Mercredi 15 janvier

Politique

Emil Dimitrov élu ministre de l’Environnement et de l’Eau

Lors d’un seul vote, le parlement a approuvé, ce matin, la démission de Neno Dimov de son poste de ministre de l’Environnement et de l’Eau et la nomination à sa place du député Emil Dimitrov (Patriotes unis). La résolution a été soutenue par 111 députés, et 96 ont voté contre (PSB et MDL). Les députés de Volonté n’ont pas pris part au vote.

Le nouveau ministre a déclaré quitter à regret le parlement, mais avec le sentiment d’une mission accomplie : en tant que président de la commission de lutte contre la contrebande et l’économie grise, « j’ai accompli ce que je voulais accomplir – faire sortir de l’ombre une bonne part de l’économie », a-t-il indiqué. A son nouveau poste, il se donnera d’abord le temps de prendre connaissance de la situation concernant l’eau et l’importation de déchets. Mais à propos de la crise de l’eau à Pernik, il a souligné, depuis la tribune parlementaire, que « seul le premier ministre peut la résoudre ».

Né à Pernik en 1962, Emil Dimitrov a travaillé comme contrôleur des finances publiques, avant d’occuper brièvement, en 2001, le poste de directeur de l’Agence des douanes. Depuis 2014, il était député du groupe parlementaire de Patriotes unis. (tous media)

Ouverture de la nouvelle session parlementaire

La nouvelle session parlementaire s’est ouverte aujourd’hui, avec l’appel du GERB à rechercher à la fois « dialogue constructif et consensus ». La crise de l’eau a été le leitmotiv des échanges à la tribune. La présidente du groupe parlementaire du GERB, Daniela Daritkova, s’est exprimée en faveur de la construction d’une infrastructure moderne d’alimentation en eau, qui puisse répondre aux exigences écologiques. Elle a annoncé une volonté de travailler sur des amendements au Code électoral, et à la loi sur le financement des partis politiques dans le but de combattre la méfiance sociale, susceptible de compromettre l’image de la démocratie dans le pays. Elle a enfin défini l’éducation comme la priorité de la politique du GERB.
Les patriotes unis ont déclaré qu’ils maintiendront leurs positions au sein du gouvernement afin de protéger l’intérêt national, craignant que « le MDL n’arrive au pouvoir ». L’intégration de la minorité rom, la lutte contre la criminalité et l’augmentation des revenus sont les priorités mises en avant par le partenaire de coalition du GERB.
Le parti « Volonté » estime que des élections anticipées ne sont pas nécessaires car les partis doivent avoir le temps d’accomplir leurs promesses.
Le parti socialiste n’a pas manqué à mettre en évidence les défauts du gouvernement en l’accusant « d’avoir ruiné le système sanguin du pays » en l’enlisant « dans des crises sans fin ». La présidente du parti a rappelé son intention d’introduire le 20 janvier une motion de censure contre le gouvernement, au sujet de la mauvaise qualité de l’air.
Selon le MDL, le gouvernement avance « par inertie » depuis dix ans. Les députés de ce groupe ont appelé à la recherche intensive de solutions à tous les problèmes dans le pays « avant qu’une crise parlementaire éclate ». Ils ont constaté une érosion des fondements de la démocratie et finalement ont dénoncé la propagation des idées populistes, les discours de haine et la xénophobie. (BNR, Dnevnik)
Justice

La Cour administrative suprême a interdit l’attribution de bourses aux enfants roms.

La Cour administrative suprême s’est prononcée en faveur d’une suppression des bourses attribuées aux enfants issus de la communauté rom pour cause du caractère discriminatoire du projet, qui ne prend pas en compte les enfants de l’ethnie bulgare. Le « projet rom », financé parallèlement par le ONG « le Fond d’éducation rom » (60 %) et le Ministère de l’éducation (40 %), date de l’époque du deuxième gouvernement du premier ministre Borissov, et s’inscrit dans le cadre de la loi de protection contre la discrimination. Le projet a été attaqué au tribunal par l’association « Azbukari » qui a mené une lutte pendant 3 ans contre cette allocation sociale, accordée spécialement aux enfants roms ayant atteint des résultats supérieurs à 3.50 à l’école (le système d’évaluation en Bulgarie est de 2 à 6. Et sur cette période 2016-2018, 763 élèves roms ont eu des résultats ayant dépassé le 5). Au cours de la bataille en justice, plusieurs organisations, œuvrant auprès de la communauté rom, ont souligné que ces mesures ne peuvent pas être perçues comme discriminatoires, car portant sur les groupes sociaux en situation de précarité et visant à imposer un principe d’égalité des chances. (Dnevnik)

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Dernière modification : 15/01/2020

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