Mardi 04 novembre

LE CASTING

LES EQUIPES DU GERB ET DES REFORMATEURS EXAMINENT LA REPARTITION DES POSTES MINISTERIELS

La déclaration de programme du GERB et du Bloc réformateur, recensant vingt priorités pour le nouveau gouvernement, a été finalisée et communiquée au Front patriotique et à ABC en vue de lui assurer un soutien plus large au parlement.
Ceci fait, les deux équipes, auxquelles s’est joint le président du GERB Boïko Borissov, se sont réunies aujourd’hui pour négocier la répartition des postes ministériels, examiner les candidatures et mettre au point les mécanismes de prise de décision au sein de la future coalition gouvernementale. A l’issue de la rencontre, Roumiana Batchvarova et Radan Kanev ont présenté le projet de structure du nouveau cabinet de coalition GERB-BR.
Le gouvernement sera présidé par M. Borissov. Il comptera trois vice-premiers ministres et 18 ministres (dont 6 postes offerts aux réformateurs). Des noms de candidats n’ont pas été révélés parce qu’ils devront d’abord être validés par les deux groupes parlementaires. Des pourparlers auront également lieu avec d’autres forces parlementaires et il ne serait pas exclu que des postes ministériels leurs soient proposés, notamment à ABC, indique Mediapool.
Se référant à des sources informelles, Mediapool essaie de réunir les pièces du puzzle.
M. Dontchev serait pressenti pour le poste de vice-premier ministre en charge de tout le secteur économique et des fonds européens. Les deux autres postes de vice-premier ministres seraient réservés au leader du Mouvement Bulgarie aux citoyens, Meglena Kouneva, chargée des affaires européennes, et à Roumiana Batchvarova (GERB). Mme Batchvarova cumulerait ce poste avec celui de ministre sans portefeuille de la fonction publique et de l’administration électronique.
Le portefeuille de l’agriculture serait offert à Dessislava Taneva du GERB. Une autre candidature à ce poste, celle de Roumen Khristov de l’Union des forces démocratiques (composante du BR), ayant occupé ce poste à deux reprises (ministre intérimaire en 1994-1995 et en 1997) et connu pour ses proches relations avec le MDL, aurait été retirée comme suscitant des doutes.
Le ministère des finances serait dévolu à Vladislav Goranov du GERB (ancien vice-ministre des finances, 2009-2013), dont les contacts personnels avec M. Peevski avaient éclaté au grand jour dès 2010, souligne l’agence.
Mediapool informe également que les réformateurs auraient demandé le maintien de Khristo Ivanov à la tête de la justice.
Toujours d’après des sources proches de ce site en ligne, M. Borissov aurait repoussé les prétentions du Bloc sur les ministères de l’intérieur et des transports. Ces portefeuilles seraient proposés à Vesselin Voutchkov (ancien vice-ministre de l’intérieur 2009-2013) et à Ivaïlo Moskovski du GERB, ancien titulaire du poste.
Pour le ministère de l’économie et de l’énergie, qui serait divisé en trois (économie, énergie et tourisme), les partenaires de coalition avancent les candidatures de Bojidar Loukarski (économie), Delian Dobrev (énergie) et Ivo Marinov (tourisme ; ancien vice-ministre du tourisme dans le gouvernement du GERB).
Le ministère du développement régional serait également réservé au GERB : le portefeuille serait proposé à son ancien titulaire Liliana Pavlova.
Le ministre de l’environnement et de l’eau aurait très probablement à sa tête Ivelina Vassileva (GERB).
L’actuel ministre des affaires étrangères, Daniel Mitov, conserverait son poste. Au leader des agrariens au sein di BR (Union nationale agrarienne bulgare), Nikolaï Nentchev, serait proposé le portefeuille de la défense. Peter Moskov (député BR) serait le nouveau ministre de la santé. Vejdi Rachidov retrouverait son siège de ministre de la culture. Todor Tanev (BR) serait candidat au ministère de l’éducation.
Par ailleurs, hier, le chef de l’Etat a poursuivi les consultations avec le Front patriotique. Les représentants de ce groupe parlementaire ont exprimé leur volonté de former un « gouvernement professionnel et fonctionnel » si le président de la République les charge de ce mandat et au cas où d’autres forces politiques échoueraient à le faire.
Le président Plevneliev a également rencontré le groupe parlementaire du Bloc réformateur et du MDL. Celui-ci est prêt à assurer 600 jours de tolérance au nouveau gouvernement, mais uniquement s’il s’agit d’un cabinet bipartite du GERB et du Bloc réformateur avec un profil européen clair, mais non à une formation soutenu par le Front patriotique et ABC, a relevé M. Mestan à l’issue de la rencontre.
Pour demain sont prévus les deux dernières consultations avec le PSB et le GERB. Selon Tomislav Dontchev, l’un des participants actifs ces derniers jours aux négociations menées par le GERB, c’est le 5 ou le 6 novembre prochain que le chef de l’Etat chargera son parti du mandat de constituer le prochain cabinet bulgare. (mediapool.bg)

LA REPERCUSSION

LE REPLI DES DEPOSANTS VERS LES BANQUES ETRANGERES : L’EFFET LE PLUS VISIBLE DU KRACH DE LA KTB

La crise bancaire déclenchée cet été par l’effondrement de la KTB (Corporate Commercial Bank), quatrième banque de Bulgarie par ses actifs, a eu pour effet un redéploiement du secteur bancaire dans le pays. Les changements les plus nets en sont la redistribution entre les banques, la confiance sérieusement ébranlée en cours de rétablissement des clients et la perte de plus d’un milliard de dépôts non garantis qui seront effacés des comptes de la KTB, écrit Capital Daily dans une analyse consacrée aux répercussions des séismes récents dans le secteur.
Les retraits massifs de fonds des deux établissements mis sous tutelle, la KTB et sa filiale Victoria, et la panique déclenchée parmi les déposants de Fibank (First Investment Bank, 3e institution bancaire par ses actifs) ont déplacé une bonne part de l’épargne vers des banques détenues par des groupes internationaux. Les statistiques de la Banque nationale de Bulgarie à la fin de septembre montrent que la confiance des clients est en train de se rétablir et que le volume des fonds attirés augmente. Toutefois, le retour des épargnants diffère d’une banque à l’autre et le lent redécoupage du marché bancaire se précise.
Le changement le plus net qu’on observe est au niveau de la Fibank : après avoir perdu 439 millions de leva, retirés lors de la grande panique de juin dernier, la banque continue à enregistrer une réduction des fonds déposés par les entreprises et les particuliers. Dans la même situation on retrouve également deux autres banques, Investbank et la Banque coopérative centrale.
Dans ce contexte, les banques étrangères, ont exercé un plus grand attrait sur les déposants. Ainsi par exemple, Unicredit Bulbank, Raiffeisenbank et la banque DSK ont attiré la majorité des fonds déposés par les entreprises. A la tête du classement des dépôts de particuliers se rangent Unicredit Bulbank, Société Générale Expressbank et la banque DSK.
Par ailleurs, dans un entretien de ce matin sur la bTV, Martin Zaïmov, ancien sous-gouverneur de la BNB en charge de la caisse d’émission, souligne que la KTB était une pseudo-banque et que sa genèse était liée à des gens proches des anciens services secrets communistes. Selon lui, il ne faut pas chercher des explications financières dans son krach. « Beaucoup de gens étaient convaincus que rien ne pouvait arriver à une banque qui a ses bons amis parmi les hommes au pouvoir », déclare M. Zaïmov qui cite les noms de Sergueï Stanichev, Boïko Borissov et Ivan Kostov. « Mais même le copinage de qui que ce soit ne suffit pas à faire tenir debout une affaire qui marche mal », conclut-il.
Sega informe de l’apparition d’un nouveau « sauveur » qui s’est déclaré prêt à recapitaliser la KTB en y investissant 5,2 milliards de leva à condition de pouvoir compter sur une aide supplémentaire de la part de l’Etat. Une telle offre, signée par un certain Nikola Soukmandjiev au nom d’un groupe d’investisseurs dont les noms ne sont pas précisés, a été envoyée à la BNB, le Conseil des ministres et l’Assemblée nationale. (Capital Daily, Sega, dnevnik.bg)

LЕ DEMENTI

LES SERVICES DE RENSEIGNEMENTS NE CONFIRMENT PAS L’IMPLICATION DE BULGARES DANS L’ORGANISATION TERRORISTE DAECH

Le Premier ministre Gueorgui Bliznachki a déclaré hier que les différents services de renseignements ne lui ont pas communiqué d’informations confirmant les affirmations du ministre de la défense par intérim Velizar Chalamanov que « des citoyens bulgares combattaient aux côtés de l’organisation terroriste Daech (« Etat islamique ») ». Il a également précisé qu’aucune demande officielle de convoquer le Conseil de sécurité n’a été introduite. M. Bliznachki a tout de même promis de faire état de sa position après avoir pris connaissance des données dont disposait le ministre Chalamanov. Le directeur des renseignements militaires Vesselin Ivanov, interrogé il y a quelques jours par la presse au sujet de l’existence de pareilles informations, a botté en touche : « Je ne peux pas le nier puisque le ministre l’a dit. Il dispose de beaucoup plus d’informations que nous ». Le service d’Etat de la sécurité nationale (DANS) et le Service national des renseignements ont affirmé ne pas disposer d’informations impliquant des Bulgares dans le djihad.
Le ministre Chalamanov, cité par l’agence Focus, a concédé, hier, lors d’une discussion consacrée aux risques et choix stratégiques devant la Bulgarie, que « la menace de l’Etat islamique ne découle pas du fait que des Bulgares participent ou pas [à l’Etat islamique] mais de ce qui se fait en Syrie et en Irak ».
Par ailleurs, l’agence BGNES informe que le TGI de Kardjali a décidé de fermer une école islamique privée non conforme à la constitution et aux lois bulgares. Cette action en justice avait été intentée sur la base de signalements parvenus à la DANS et au parquet et suite à une inspection à laquelle avait procédé le service déconcentré de l’Agence de la protection de l’enfance. (Pressa, Sega, Capital Daily)

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Dernière modification : 05/11/2014

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