Mardi 24 novembre

Coronavirus

Bilan

• Contaminés : 121 820 (+ 1 123 en 24h)
• Guérisons : 38 226 (+ 1702 en 24h)
• Décès : 3 069 (+ 189 en 24h)
• Nombre d’hospitalisations : 6 270 (dont 399 en réanimation / soins intensifs)

Le ministre de la santé propose un durcissement des mesures antiépidémiques dans plusieurs domaines

Lors de la conférence de presse du centre opérationnel de lutte contre la Covid-19 qui a eu lieu hier, le Ministre de la santé, Kostadin Anguelov a proposé l’introduction d’une série de nouvelles mesures visant à restreindre la propagation du virus. Tout d’abord, l’Etat d’urgence épidémique a été prorogé de quatre mois, soit jusqu’à la fin du mois de mars 2021. Par ailleurs, une partie des mesures antiépidémiques prévues incluent la fermeture des restaurants, des bars, des boîtes de nuits et de tous les commerces à l’exception des magasins alimentaires, des pharmacies, des banques et de la poste. Les restaurants pourront tout de même continuer à assurer la livraison de nourriture à domicile. Si les mesures sont adoptées lors du Conseil des Ministres de demain, les écoles maternelles devront fermer leurs portes, tandis que les universités et les écoles seront tenues d’assurer un enseignement à distance au moins jusqu’aux fêtes de Noël. On prévoit d’interdire la tenue d’événements culturels et sportifs, ainsi que l’organisation d’excursions à l’intérieur comme à l’extérieur du pays. Les centres de commerces et les salles de sports devront aussi temporairement suspendre leurs activités. Toujours sous réserve de leur adoption demain, ces mesures entreront en vigueur dès ce vendredi, le 27 novembre et seront maintenues au moins jusqu’à Noel. (Svobodna Evropa, bTV)

Politique

La Commission de Venise publie son avis intérimaire sur le projet de nouvelle Constitution

La Commission de Venise a publié sur son site un avis intérimaire urgent sur le projet de nouvelle Constitution. Il y est souligné qu’à la demande de la présidente de l’Assemblée nationale bulgare, l’avis a été élaboré selon « une procédure d’urgence et dans un délai très court », dans un contexte de restrictions sanitaires. Compte tenu de ces contraintes, la Commission s’est concentrée « sur les amendements les plus importants ou les plus problématiques ». Elle regrette que la préparation d’un projet aussi important n’ait pas fait l’objet d’un débat public approfondi, avec la participation des partis d’opposition, des milieux académiques, des ONGs. En outre, il est souligné à plusieurs reprises que les auteurs du projet n’ont pas soumis suffisamment d’explications susceptibles de clarifier l’intérêt de l’adoption de telle ou telle disposition. La réduction par exemple du nombre des députés de 240 à 120 semble arbitraire car aucune évaluation de l’impact ne vient à l’appui de ce chiffre. Il est indiqué également que malgré des avis précédents, rendus par la Commission sur certains points problématiques dans l’organisation du pouvoir judiciaire en Bulgarie, ses positions n’ont pas été prises en compte : par exemple, la question de la responsabilité du procureur général qui a été au centre des discussions entre la Bulgarie et le Conseil de l’Europe pendant de nombreuses années. « La Bulgarie a une obligation internationale de traiter cette question à la suite de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme dans l’affaire Kolevi », souligne la Commission de Venise. Enfin, la Commission salue l’introduction d’un droit de recours individuel devant la Cour constitutionnelle et de renvoi des affaires par les tribunaux ordinaires devant la Cour constitutionnelle comme un pas renforçant les droits individuels. (https://www.venice.coe.int/webforms/documents/?pdf=CDL-PI(2020)016-f)

Selon la lecture faite par 24 Heures, la Commission de Venise n’a pas aimé le projet. Dnevnik met en avant certaines positions de la Commission jugées très critiques à l’égard de la capacité de la majorité au pouvoir de porter un projet constitutionnel. Pour Capital, le silence du GERB n’est pas politiquement correct. Après avoir demandé l’avis de la présidente du groupe parlementaire du GERB, Daniela Daritkova, signataire du projet, les journalistes de Capital ont eu pour toute réponse son refus de commenter le sujet « à un moment où elle s’occupe toute la journée de patients dans son cabinet de médecin ».

Zdravka Kalaïdjieva, ancienne juge à la Cour européenne des droits de l’homme, pointe la mauvaise volonté des autorités bulgares, qui exigent, dans les meilleurs délais, un avis à la Commission, et cela pour un « projet mort-né ». En effet, selon elle, il est clair que ce projet ne réunira pas un soutien suffisant au parlement. La Commission ne peut pas refuser de rendre un avis. La seule surprise vient de la rapidité avec laquelle il a été rendu, indique Mme Kalaïdjieva. « En somme, le contenu de son avis n’est qu’une révision de ses avis précédents, que les gouvernements successifs n’ont jamais voulu prendre en compte, les considérant comme de simples recommandations non-obligatoires, et demandant par la suite, et régulièrement, de nouveaux avis, encore et encore. Suite à cette instrumentalisation de la Commission de Venise, l’Assemblée nationale n’a reçu qu’une nouvelle ‘lettre de rappel’, quelques jours après la résolution du Parlement européen. Il nous reste encore à voir si cette fois le nouvel avis sera bien compris », déclare la juge. (tous media)

Environnement

La Bulgarie a dépassé les niveaux maximum autorisés des particules fines dans l’air

Six États membres de l’Union européenne, dont la Bulgarie, ont dépassé la valeur limite pour les particules fines (PM2.5) en 2018. C’est ce que démontre le dernier rapport de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE) sur la qualité de l’air en Europe, qui a été publié hier. Les autres pays ayant dépassé les valeurs limites sont la Croatie, l’Italie, la Pologne, la République tchèque et la Roumanie. La Bulgarie figure en tête des pays membres de l’UE en termes du nombre d’années de vie perdues (c’est-à-dire de mortalité prématurée) par 100.000 habitants, attribuables aux PM2.5.

Interrogé par le site d’information Euractiv, le commissaire européen pour l’Environnement, Virginijus Sinkevičius, a rappelé que la Cour de justice de l’UE a conclu, au cours des trois dernières années, que la Bulgarie n’avait pas rempli ses obligations au titre des directives européennes sur la qualité de l’air. « Les données de 2019 montrent que la Bulgarie enregistre toujours des niveaux élevés de particules fines. Bien que nous puissions constater une certaine amélioration dans quelques zones du pays, de manière générale, nous pouvons observer une tendance à la baisse de la mise en conformité. La Commission suit de près les mesures prises pour remédier à cette situation. Si cela ne suffit pas, la Commission traduira la Bulgarie devant la Cour et demandera des sanctions financières », a commenté le commissaire. (Euractiv, OffNews)

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Dernière modification : 24/11/2020

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