Mercredi 10 novembre

Coronavirus

Bilan

• Personnes contaminées : 643 003 (+ 4 955 en 24h, dont 85,25% non-vaccinés)
• Guérisons : 502 396 (+ 4 057 en 24h)
• Décès : 25 555 (+ 147 en 24h, dont 95,92% non vaccinés)
• Hospitalisations : 8 526(dont 747 en soins intensifs)
• Vaccins administrés : 2 995 814 (+ 16 988 en 24h)
• Personnes avec un parcours vaccinal complet : 1 579 989
• Personnes avec 3ème dose de vaccin : 31 179

Les tests de détection des anticorps pourront être utilisés pour la délivrance du certificat vert

À partir de demain, et sur décision du ministre intérimaire de la Santé, Stoïtcho Katsarov, les tests de détection des anticorps contre le Covid-19 pourront servir pour la délivrance du certificat vert, sous certaines conditions. À ce titre, les tests (effectués en laboratoire) devront attester de la présence d’anticorps IgG de plus de 150 BAU/ml (unités d’anticorps de liaison). Les nouveaux certificats auront une validité de 90 jours, et ce uniquement sur le territoire bulgare. Les personnes concernées devront prendre en charge elles-mêmes la réalisation de ces tests. Uniquement les tests effectués à partir du 11 novembre seront valables. Les certificats pourront être téléchargés de la plateforme numérique nationale à l’adresse www.his.bg, ou bien sur place dans les laboratoires respectifs. (tous médias)

Retour d’une partie des élèves dans les écoles

À compter d’aujourd’hui, les élèves des quatre premières classes (c’est-à-dire de 7 à 11 ans) peuvent retourner à l’école dans les communes où le taux d’incidence du Covid-19 dépasse les 250 cas sur 100 000 personnes, à condition de se faire tester sur place ou de disposer d’un certificat vert. L’enseignement se poursuivra en distanciel pour l’instant dans plus de la moitié des régions (15 sur 28), en raison de retards avec la livraison de 200 000 tests prévus pour les écoles. (tous médias)

Élections

Entre six et huit forces politiques pourraient intégrer le futur Parlement

Un nouveau sondage sur les intentions de vote, réalisé par Trend pour le compte du quotidien 24 Heures, confirme les grandes tendances déjà constatées par les autres études parues ces derniers jours (voir graphiques ci-dessous). Le GERB maintient sa première place dans les intentions de vote pour les législatives, alors que la deuxième place reste très contestée entre le Parti socialiste et « Poursuivons le changement ». Selon le politologue Dimitar Ganev de Trend, cette question est cruciale en vue de la formation d’un futur gouvernement : si le GERB ne parvient pas à en former un, alors ce sera au tour de la deuxième force politique de tenter ses chances. Le parti politique « Renaissance » (3,6%) et la coalition « Lève-toi ! On arrive ! » (3,3%) restent légèrement en-dessous de la barre des 4% pour obtenir des sièges au parlement, mais leurs chances ne peuvent pas être complètement écartées.

Quant au scrutin présidentiel, l’image est plus claire, un second tour s’annonçant probable entre le chef d’État actuel, Roumen Radev (qui recueille presque la moitié des voix) et le candidat soutenu par le GERB, Prof. Anastas Guerdjikov (24,4%). (24 Heures)

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30 % des tickets sortant des machines dans les bureaux de vote où il y a des machines seront comptés

La Commission électorale centrale (CEC) a décidé que seuls 30 % des tickets (récépissés) des machines seront comptés, mais uniquement pour contrôler si les résultats des tickets coïncident avec les résultats inscrits dans les procès-verbaux automatiquement générés par la machine. Lors de la discussion au sein de la commission, les représentants du GERB et du MDL ont contesté cette décision et ont continué à insister sur le dépouillement de l’intégralité des récépissés.

Dans l’ensemble du pays on compte 9400 bureaux de vote avec des machines, ce qui signifie que dans environ 3000 bureaux, les membres de la CEC seront obligés de comparer les récépissés aux procès-verbaux à la fin de la journée du vote. Les bureaux seront choisis sur un principe aléatoire et leurs numéros seront indiqués dans le cadre d’une décision séparée de la CEC. (tous médias)

A la veille des élections de nouvelles photos de la chambre à coucher de l’ex-premier ministre circulent dans l’espace public

Une nouvelle série de photos compromettantes de l’ex-premier ministre, Boiko Borissov, est apparue hier soir dans l’espace public. Sur les photos, prises dans la chambre à coucher de M. Borissov, on le voit allongé son sur lit, couvert d’une serviette. Les photos ont été envoyées à plusieurs journaux, quelques jours avant les élections. Selon les études sociologiques, le parti de l’ex-ministre, GERB, demeure la première force politique. Comme la dernière fois, sur les photos on peut voir des liasses de billets de 500 euros, entassées dans son tiroir. Le parquet s’est saisi suite à « la publication des photos sur un site Internet ». Une vérification sera effectuée et les résultats de celle-ci seront diffusés afin d’informer la société. (Dnevnik)

Nouvelle combine de siphonnage du budget de l’État

Une nouvelle combine, liée à l’entretien des infrastructures routières, a siphonné près de 600 millions de leva du budget de l’État : sous forme de travaux de simple entretien, les autorités confiaient de grands travaux de rénovation à des prix plus de deux fois plus élevés, a annoncé hier la ministre intérimaire du Développement régional et des Travaux publics Violeta Komitova, lors d’une conférence de presse. A la différence des rénovations programmées, pour lesquelles un appel d’offres, un projet d’investissement, un permis de construire et une garantie de bonne exécution de dix ans sont requis, les travaux d’entretien courant sont attribués suivant une procédure simplifiée et la garantie exigée est de 3 ans. Selon la ministre, l’analyse des données disponibles a montré qu’il s’agissait d’abus de biens publics. Avec un budget annuel d’environ 400 millions de leva, prévu pour la rénovation et l’entretien d’environ 20 000 km de routes nationales et d’autoroutes, au cours des quatre dernières années, l’Agence des infrastructures routières (A.I.R.) avait confié des travaux à hauteur d’environ 1,5 milliard de leva par an. La différence était payée par le gouvernement de Boïko Borissov à la fin de chaque année, sur l’excédent budgétaire, par décision du Conseil des ministres. Selon les données présentées lors de la conférence de presse, il s’agit de 76 tronçons routiers dont la rénovation planifiée était estimée, fin 2018, à 369 millions de leva. Fin 2020, l’A.I.R. a payé 956 millions de leva pour ces travaux. (Mediapool, Bird.bg)

Détournement de fonds destinés à la construction de l’autoroute Hémus

Selon les conclusions de l’audit réalisé par le gouvernement intérimaire, et notamment par la ministre du Développement régional et des Travaux publics Violeta Komitova, le dernier gouvernement de Boïko Borissov avait versé plus d’un milliard de leva à titre d’avances, à des entreprises sélectionnées sans appel d’offres, pour la fourniture de matériaux et de matériel BTP pour la construction de l’autoroute Hémus (Sofia-Varna). Les montants étaient versés en absence de projets de construction, de permis de construire ou de procédures d’expropriation des terrains. Les dernières révélations, présentées récemment par le ministre de l’Intérieur Boïko Rachkov dans le cadre d’une enquête de délits documentaires et blanchiment d’argent, montrent que près de 60 millions de leva ont été transférés à des sociétés fictives et retirés en espèces, « dans des sacs », par des hommes de paille.

L’investigation menée par le site en ligne BIRD et le site Zov News (Vratsa), intitulée « Hemusgate : les millions siphonnés sont passés par un militant du MDL et un leader rom », montre que 25 millions de l’argent, versée à titre d’avance pour la construction du Lot 5 l’autoroute Hemus, aurait été retirés à la caisse d’une banque par deux personnes associées à des partis roms. L’un d’eux a été également président de l’organisation des jeunes du MDL à Mezdra. D’après la publication, la banque impliquée dans cette opération est International Asset Bank (anciennement First East International Bank).

Hier, Service national d’instruction a interrogé les deux anciens ministres du Développement régional et des Travaux publics Nikolaï Nankov et Petia Avramova. « Jusqu’au 12 mai, lorsque j’ai cessé d’exercer les fonctions de ministre, je n’ai reçu aucun signalement indiquant des travaux routiers effectués en violation de la loi », a déclaré plus tard Mme Avramova. (mediapool.bg, bird.bg)

Société

Le 10 novembre

Il y a 32 ans, le 10 novembre 1989, la Bulgarie disait adieu au communisme. Un jour après la chute du mur de Berlin, un plénum du comité central du Parti communiste bulgare a limogé le numéro un du pays, Todor Jivkov. Cette date, considérée comme le début de la « transition bulgare vers la démocratie et l’économie de marché » marque la lente transformation de toute une société. La joie et l’espoir des premières années a peu à peu fait place aux désillusions, avec le remplacement des anciennes relations par des intérêts oligarchiques, clientélistes et vicieux. Aujourd’hui, l’énergie populaire et la volonté de changement du début des années 1990 semblent éteintes. Telles sont réflexions dont font part plusieurs media à l’occasion de l’illustre date (bnr.bg, dnevnik.bg)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 11/11/2021

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