de l’Albanie soit lié à celui de la Macédoine du Nord. Car de tels trous [sur la carte européenne] ne sont pas bons pour la prospérité de l’Europe. Et nous appelons la Macédoine à agir vite, à prendre immédiatement les décisions nécessaires ».

Pendant le week-end, le vice-premier ministre et ministre de la défense Krassimir Karakatchanov a défendu la position suivante : la Bulgarie devrait s’opposer à l’ouverture de négociations d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’UE. Sa réaction a été provoquée par une déclaration du président nord-macédonien, Stevo Pendarovski, selon laquelle il ne faut pas presser la commission conjointe, mais lui donner du temps pour atteindre des résultats. Selon M. Karakatchanov, un tel ton d’atermoiement est inadmissible. « Si la commission ne veut pas compter avec les délais, il n’y aura pas non plus de délais fixes sur le chemin de la Macédoine du Nord vers l’Europe », a-t-il considéré. (tous media)

Dernière modification : 30/09/2019

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