Mardi 5 octobre

Coronavirus

Bilan hebdomadaire

• Personnes contaminées : 508 800 (+ 2 806 en 24h)
• Guérisons : 440 459 (+ 1 356 en 24h)
• Décès : 21 216 (+ 178 en 24h)
• Hospitalisations : 5 204 (dont 445 en soins intensifs)
• Vaccins administrés : 2 555 664 (+ 5 386 en 24h)
• Personnes avec un parcours vaccinal complet : 1 340 793

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Élections

12 candidatures indépendantes en lice pour la présidentielle

Douze comités d’initiative ont enregistré des candidatures indépendantes de président et vice-président à la Commission électorale centrale (CEC). Les partis et les coalitions politiques peuvent encore présenter des candidats jusqu’au 12 octobre prochain. Trois candidats se démarquent parmi les indépendants : le chef de l’Etat Roumen Radev (qui bénéficie du soutien du PSB, d’ITP, de « Lève-toi.bg ! On arrive ! » et de la nouvelle plateforme « Poursuivons le changement » de Kiril Petkov et Assen Vassilev), le recteur de l’Université de Sofia Anastas Gerdjikov (soutenu par le GERB), et le président de la Cour suprême de cassation Lozan Panov (qui jouit d’une importante popularité au sein de la droite urbaine et serait probablement officiellement soutenu par « Bulgarie démocratique »). (tous media)

Corruption

Pandora Papers : révélation sur l’ancien député MDL Delian Peevski, propriétaire de sociétés offshore jamais déclarées

Le consortium international ICIJ a inclus Delian Peevski dans la liste des 300 personnes influentes visées par les révélations des fichiers Pandore. Il y est décrit comme oligarque, ancien député et magnat de presse, sanctionné par les Etats-Unis pour corruption au titre de la loi Magnitsky. On cite également une investigation du site en ligne Bivol, selon laquelle Peevski est considéré comme « le symbole visible et l’incarnation de l’Etat profond en Bulgarie, en tant que chef de file d’anciens officiers et agents des services secrets communistes, proches des partis MDL et PSB, qui gèrent et contrôlent derrière les coulisses d’énormes actifs ».

L’investigation menée par des journalistes d’ICIJ, dont le media bulgare BIRD (Bureau for Investigative Reporting and Data), représenté par Atanas Tchobanov, indique des participations de Delian Peevski dans trois sociétés offshore. Pourtant, il n’y a aucune trace de ses sociétés dans les déclarations de patrimoine D. Peevski devant la Commission de lutte contre la corruption lorsqu’il était député ou encore (de façon éphémère) comme président de la DANS. Il s’agit des sociétés Felina Trade & Investment Inc., de Verum International Limited et d’IGWT Limited, immatriculées respectivement dans les Iles Vierges britanniques, les Seychelles et une zone offshore de Dubaï. Outre les données révélées dans Pandora Papers (une part de 100 000 USD, poste d’administrateur occupé par M. Peevski, etc.), on ne sait presque rien de ces entités, ni quels actifs et quels comptes bancaires ont été contrôlés par leur intermédiaire.

Le règlement de l’Assemblée nationale interdit expressément aux députés bulgares de participer à des organes de gestion ou de contrôle de sociétés commerciales. Les députés peuvent posséder des biens dans des sociétés commerciales, mais sont tenus de les déclarer. (bird.bg)

Justice

La CEDH examinera en priorité la requête de l’eurodéputée Elena Yontcheva

La Cour européenne des droits de l’homme à Strasbourg examinera dans les plus brefs délais la requête contre la Bulgarie, introduite par l’eurodéputée Elena Yontcheva (S&D), en raison de son potentiel d’affaire à impact, a annoncé l’avocat de Mme Yontcheva, Mihaïl Ekimdjiev. En 2019, Mme Yontcheva s’est plainte d’une tentative de discrédit à son égard de la part du Parquet bulgare, visant à la fois sa position de politicienne de l’opposition et son activité de journaliste d’investigation, qui a révélé toute une série de schémas de corruption au niveau du gouvernement Borissov (dont notamment la construction de la clôture dissuasive à la frontière turque, la mauvaise qualité des infrastructures routières, le népotisme au sein du GERB…). Un enregistrement audio d’une conversation téléphonique, où l’on entend la voie de l’ancien premier ministre Borissov professer des menaces contre l’eurodéputée (« Je vais tout brûler, afin que brûle aussi Elena Yontcheva »), a été joint à la requête d’E. Yontcheva devant la CEDH.

Aujourd’hui, la CEDH pose trois questions à la Bulgarie : i) les poursuites pénales, engagées contre E. Yontcheva à l’automne 2018, peuvent-elles être considérées comme un moyen de répression contre elle en raison de ses investigations de corruption dirigées contre le gouvernement ?, ii) la présomption d’innocence a-t-elle été violée par le communiqué de presse du Parquet de janvier 2019, accusant formellement la journaliste de blanchiment d’argent ?, iii) Mme Yontcheva a-t-elle eu accès à des moyens de recours internes pour porter plainte contre les infractions dont elle s’est sentie victime ? Le gouvernement est tenu d’y répondre d’ici le 18 janvier prochain. (mediapool.bg)

Media

Le ministère de l’Intérieur avoue des violations commises lors de l’arrestation du journaliste Dimiter Kenarov

En réponse à des questions posées par l’Association des journalistes européens en Bulgarie et le Fonds anti-corruption, relatives à l’arrestation du journaliste Dimiter Kenarov (Svobodna Evropa) lors d’une manifestation antigouvernementale en 2020, le ministre de l’Intérieur Boïko Rachkov déclare qu’une nouvelle enquête au sein du ministère, réalisée à sa demande, a révélé « plusieurs violations ». D. Kenarov a été interpellé par la police le 2 septembre 2020, malgré la carte de journaliste qu’il avait présentée. Une fois libéré, il avait montré des traces de coups sur le visage et le corps et avait porté plainte. Une enquête en interne de la police n’avait pas constaté l’usage de la force, et le Parquet avait refusé de se saisir. Mais la nouvelle enquête ordonnée par M. Rachkov a constaté de manière certaine que lors de la détention, des policiers avaient eu recours à la force physique et à l’usage de menottes contre le journaliste. En outre, aucun ordre de détention n’avait pas été délivré à son égard, ce qui l’a privé de la possibilité de bénéficier des droits réservés aux détenus. Au début de 2021, l’organisation internationale « Reporters sans frontières » a condamné la Bulgarie pour avoir caché les violences policières contre un journaliste. Le cas Dimiter Kenarov a également été inclus dans le rapport annuel du Département d’État américain sur l’état des droits de l’homme en Bulgarie. (tous media)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 05/10/2021

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