Mercredi 04 juillet

Politique

A la fin de la présidence bulgare, les comportements électoraux dans le pays restent presque inchangés, indique l’étude trimestrielle régulière d’Alpha Research, réalisée du 17 au 25 juin auprès de 1 017 Bulgares adultes. Le GERB reste la première force politique (24,5%), suivie par le PSB (20,1%), les Patriotes unis (5%, en légère baisse) et le MDL (4,9%). Volonté de Vassil Marechki (2,2%) et la nouvelle alliance de droite Bulgarie démocratique (2,2%) ne franchiraient pas le seuil d’entrer au parlement en cas d’élections. Parmi les institutions, le gouvernement maintient sa cote de popularité (20% de confiance), alors que celle du procureur général, des autorités de justice et de la police se maintient à des niveaux bas critiques. Le président de la République Roumen Radev est le politicien qui jouit du taux de confiance le plus élevé (54%, en légère baisse). Les interviewés apprécient également le premier ministre Borissov (37,2%, une hausse de 1,6%), le ministre de la défense Krassimir Karakatchanov (25,2%) et la présidente du PSB Kornelia Ninova (23,3%). Le vice-premier ministre Valeri Simeonov enregistre une hausse spectaculaire de 5% dans la confiance des Bulgares (16,4%). (tous media)

Justice

Fin juin, le tribunal administratif de Sofia s’est prononcé en faveur de la demande d’un couple homosexuel. Une ressortissante australienne avait porté plainte contre le ministère de l’intérieur qui lui avait refusé le droit de s’établir en Bulgarie avec sa partenaire française, malgré le fait qu’elles étaient légalement mariées en France. Se fondant entièrement sur le droit européen, la juridiction bulgare a tranché que la non-autorisation des mariages homosexuels dans un Etat membre ne pouvait pas constituer un motif valable pour refuser le séjour à des ressortissants d’autres Etats membres où ce type de liens conjugaux est légalisé. (24 Tchassa)

Economie

Une nouvelle étude trimestrielle prévisionnelle, réalisée par Unicredit Bulbank annonce une croissance inédite : en 2018, le PIB va atteindre pour la première fois depuis dix ans 4% de taux de croissance du PIB qui sera soutenu par l’augmentation des revenus, la reprise de la consommation et du bâtiment et la meilleure absorption des fonds européens. Toutefois, les experts de la banque ont revu à la baisse leurs attentes initiales publiées au début de l’année d’une croissance de 4,4%. (24 Tchassa, Standart)

International

A la veille du sommet 16+1, qui réunira le 7 juillet les dirigeants de l’Europe centrale et orientale et de la Chine à Sofia, plusieurs media insèrent une tribune du premier ministre chinois Li Keqiang, intitulée « Nouveau début, nouvel espoir, nouveau voyage ». Celui-ci y évoque l’épanouissement des liens avec la Bulgarie et la volonté de son gouvernement d’encourager les entreprises chinoises à investir en Bulgarie. Toujours en lien avec le prochain forum, une exposition 16+1, organisée dans les locaux du nouveau Centre culturel chinois, cherche à mettre en valeur l’unisson dans les idées et les perceptions de ces pays. (tous media)

Dans une interview pour Standart, Milen Keremidtchiev, ancien vice-ministre des affaires étrangères et de l’économie, affirme que pour la Bulgarie, le forum 16+1 est aussi important que la présidence de l’UE. Le pays devrait rattraper son retard d’ouverture à l’égard de la Chine dont l’intérêt se concentre de plus en plus sur la Pologne et la Hongrie, voire sur la Serbie où les investissements chinois sont en nette progression. La Bulgarie devrait aussi chercher à profiter du renversement de la situation au niveau international où la guerre commerciale entre les Etats-Unis et l’UE pousserait cette dernière vers un rapprochement avec la Chine, estime M. Keremedtchiev. (Standart)

Europe

Le premier ministre Boïko Borissov a fait hier à Strasbourg le bilan de la présidence bulgare du Conseil de l’UE devant le Parlement européen et le président de la Commission Jean-Claude Juncker. Dans son exposé, il a évoqué les résultats atteints sur les quatre priorités de cette présidence : offrir une perspective européenne aux Balkans occidentaux, garantir la sécurité et la stabilité en Europe, créer des opportunités pour les jeunes et promouvoir l’économie numérique. « Les Balkans occidentaux sont le succès incontestable de la présidence bulgare », a souligné M. Borissov en réitérant que la paix et la prospérité sur le continent resteraient un vœu pieux tant que le continent européen ne serait pas uni. Parmi les réussites de la présidence, le premier ministre a énuméré le rapprochement des positions grecques et macédoniennes au sujet du nom de l’ARYM, la décision du Conseil Affaires générales (Luxembourg) d’entamer des négociations en vue de l’adhésion de la Macédoine et de l’Albanie, les fonds supplémentaires négociés en vue de la mise en œuvre de onze projets visant à améliorer la connectivité dans les Balkans, la rencontre UE-Turquie le 26 mars dernier à Varna, les progrès réalisés en matière de réforme du dispositif Dublin pour les migrants, etc. « La Bulgarie reste un partenaire loyal », a affirmé M. Borissov en soulignant l’ambition du pays à participer à part entière à l’ensemble des politiques européennes, y compris à l’espace Schengen et à la zone euro. (gouvernment.bg, tous media)

Au moment même où le premier ministre présentait son compte-rendu devant les eurodéputés, le président de la République Roumen Radev donnait son point de vue lors d’une conférence sur le bilan de la PBUE organisée à Sofia. « Il ne faut pas se leurrer sur les compliments standard que recueille chaque présidence européenne », a prévenu M. Radev avant de se montrer particulièrement sévère dans ses critiques. Durant ces six mois, a indiqué le président, le gouvernement n’a pas perçu les nouvelles tendances bouleversant l’UE, ni les craintes et les angoisses de certains pays balkaniques, raffermissant ainsi sa position du pays le plus périphérique de l’UE, incapable de mener un débat politique. Au lieu d’utiliser la présidence pour se faire la publicité et de concentrer toute son attention sur la politique étrangère, le gouvernement aurait dû rester à l’écoute des citoyens bulgares dont les protestations permanentes démontraient des problèmes insolubles dans maints domaines. La Bulgarie a rétréci son horizon et n’a pas vu que sa priorité des Balkans occidentaux était vite dépassée par le thème de la migration qui a ébranlé l’UE. La présidence bulgare n’a pas soulevé des thèmes importants comme la sécurité et la capacité de défense européennes, la Stratégie du Danube, etc. Enfin, à la différence des reproches adressés aux politiciens, le chef de l’Etat a remercié les fonctionnaires bulgares pour leur contribution et leur sens de responsabilité, en appréciant hautement l’organisation logistique de ces six mois de présidence bulgare. (president.bg, tous media)

L’étude trimestrielle d’Alpha Research montre que la perspective européenne pour les Balkans occidentaux et le sommet UE-Balkans occidentaux le 17 mai dernier à Sofia étaient parmi les événements les plus appréciés par l’opinion publique (55%). La majorité des Bulgares (54%) estiment que les Balkans deviendront une région plus stable si l’UE y assume un rôle décisif. La présidence bulgare a réduit de 2% les critiques envers le gouvernement et a augmenté de 1,5% les chances électorales du GERB, indiquent les sociologues. (dnevnik.bg)

Dernière modification : 04/07/2018

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