Mercredi 14 octobre

Coronavirus

Bilan

• Nombre de personnes contaminées : 25 774 (+ 785 en 24h)
• Nombre de guérisons : 16 139 (+ 164 en 24h)
• Nombre de décès : 923 (+ 8 en 24h)

Le test PCR ne sera plus requis pour confirmer la fin de la quarantaine au domicile
Une nouvelle ordonnance du ministre de la Santé supprime l’obligation, pour les personnes placées en quatorzaine à domicile, de se faire tester de nouveau à la fin de leur confinement. Ce changement avait été annoncé la semaine dernière, motivé par des preuves scientifiques selon lesquelles l’infectiosité au bout de 10 jours de quarantaine serait « plutôt une exception », selon les propos de l’inspecteur général de santé, Pr Anguel Kountchev.

Entretemps, la ministre adjointe de la Santé, Jéni Natchéva, a annoncé qu’à partir de novembre, les médecins généralistes pourront prescrire à leurs patients des tests PCR pour la Covid-19. Les critères spécifiques seront élaborés d’ici la fin octobre. (tous médias)

Politique

Le Président de la République saisit la Cour constitutionnelle au sujet de la légalité de la commission chargée d’examiner le projet de nouvelle constitution

Le Président de la République, Roumen Radev a saisi la Cour constitutionnelle, suite à la décision de l’Assemblée nationale de créer une commission temporaire chargée d’examiner le projet de nouvelle Constitution, introduit par le GERB, les « Patriotes unis » et « Volonté ». Dans sa demande, le chef de l’Etat indique que les amendements d’un projet de Constitution déjà déposé au Parlement, ne peuvent être adoptés que par une Assemblée constituante : « proposer des amendements concrets au projet de nouvelle constitution est en violation de la Constitution en vigueur (…) L’Assemblée nationale actuelle a le droit de délibérer uniquement sur la question de savoir si une Assemblée constituante doit être convoquée afin d’examiner le projet de nouvelle Constitution. Cette dernière étant la seule autorité compétente pour adopter une nouvelle Constitution » lit-on dans les motifs de la demande. Selon le Président Radev, la décision de la formation d’une telle commission prise par l’Assemblée nationale est « confuse, équivoque et va à l’encontre des principes de l’Etat de droit » (Svobodna Evropa)

Le PM Borissov décrète de nouvelles augmentations des retraites

En direct depuis sa page Facebook, le premier ministre Borissov a annoncé une augmentation des pensions de retraite à partir du 1er janvier 2021, comme suit : hausse de la pension minimale à 300 leva (elle est de 250 leva, actuellement), hausses de +10% des retraites s’élevant de 300 à 369 (c’est-à-dire celles en-dessous du seuil de pauvreté) et de + 5% pour les pensions allant au-delà de 369 leva. Coût annuel estimé pour le budget : 1 milliard de leva de plus. Le plafonnement des retraites sera porté de 1 200 à 1 440 leva, sans que cela impacte le plafonnement des cotisations sociales qui resterait le même. Ces plans s’ajoutent à la décision du gouvernement de verser un complément mensuel de 50 leva à chaque retraité « jusqu’à la fin de l’épidémie de Covid » (au moins jusqu’à mars prochain) et à la promesse d’indexation des retraites après cette date. La semaine dernière, M. Borissov a parlé également de son intention de supprimer le critère de revenu pour les allocations familiales afin d’en faire bénéficier l’ensemble des parents bulgares : un coût supplémentaire de près de 400 millions de leva par an pour le budget national.

Energie

Le gouvernement lance des procédures de construction d’une septième tranche à la centrale nucléaire de Kozlodouï

Aujourd’hui, le Conseil des ministres a pris la décision de mandater la Holding énergétique bulgare (BEH) d’entamer des négociations avec des compagnies nucléaires américaines. Respectivement, la ministre de l’énergie est chargée de rapporter, avant la fin de janvier 2021, les prix approximatifs et les résultats de ces négociations qui s’inscriront dans le démarrage de procédures de construction d’une septième unité à la centrale nucléaire de Kozlodouï, annoncée hier par le premier ministre Borissov.

De passage à Kozlodouï, entouré par les ministres de l’énergie et des finances et accompagné par les présidents des deux plus grands syndicats, KNSB et Podkrepa (« Les syndicats se sont installés dans la 4x4 du gouvernement », titre à ce propos Douma), M. Borissov a visité le « site no. 2 ». Le champ, appelé à devenir site nucléaire, a été homologué en février dernier par l’Agence pour la régulation nucléaire, a précisé le premier ministre. Selon ses propos, l’Etat se fixe pour but d’assurer 0% d’émissions de carbone et 100% de diversification dans le nucléaire, comme cela a été fait au niveau des approvisionnements en gaz. L’installation serait construite suivant une nouvelle technologie américaine, avec un réacteur américain et du combustible américain. M. Borissov est allé encore plus loin, en parlant d’un système de petites centrales modulaires, non encore homologuées au sein de l’UE.

L’idée de construction d’une nouvelle tranche nucléaire à Kozlodouï date du gouvernement Orecharski (2013-2014). Des entretiens avaient eu lieu à cette époque avec la compagnie américaine Westinghouse, mais le gouvernement Borissov, arrivé au pouvoir, avait stoppé les plans. Dnevnik observe que l’exhumation soudaine de ceux-ci survient à peine dix jours après la visite à Sofia du secrétaire d’Etat adjoint US, Francis Fannon. Dans des interviews, M. Fannon avait qualifié comme inacceptables les projets de Belene et de Turkish (Balkan) Stream, en raison de la participation russe. Tandis que Svobodna Evropa rappelle, pour sa part, que le thème de Kozlodouï a figuré lors de l’entretien de M. Borissov avec le président Trump en novembre 2019.

Par ailleurs, M. Borissov hier, et la ministre de l’énergie Temenoujka Petkova aujourd’hui, ont confirmé que le projet d’extension de Kozlodouï irait de pair avec la réalisation du projet de construction d’une nouvelle centrale nucléaire à Belene. Selon Mme Petkova, la procédure pour Belene suit son cours, malgré un certain retard dû à l’épidémie de Covid 19.

Environnement

La centrale thermique de Bobov Dol avait été autorisée à brûler des déchets 10 000 fois supérieurs aux normes

La centrale thermique de Bobov Dol (région de Pernik), liée à l’homme d’affaires Hristo Kovatchki, avait obtenu en 2018 l’autorisation du Ministère de l’Environnement et des Eaux d’incinérer 500 000 tonnes de déchets non dangereux à titre expérimental, soit 10 000 fois de plus que le seuil légal. C’est ce qui ressort de la correspondance entre le ministère et la centrale thermique, obtenue et publiée par les organisations environnementales Greenpeace Bulgaria et Za Zemyata (« Pour la Terre »), à la suite de deux ans de recours en justice. La centrale avait commencé à chercher à obtenir l’accord des autorités dès 2016. Deux ans plus tard, et après trois refus successifs, l’ancien vice-ministre Krassimir Jivkov lui a permis d’incinérer des déchets, sous certaines conditions.

Les deux ONG soulignent que l’incinération de ces déchets pose des risques sanitaires et que les centrales thermiques y ont recours afin « d’éviter d’installer des équipements coûteux pour diminuer la pollution, mais aussi de payer pour des quotas de CO2 ». Pour rappel, en avril 2020, la centrale de Bobov Dol a renoncé à l’incinération de déchets, à la suite de manifestations de la population locale, de l’arrestation de son directeur et de plusieurs inspections. (Dnevnik, Club Z)

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Dernière modification : 14/10/2020

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