Mardi 1 octobre

Politique

L’ORIM demande la suspension du Comité d’Helsinki

Anguel Djambazki, vice-président de l’ORIM et député européen, et Alexandre Sidi, député à l’Assemblée nationale de ce même parti, ont demandé au Parquet de suspendre les activités de l’organisation non-gouvernementale « Comité d’Helsinki de Bulgarie », dans le cadre de la mise en liberté anticipée de Jock Palfreeman. Selon les deux députés, « le Comité d’Helsinki de Bulgarie exerce, de manière directe et indirecte, des pressions sur les magistrats bulgares et mène des activités anticonstitutionnelles, illégales, immorales et ouvertement anti-bulgares ». Dans une déclaration, le Comité d’Helsinki a accusé l’ORIM de vouloir utiliser l’ONG à des fins électorales, et a déclaré qu’il s’agit d’une « attaque contre l’activité de dizaines d’ONG dans tout le pays qui soutiennent les organes des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire ». (tous médias)

Balkans

Réunion consultative sur les relations avec la Macédoine du Nord (suite)

« La Bulgarie durcit le ton envers Skopje » (Sega) ; « La Bulgarie soutiendra quand même l’ouverture de négociations avec la Macédoine du Nord » (Capital) ; « Les conditions bulgares : Skopje doit réécrire les manuels d’histoire » (24 Heures) ; « Soutien pour Skopje si les dissensions historiques sont effacées » (Monitor) – sous ces titres, la presse bulgare rend compte de la réunion consultative organisée par le président de la République sur les relations avec la Macédoine du Nord dans le contexte de l’ouverture éventuelle de négociations en vue de son adhésion à l’UE. Le politologue Stoïtcho Stoïtchev (24 Heures) indique que dans la conjoncture actuelle, les dissensions historiques entre la Bulgarie et la Macédoine du Nord ne peuvent pas bloquer l’intégration européenne de cette dernière. Les problèmes identitaires – les seuls qui divisent les deux pays – ne seront résolus ni demain, ni après-demain, mais la Bulgarie ne bloquera pas son voisin, ni aucun autre pays balkanique sur sa route vers l’Europe. La raison en est simple : les Bulgares ont pris conscience à quel point l’intégration des Balkans est importante pour eux. (tous media)

Sur sa page Facebook, l’expert Ilian Vassilev indique que la politique bulgare montre de nouveau son extrême faiblesse à l’égard de la Macédoine. Les yeux des politiciens restent rivés sur l’histoire et ne voient ni les routes, ni les chemins ferroviaires, ni les tuyaux de gaz, dont un tiers est exploité actuellement. « On nous parle d’intérêt national. Et qui a dit que la bataille pour Gotsé Deltchev est la seule et suprême émanation de l’intérêt national ? […] Les politiciens bulgares ont toujours raté leur examen « Macédoine » parce qu’ils se laissent prendre aux propos de pseudo nationalistes et populistes. Mais le plus haut patriotisme, c’est de rendre ton pays attrayant et d’en faire un leader régional, que ce soit sur le plan de l’économie, de la démocratie, de la politique de type européen, de la prospérité, de la démographie ou de l’optimisme national », souligne l’expert.

Face à l’intention des dirigeants bulgares de lier l’intégration européenne de la Macédoine du Nord aux résultats de l’application du Traité de bon voisinage bulgaro-macédonien, le premier ministre nord-macédonien Zoran Zaev a réagi : « J’admets les recommandations bulgares. Il est possible qu’une solution soit vite trouvée aux questions posées », a-t-il commenté devant l’agence nord-macédonienne MIA. Et le président de la République de la Macédoine du Nord Stevo Pendarovski a relevé pour la chaîne bTV que jusqu’à présent, la Bulgarie a toujours soutenu la Macédoine du Nord sur le chemin de l’intégration euroatlantique. Il s’est dit également convaincu que ce soutien sera maintenu et qu’il suivra la mise en œuvre complète du Traité de bon voisinage. (tous media)

Médias

La BNT met fin au contrat de sa correspondante à Berlin

La télévision nationale BNT n’a pas prolongé le contrat de sa correspondante à Berlin, Maria Stoïanova, qui expire aujourd’hui, sans pour autant lui offrir un poste à Sofia. Selon le directeur général de la BNT, Émile Kochloukov, « le contrat avec elle est particulièrement lourd, impliquant des dépenses financières que la télévision ne peut pas se permettre ». « Mais je suis sûr qu’avec ses qualités professionnelles elle ne restera pas sans travail », a-t-il ajouté, tout en expliquant que le bureau à Berlin ne sera pas supprimé, mais que la BNT cherchera à embaucher un journaliste à un « contrat civil » (selon la législation bulgare). La presse rappelle qu’en 2017, lorsque Mme Stoïanova était membre du Conseil pour les médias électroniques, elle s’est ouvertement opposée à la candidature de M. Kochloukov au poste de directeur général de la BNT. Celle-ci a été écartée par la suite, au profit de celle du prédécesseur de M. Kochloukov, Konstantin Kaménarov. (tous médias)

Europe

Audition de la commissaire européenne désignée à l’Innovation et à la Jeunesse

Suite à son audition d’hier soir, la commissaire européenne désignée en charge de l’innovation et de la jeunesse, Mariya Gabriel, a été approuvée à l’unanimité par les membres des commissions du Parlement européen (PE) pour l’industrie, la recherche et l’énergie et pour la culture et l’éducation. C’est ce qu’a annoncé le président du groupe du Parti populaire européen au PE, Manfred Weber. Le PE se prononcera sur l’ensemble des membres désignés de la nouvelle Commission européenne le 23 octobre prochain. (tous médias)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 01/10/2019

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