Mardi 09 septembre

LE SCRUTIN

NOMBRE SANS PRECEDENT DE DEMANDES D’OUVERTURE DE BUREAUX DE VOTE A L’ETRANGER

Aujourd’hui, 9 septembre, se termine le délai dans lequel les citoyens bulgares établis à l’étranger pouvaient déclarer auprès des ambassades et des consulats bulgares leur intention d’aller voter aux élections législatives anticipées du 5 octobre. Le nombre des demandes recueillies va déterminer combien de bureaux de vote seront ouverts à l’étranger, rappelle Dnevnik.bg.
A ce jour, le ministère des affaires étrangères a ouvert 402 bureaux en dehors de la Bulgarie battant ainsi un record absolu, souligne Sega. A titre de comparaison, lors des législatives en 2009 et 2012 les bureaux à l’étranger n’étaient respectivement que 274 et 227. Le journal voit une explication possible de ce record dans les dispositions du nouveau Code électoral qui permettent désormais l’ouverture d’un bureau de vote dès que celle-ci est demandée par 40 (pour les villes sans représentation diplomatique ou consulaire bulgare) ou 20 (pour les villes dotées d’une ambassade ou d’un consulat bulgares) résidents bulgares à l’étranger. En outre, la loi permet aux ambassadeurs et aux consuls de demander de leur propre initiative l’ouverture de tels bureaux. De plus, des ressortissants bulgares munis d’un titre d’identité peuvent, le jour du scrutin, se présenter dans un bureau de vote à l’étranger et demander que leurs noms soient ajoutés à la liste.
Les chiffres non encore définitifs montrent que le plus grand nombre de bureaux sont ouverts en Turquie (153). En Espagne, il y en a 36, en Grande-Bretagne 20, en Allemagne 15, aux Etats-Unis 14. Un scrutin massif à l’étranger profitera en priorité au GERB et au MDL parce que ce sont ces deux partis qui avaient recueilli le plus grand nombre de votes « étrangers » lors des dernières législatives, estime Sega citant le record de 100% de voix pour le MDL atteint dans la petite ville de Łęknica, en Pologne, lors des élections européennes en mai dernier.
Dans les pages de Troud, Dimiter Dimitrov, expert en systèmes électoraux, relève que le nombre des électeurs bulgares avoisine 7 millions (6 931 855 de personnes d’après le service des registres civils). Toutefois, souligne-t-il, ce nombre se verra augmenter d’au moins 100 000 électeurs dont les noms seront ajoutés sur les listes le jour du scrutin dans les bureaux de vote à l’étranger. Il faut y ajouter également les 20 000 ou 30 000 noms de personnes ayant demandé l’ouverture d’un bureau à l’étranger puisque ces noms ne seront pas retirés des listes d’émargement en Bulgarie. « Selon la procédure, après les élections le service des registres civils doit vérifier s’il y a ou non des doublons. Autrement dit, ce service doit éplucher toutes les listes, y compris les listes dites complémentaires, pour établir […] si quelqu’un a voté deux fois en infraction de la loi. Une procédure pratiquement infaisable. Même si l’on constate l’existence de deux signatures, la question de savoir qui a signé risque de rester non élucidée dans le cadre de n’importe quelle législature. Il faut faire des expertises, etc. D’autre part, les vérifications sont faites après la publication des résultats du scrutin. Je doute qu’on puisse imaginer un vainqueur aux élections faisant des efforts pour discréditer le résultat électoral parce que la vérification est faite par l’administration publique qui est fonction des majorités au pouvoir. […] La seule solution rationnelle à ce problème est, une fois de plus, [l’adoption d’un] registre des électeurs et le vote en ligne », conclut l’expert. (Sega, Troud, dnevnik.bg)

LA PERSPECTIVE

VERS UN NOUVEAU MODELE DU SYSTEME DE SANTE

Dans un entretien accordé à Capital Daily, Stoyan Tonev, un des auteurs du programme en matière de santé du GERB et candidat aux élections législatives, actuellement maire adjoint de Sofia en charge de la santé, dresse le bilan d’un secteur particulièrement éprouvé par une série de réformes non abouties. Riche d’une expérience managériale de douze ans à la tête du plus grand établissement hospitalier en Bulgarie, l’Académie militaire de médecine, il met en perspective les premiers pas à faire pour rénover le modèle.
De par le volume financier absolu des fonds investis dans le domaine de la santé, la Bulgarie occupe la dernière place dans l’UE et la 82e place dans le monde, indique M. Tonev. Pendant les cinq dernières années, l’espérance de vie a grandi, mais elle reste de sept ans au-dessous du niveau moyen en Europe. Les indicateurs relatifs à la mortalité infantile s’améliorent, mais celle-ci continue à figurer parmi les problèmes les plus sérieux à régler. L’accès gratuit à des spécialistes est de quelques crans meilleur que celui en Grande-Bretagne ou aux Etats-Unis. Toutefois, la Bulgarie ne saurait se comparer sur cet indicateur à la France ou aux pays scandinaves où les dépenses publiques par habitant en matière de santé sont dix-huit fois plus élevées.
Les soins « gratuits » en Bulgarie ont un corrélat particulièrement mauvais, à savoir le besoin pour les patients de cofinancer à hauteur de presque 50% les services qu’ils reçoivent. Il n’y a que 23% des Bulgares qui cotisent à la caisse d’assurance-maladie et qui financent réellement les prestations des 77% restants de la population. Il est évident que le mécanisme financier actuellement existant ne fonctionne pas, déclare M. Tonev.
« L’Etat doit se mettre à respecter l’engagement de payer à 100% les contributions d’assurance-maladie pour les personnes à sa charge [NDR : agents publics, retraités, étudiants, etc. dispensés de cotiser à l’assurance-maladie]. Maintenant, il ne le fait qu’à 50% et encore ces contributions sont calculées sur le salaire minimum. Si la situation change, en quatre ans le taux des dépenses réservées à la santé grimpera de 3,9% à 5,2% du PIB », considère l’expert.
Une autre innovation que le GERB proposera s’il arrive au pouvoir, consiste en ce qu’une partie des cotisations au système des soins alimente un fonds spécial, distinct de la caisse nationale d’assurance-maladie et du ministère des finances. Les cotisants à ce ou ces fonds, qu’ils soient publics ou privés, et les membres de leurs familles pourront jouir du capital ainsi accumulé dès qu’ils en auront besoin.
Le nouveau modèle de santé doit prévoir également la poursuite des réformes du dispositif des urgences, notamment la nette amélioration des conditions de travail et de la rémunération des urgentistes. Cela sera pour ce secteur la priorité numéro un du GERB pendant la première année de sa mandature.
Le système des soins ambulatoires sera repensé dans un souci de dégorger les établissements hospitaliers de patients qui peuvent être pris en charge par la médecine de ville ou qui nécessitent des soins complémentaires après leur hospitalisation.
Le nombre des hôpitaux par région, ainsi que celui des lits, devra être recadré de façon très attentive. Au lieu de fermer des établissements, il faut réfléchir à les restructurer en fonction des besoins concrets de la région.
S’arrêtant sur un des problèmes les plus graves du secteur, notamment la fuite de jeunes médecins bulgares à l’étranger (30% des diplômés en médecine partent à l’étranger et 21% définitivement), M. Tonev estime que le remède serait un engagement réel de la part de l’Etat de financer la spécialisation des médecins en contrepartie d’obligations nettes pour les jeunes spécialistes après leur formation, par exemple une année de pratique obligatoire dans des maillons importants du système comme les soins urgents, les soins dans des zones éloignées ou dans des centres de traitement de maladies d’importance sociale. (Capital Daily)

LA DEFENSE

LE GOUVERNEMENT INTERIMAIRE PREVOIT D’ACCROITRE DE 8% LES EFFECTIFS DES FORCES ARMEES

Le 4 septembre dernier, le gouvernement intérimaire a adopté une ordonnance portant modification du Plan de développement des forces armées (2010). Un des principaux amendements concerne le nombre des effectifs de l’armée et des structures relevant de l’autorité du ministre de la défense : il sera augmenté pour la première fois depuis 1989, passant de 37100 à 39 560 personnes, dont 30 610 militaires.
L’augmentation des effectifs des forces armées sera compensée par la diminution du nombre des réservistes et du personnel actif du ministère de la défense, observe 24 Tchassa. Ainsi le nombre du personnel actif relevant du ministère de la défense ou de l’autorité directe du ministre sera-t-il réduit, d’ici la fin de l’année, de 7000 à 4 540 personnes (cité d’après le site Otbrana.com). Parallèlement, les structures relevant directement du ministre seront réorganisées et leurs effectifs passeront de 8 620 à 10 520 personnes.
Les effectifs des différentes armées seront portés de 26 100 à 28 140 personnes (dont 25 360 militaires et 2 780 agents civils) et le nombre des réservistes sera réduit de 3 150 à 2 850 personnes.
Par ailleurs, le site Otbrana.com informe que par la même ordonnance, le gouvernement a porté création d’un centre logistique bulgare auprès du centre de l’OTAN chargé de la recherche, de la mise en place et du renforcement des capacités en matière de gestion de crises. La nouvelle structure militaire relèvera du ministère de la défense et aura un personnel de 40 personnes. (24 Tchassa, otbrana.com)

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Dernière modification : 09/09/2014

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