Mardi 6 octobre

Coronavirus

Bilan

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Politique

Le Parlement européen a débattu hier sur le projet de résolution concernant l’État de droit en Bulgarie

Le débat d’hier, portant sur le projet de résolution sur l’Etat de droit en Bulgarie, a divisé les groupes politiques du Parlement européen. D’un côté la Gauche unitaire européenne, l’Alliance progressiste des socialistes et des démocrates, le groupe des Verts et « Renew Europe » ont évoqué les problèmes principaux notamment les défauts du le système judiciaire, et de l’autre le parti populaire européen (PPE) et le groupe des conservateurs et réformistes européens (CRE).

La vice-présidente de la Commission européenne, Vera Jourova, a annoncé que le Mécanisme de coopération et de vérification (MCV) restera en vigueur, parallèlement au nouveau mécanisme européen sur l’Etat de droit qui sera appliqué dans tous les Etats membres : « Nous allons continuer à travailler dans le cadre du MCV, car il y a du travail inachevé. Le mécanisme imposé à la Bulgarie ne se réduit pas au simple fait de cocher des cases. Nous voulons obtenir des résultats durables dans le domaine judicaire, la lutte contre la corruption et la criminalité organisée (…). Nous allons proroger le mécanisme car nous voyons que c’est un sujet important pour les Bulgares qui ne font pas confiance à leur propre système judiciaire ».

Manfred Weber, le président du groupe parlementaire du PPE a exprimé son soutien au gouvernement de Boïko Borisov en affirmant que « les Bulgares doivent être fiers de ce qu’ils ont accompli. La démocratie fonctionne. La Bulgarie est gouvernée par un gouvernement PPE, par un parlement élu démocratiquement. Depuis cet été, il y a des manifestations tous les jours, tout le monde exprime ses opinions. Personne ne peut affirmer qu’il n’existe pas de liberté d’expression et de liberté des médias. Boiko Borisov a toujours encouragé les jeunes à protester » et il a plus tard ajouté que « le gouvernement ne peut pas être changé par des protestations. C’est possible seulement après la tenue des élections libres du mois de mars ».

Par ailleurs l’eurodéputé de Bulgarie démocratique (parti membre du groupe PPE), Radan Kanev, n’a pas été autorisé à prendre la parole, mais il a tout de même envoyé une position écrite aux députés : « Le problème est simple mais en même temps très sérieux. Vous pouvez choisir de soutenir le gouvernement en Bulgarie ou non. C’est parfois une décision politique compliquée. Si vous faites confiance au gouvernement, vous pouvez l’épauler afin qu’il se libère de ses dépendances dangereuses – un effort vain mais noble. Mais quand les principes de l’Etat de droit dans un pays européen sont bafoués, nier la vérité n’est toutefois pas un choix, l’inaction n’en est pas non plus. Ce n’est pas un choix, c’est de la complicité » écrit M. Kanev. (tous médias)

Un nouveau sondage confirme le soutien de l’opinion aux manifestations antigouvernementales et sa faible confiance dans les institutions

Selon un sondage, réalisé en fin septembre par Alpha Research, 66.2% des Bulgares soutiennent, totalement ou en partie, les manifestations contre le gouvernement. 44% insistent sur une démission immédiate du gouvernement et l’organisation d’élections anticipées, contre 31.2% qui préfèrent que le gouvernement achève son mandat. Les 24.8% restants sont de l’avis que le gouvernement de Boïko Borissov doit démissionner, et qu’un nouveau gouvernement doit achever son mandat, dans l’attente des élections ordinaires. Les taux de confiance dans gouvernement (12.8%) et le Parlement (7.6%) enregistrent une baisse par rapport à juillet 2020.

Quant aux intentions de vote, les résultats montrent que six partis et coalitions intégreraient le prochain parlement : le GERB (20.5%), le PSB (19.6%), « Il y a un tel peuple » de l’animateur de télévision Slavi Trifonov (14.9%), le MDL (9.9%), Bulgarie démocratique (9.4%) et « Soulève-toi.BG » de l’ancienne médiatrice de la République, Maya Manolova (4.6%). Pourtant, plus de 10% des électeurs n’ont pas encore décidé pour qui ils voteront. (tous médias)

Justice

Le Conseil de l’Europe : « La Bulgarie doit ériger la torture en crime »

Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe a adopté des résolutions intérimaires concernant l’exécution d’arrêts définitifs rendus par la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). La Bulgarie y est notamment critiquée pour des lacunes dans sa législation concernant des tortures infligées à des détenus. Les autorités bulgares sont instamment invitées à mener (ou à rouvrir) des enquêtes pénales contre des agents de police accusés de mauvais traitements, ainsi qu’à suspendre ceux-ci de leurs fonctions. La Bulgarie doit, en outre, faire le nécessaire pour amender le Code pénal et ériger la torture en crime. Il convient de réfléchir à la mise en place d’une vidéosurveillance lors des auditions, d’élargir l’accès à l’assistance judiciaire et à l’assistance médicale en cas d’arrestation. Le Comité des ministres exhorte la Bulgarie à améliorer la rapidité, la qualité, la confidentialité des examens médicaux et l’enregistrement des blessures reçues par des personnes en garde à vue ou détention provisoire. Il recommande également l’envoi automatique au Parquet de toute plainte de mauvais traitements. La résolution intérimaire sur la Bulgarie porte sur les arrêts « Groupe Velikova contre la Bulgarie » (2000-2015, concernant des décès, mauvais traitements, y compris la torture, l’absence d’assistance médicale en temps utile lors de l’arrestation, absence d’enquête effective, etc.). Sur l’arrêt « Velikova contre la Bulgarie » (2000) plus concrètement, cette résolution intérimaire est la troisième consécutive. La publication par le Comité des ministres de deux résolutions sur un arrêt donné est considérée comme signe du refus systématique de la part d’un Etat d’exécuter les arrêts de la CEDH, commente Dnevnik. (tous media)

Événement à venir de l’Institut français de Bulgarie

• Le 7 octobre : Nuit de la littérature 2020

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Dernière modification : 07/10/2020

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