Mardi 25 juin

Politique

Pas de conflits d’intérêt dans l’affaire Appartmentgate, dixit la Commission anticorruption

Trois mois après le lancement des enquêtes contre dix politiciens et un haut magistrat (les députés Tsvetan Tsvetanov, Vejdi Rachidov, Valeri Simeonov, Elena Yontcheva, Valeri Jablianov et Kroum Zarkov ; les ministres Tstetska Tsatcheva et Nikolina Anguelkova, les vice-ministres Vania Koleva et Krassimir Parvanov et le magistrat, président de la cour de Cassation, Lozan Panov), à l’occasion du scandale d’acquisition de biens immobiliers prestigieux à bas prix, la Commission de lutte contre la corruption a constaté l’absence de dépendances entre vendeurs et acquéreurs. Ce qui a permis à cette autorité de conclure sur l’absence de conflits d’intérêts et de classer ces affaires. Seul le dossier ouvert contre le président de la Cour suprême de cassation Lozan Panov en raison de l’acquisition par son épouse, deux ans avant leur mariage, d’un appartement à un prix inférieur à celui du marché, sera transmis à l’Inspection de la justice auprès du Conseil supérieur des magistrats pour un examen au titre du Code de déontologie des magistrats. (tous media)

Selon Svobodna Evropa, lors de ces onze enquêtes visant l’établissement d’avantages indus et de conflits d’intérêt, la Commission de lutte contre la corruption n’a procédé à aucun moment à une expertise des prix de marché des biens immobiliers concernés. Pourtant, ce sont bien les bas prix, dont avaient bénéficiés des personnalités au pouvoir, qui constituaient le fonds du scandale. La Commission n’a pas non plus vérifié si les montants ont été réellement payés, et de quelle manière. Selon l’avocat Nikolaï Hadjiguenov, cité par Svobodna Evropa, la Commission a fermé les yeux sur la déclaration de fausses informations par les personnes concernées, sur les faits d’évasion fiscale (les taxes locales n’ont pas été acquittées à hauteur du prix réel) et sur l’origine des fonds utilisés pour l’achat des biens. Ce qui fait penser à des enquêtes superficielles et formelles ou visant à dissimuler des infractions. (svobodnaevropa.bg)

Le président de la République a opposé son veto aux amendements à la loi sur le littoral

Le président de la République Roumen Radev a opposé son veto à la loi d’amendement à la loi sur l’aménagement de la côte de la mer Noire adoptée, la semaine dernière. Tout en précisant dans ses motifs qu’il ne s’oppose pas à la tentative de mieux régir le littoral, le Président Radev est contre la limitation du régime de camping sauvage à des zones spécialement désignées (sans que ces dernières soient expressément définies), et contre le niveau des sanctions prévues. Cette rigueur à l’égard des touristes n’est pas proportionnelle au manquement de l’Etat à ses responsabilités de protéger l’environnement, souligne le Chef d’Etat. (tous media)

Démantèlement d’une association de malfaiteurs constituée en vue du trafic de migrants clandestins

Les services bulgares ont démantelé une association de malfaiteurs de 17 personnes impliquées dans le trafic de migrants clandestins. Cette organisation criminelle a été interceptée par les autorités bulgares, il y a deux ans, dans le cadre de l’opération internationale Halifax. Elle était chargée d’accueillir les migrants après le passage de la frontière turque, d’assurer leur transport jusqu’à Sofia, où ils étaient logés pendant quelques jours dans des quartiers roms de la capitale, et de les transporter ensuite jusqu’à la frontière serbe. Selon la porte-parole du parquet ces migrants de nationalité afghane, pakistanaise et irakienne et de moins de 16 ans étaient obligés de traverser les frontières turque et serbe de manière extrêmement dangereuse pour leur vie. Huit des trafiquants dont deux Bulgares, un Syrien, quatre Afghans et un Irakien restent en détention provisoire. « C’est la première fois que nous sommes témoins d’une organisation aussi puissante et complexe en Bulgarie, qui possède toutes les caractéristiques d’une société commerciale », a déclaré Ivan Guechev, directeur du parquet spécialisé. Il a également avoué qu’ « il est impossible que cette association ait fonctionné sans l’appui logistique de la part de fonctionnaires » et que ces éléments d’information font actuellement l’objet d’une enquête. (tous media)

Europe

Un tiers des produits alimentaires vendus en Europe présente une composition différente sous des étiquettes identiques

La Commission européenne a publié aujourd’hui les résultats de l’étude provoquée par des soupçons d’un double niveau de la qualité des denrées alimentaires, commercialisés sous une marque identique ou similaire dans les différents pays de l’Union. La conclusion de cette étude est qu’aucune preuve ne permet de soutenir la thèse d’un « double standard » dans la qualité des produits alimentaires vendus dans l’Est vis-à-vis de ceux vendus dans l’Ouest de l’UE. Une thèse qui avait fait couler beaucoup d’encre en Bulgarie. Basée sur l’analyse des étiquettes de 1 380 échantillons de 128 produits, prélevés dans 19 Etats membres (l’Allemagne, la Bulgarie, Chypre, la Croatie, le Danemark, l’Espagne, l’Estonie, la France, la Grèce, la Hongrie, l’Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas, la Pologne, la Slovaquie, la Slovénie et la Tchéquie), l’étude a quand même décelé qu’environ un tiers des produits alimentaires comparés avaient une composition différente dans les différents pays, malgré des emballages similaires (dans 22% des cas) ou identiques (9%). En outre, sur la base de la nouvelle méthode harmonisée mise au point par la Commission, les autorités nationales pourront à présent effectuer des analyses, au cas par cas, en vue de déceler des pratiques non-concurrentielles pour mieux assurer la protection des consommateurs. (tous media)

International

Le président de la République participe à la 41ème session du Conseil de l’ONU

Dans son discours tenu devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, dont la Bulgarie est depuis cette année membre à part entière jusqu’en 2021, le Président de la République Roumen Radev a souligné l’importance de la paix et du développement durable pour la sauvegarde des droits de l’homme. Selon le président Radev les changements climatiques constituent, dans beaucoup d’Etats, un obstacle à l’exercice des droits de l’homme. Il a ainsi souligné l’adoption par la Bulgarie d’un plan d’action sur les changements climatiques, à l’aune de ses engagements découlant de l’Accord de Paris. En outre, le président Radev a souligné les progrès réalisés par la Bulgarie en matière d’égalité de sexes, en mettant en exergue le domaine des technologies informatiques où le taux d’emploi de femmes est de 27, 7% par rapport à une moyenne européenne de 16%. (Troud, president.bg)

Dernière modification : 25/06/2019

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