Mercredi 29 avril

Coronavirus

Bilan

50 nouveaux cas positifs au COVID-19 ont été recensés depuis hier. Le nombre total de personnes infectées s’élève ainsi à 1 437, dont 61 décès et 243 guérisons. 287 personnes sont hospitalisées, dont 39 se trouvent en soins intensifs. Plus de 45 000 tests de dépistage ont été réalisés à la date d’aujourd’hui.

En ce qui concerne les établissements scolaires, le chef du centre de crise, le Pr Ventsislav Moutaftchiyski, a évoqué ce matin la possibilité pour les élèves des classes de 7ème et de 12ème (5ème et terminale, selon le système français) de passer leurs examens. Il a précisé qu’il ne s’agira pas d’un retour en masse dans les écoles.

L’inspecteur général de Santé, le Dr Anguel Kountchev, a indiqué que trois passagers du vol Amsterdam-Sofia, de dimanche dernier, ont été testés positifs au COVID-19. Il a ajouté que les domiciles des 95 passagers ont été identifiés, et a appelé toutes les personnes avec lesquelles ils ont été en contact à se présenter aux autorités afin d’être dépistées. Lundi dernier, l’interdiction des vols en provenance et à destination du Royaume-Uni, imposée le 16 avril, a été levée.

Politique

Le maire de Blagoevgrad perd son mandat

Après un débat houleux, la Commission électorale municipale (CEM) à Blagoevgrad a mis fin, avant terme, au mandat du maire, Roumen Tomov. La décision a été prise avec 13 voix contre 9, en application de l’arrêt du 16 avril dernier de la Cour administrative suprême, déclarant irrégulier le refus antérieur de la CEM de priver le maire de son mandat électif. M. Tomov a été démis parce qu’il n’avait pas obtenu la radiation de son statut de commerçant dans un délai d’un mois après sa prise de fonctions, comme l’exige la Loi sur les autorités locales. La plainte contre le maire, élu en novembre 2019 avec le soutien du PSB, avait été introduite par le GERB. La décision de la CEM peut faire de nouveau l’objet d’un recours, mais celui-ci n’a pas d’effet suspensif. D’après les délais prévus par le Code électoral, une élection partielle devrait avoir lieu au début de juillet prochain. Entretemps, le PSB a déclaré qu’il saisira la Cour constitutionnelle sur les textes de la Loi sur les autorités locales qui permettent l’annulation de mandats électifs sur des motifs purement formels et privent le juge de son pouvoir d’appréciation.

Le leader du parti politique « Attaque », Volen Siderov se voit libéré de l’obligation de payer une caution

Le tribunal de Sofia a annulé la caution de 50 000 leva imposée à l’homme politique, Volen Siderov. Sa responsabilité pénale a été engagée par le Parquet suite à ses propos, incitant les citoyens bulgares à ne pas respecter les mesures restrictives, et à se rendre sans porter des masques dans les églises pour la fête de Pâques. La décision du tribunal est définitive et ne peut pas faire l’objet d’appel. Selon le juge chargé de l’affaire, les accusations contre M. Siderov sont infondées, car « ses propos sont sortis du contexte et son message a été volontairement déformé ». Au final le tribunal a retiré les accusations portées contre M. Siderov au motif que même dans les conditions de pandémie, le droit de chaque citoyen de liberté d’expression, d’opinion et de confession religieuse, demeure inaliénable. (Dnevnik)

Justice

Les juridictions : début d’un retour à la normale

Le collège des juges, au sein du Conseil supérieur de la Magistrature, a voté en faveur d’un retour progressif des juridictions au fonctionnement normal d’avant la déclaration de l’état d’urgence dans le pays. Le premier pas consistera à rétablir l’activité relative à la remise de significations, documents et autres notifications par téléphone, ou par voie électronique et, en l’absence de telles possibilités, par courrier. L’idée est de rendre possible l’examen des affaires, immédiatement après la levée de l’état d’urgence. D’ici le 7 mai, les présidents des cours d’appel doivent proposer des idées concernant la reprise de l’activité juridictionnelle normale dans tout le pays et à tous les niveaux. La seule juridiction qui fonctionne actuellement à 100% est la Cour administrative suprême.

Société

L’interview de la sociologue, Boryana Dimitrova pour la radio nationale

« D’un point de vue sanitaire, il n’y a pas de pic de la maladie, si bien que d’un point de vue social, il n’y a pas d’effondrement » a déclaré Boryana Dimitrova, sociologue au sein de l’agence « Alpha research », dans son interview à la radio nationale. Selon elle, les autorités ont adopté la bonne démarche, et ont imposé des mesures de protection adéquates, qui ont permis de ralentir la progression de l’épidémie. L’opposition n’a pas réussi à se construire une image plus convaincante auprès de l’opinion publique. Mme Dimitrova a expliqué que, malgré l’apparition d’un sentiment d’irritation au sein de la société, du fait de l’incompréhension des décrets gouvernementaux, et de l’incohérence d’une partie des mesures, la confiance et le soutien persistent à l’égard de la politique de protection de la santé publique.

La barrière psychologique, érigée par la sur-mobilisation initiale de la population face à la maladie, a commencé à se fissurer du fait de l’exacerbation de la volonté commune de retrouver sa liberté, sous toutes ses formes. Pourtant les Bulgares ne mettent pas en doute la nécessité des mesures restrictives, ni l’importance de les observer. A la question de la journaliste, de savoir si « la peur de la maladie va céder à la peur de perdre son emploi », la sociologue a expliqué qu’indéniablement, il y a des indications d’une baisse des revenus des Bulgares, sans pour autant pouvoir qualifier ce phénomène d’effondrement économique. Mme Dimitrova a attiré l’attention sur le fait que le secteur du tourisme subit une importante baisse des recettes, et se trouve confronté à l’obligation de licencier une grande partie de ses employés. Mais au même moment, d’autres secteurs continuent à maintenir ou développer leurs activités : « la Bulgarie n’est pas dans l’œil du cyclone, elle passe plutôt à côté », dit-elle. L’impact de la crise dépendra aussi du plan gouvernemental pour le rétablissement de l’économie à l’avenir.

Enfin, selon la sociologue, la création d’un centre de crise est une bonne manœuvre politique, car elle permet une répartition nette des rôles. Le centre de lutte contre la maladie assume ainsi le rôle de prescripteur, tandis que le gouvernement se pose en régulateur, tout en gardant la possibilité de contourner ses recommandations. C’est précisément cette différence de positions qui introduit un certain équilibre. Le centre de crise bénéficie de la confiance populaire, car il expose des principes clairs, valables pour tous. (BNR)

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Dernière modification : 29/04/2020

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