Mardi 11 février 2014

L’évènement

Petite délinquence : mesures de police spectaculaires à la campagne

Le ministère de l’Intérieur vient de lancer hier une grande campagne, qualifiée par la presse de démonstration ostentatoire, en réponse aux innombrables plaintes de la population des villages bulgares, devenue depuis des années la proie sans défense de petits délinquants de tout genre. Selon le secrétaire général de ce ministère, Svetlozar Lazarov, il s’agit d’une action programmée depuis l’automne dernier. « Nous envoyons la gendarmerie là où il faut pour dissuader les criminels et contrôler les lieux de revente d’objets volés. Ce n’est pas une action limitée dans le temps, elle continuera tant qu’il faudra », a-t-il expliqué devant des journalistes en réfutant toute allégation de coïncidence voulue entre le début de l’opération et les débats au Parlement sur la sécurité nationale défaillante à l’occasion de la motion de censure.
L’opération couvre 12 régions : Bourgas, Kardjali, Khaskovo, Montana, Pazardjik, Pleven, Plovdiv, Silistra, Sliven, Sofia-région, Vidin et Vratsa. 54 équipes de gendarmerie dotées de 45 véhicules y sont déployés, soit 146 agents.
« La démonstration d’hier de lutte contre la criminalité au quotidien est une mauvaise démarche, parce qu’on ne combat pas la délinquance avec ce type de campagne. Ce qui est vraiment nécessaire, c’est que le ministère de l’Intérieur fasse un état des lieux des forces et des moyens dont il dispose, de la dynamique de la petite délinquance et des modes de réaction rapide. Cela suppose des équipes mobiles, des forces spéciales capables de réagir vite. Au lieu de cela, nous voyons des équipes de la gendarmerie dépêchées dans les villages, ce qui ne peut produire qu’un effet éphémère », commente le politologue Antoniï Galabov dans les pages de Troud. (tous journaux)

L’annonce

La Bulgarie demande l’aide de l’UE à propos des visas pour les Etats-Unis, le Canada et l’Australie

La Bulgarie a notifié au Parlement européen, au Conseil de l’Union européenne et à la Commission européenne l’obligation de visa qui lui est imposée par les Etats-Unis, le Canada et l’Australie. Le ministère bulgare des affaires étrangères avertit que si cette obligation n’est pas levée d’ici 90 jours à compter de la notification, la Bulgarie pourrait demander à la Commission européenne de suspendre l’exemption de visa pour certaines catégories de citoyens des pays susmentionnés.
Pour sa part, la Commission européenne peut, au plus tard six mois à compter de la notification, à la demande du pays concerné ou de sa propre initiative, suspendre l’exemption de visa pour des pays tiers pour une période de six mois pouvant être prolongée de six mois encore. La Commission a enfin le droit de demander au Parlement européen de suspendre le régime d’exemption de visa pour le pays récalcitrant.
Sega précise qu’à chaque étape de cette procédure les commissaires européens auront à juger de l’impact que de pareilles mesures auront sur les relations bilatérales. Ce même quotidien rappelle que la Bulgarie bénéficie de la possibilité de recourir à l’aide de la Commission européenne suite à un amendement à la législation européenne de décembre 2014. (Sega, Troud)

La bienfaisance

Un philanthrope à la recherche de villages dépeuplés pour y installer des réfugiés syriens

Le philanthrope canadien Yank Barry est à la recherche de villages dépeuplés en Bulgarie du Nord-Ouest pour y installer des familles de réfugiés syriens, relate Pressa. Le projet du millionnaire, dont une équipe se rendra dans quelques jours dans le pays, est d’acheter de la terre et des maisons où pourront vivre et travailler des Syriens ayant obtenu le droit d’asile, désireux de s’établir en Bulgarie. Le consentement de la population locale sera recherché dans tous les cas, a assuré un membre de son équipe.
« Il y a en Bulgarie beaucoup de villages déserts. Je veux m’y rendre et leur insuffler de la vie avec mon argent, créer des emplois, y compris pour les Bulgares », déclare M. Barry. D’après lui, son projet devrait se réaliser d’ici cinq à six mois.
En novembre dernier, rappelle le même journal, le philanthrope avait loué à Bankia, aux environs de Sofia, un hôtel et y avait installé quelques familles de réfugiés syriens. (Pressa)

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Dernière modification : 08/12/2016

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