Mercredi 31 mars

Coronavirus

Bilan

• Nombre de personnes contaminées : 338 426 (+ 5 176 en 24h)
• Nombre de guérisons : 255 692 (+ 3 219 en 24h)
• Nombre de décès : 13 068 (+ 155 en 24h)
• Nombre d’hospitalisations : 9 811 (dont 748 en réanimation / soins intensifs)
• Nombre de vaccins administrés : 458 731 (+ 13 183 en 24h)

Déconfinement partiel à partir de demain, 1er avril

Le ministre de la Santé, Kostadin Anguelov, a publié une ordonnance portant allègement de certaines mesures antiépidémiques à partir du 1er avril :
• les restaurants pourront accueillir du public uniquement en terrasse, de 6h à 23h ;
• réouverture des certains espaces culturels (cinémas, théâtres, cirques, musées, galeries, bibliothèques, activités de danse et de musique), à raison de 30% de leur capacité d’accueil ;
• réouverture des salles de sport et des piscines (à 30% de leur capacité) ;
• réouverture des centres de bien-être (spa, thalasso, wellness, etc.) à 30% de leur capacité ;
• autorisation des entraînements et des compétitions sportives pour les personnes majeures (à la fois pour les sports individuels et collectifs), mais sans public.

D’autres mesures seront progressivement relâchées quelques jours plus tard :
• à partir du 5 avril, réouverture des crèches et des écoles maternelles ;
• à partir du 12 avril, reprise de l’enseignement en présentiel dans les écoles, les collèges, les lycées et les universités ;
• grandes surfaces non alimentaires de plus de 300 m2 : jusqu’au 11 avril, accueil des clients uniquement dans des espaces en plein air. À partir du 12 avril, accueil du public y compris à l’intérieur. (tous médias)

Elections

Plus de 2500 bureaux de vote sont exposés au risque de vote acheté ou contrôlé

Selon la dernière étude du Fond anticorruption « La légitimité violée : le vote acheté ou contrôlé en Bulgarie, taille et influence » (Partie Ⅰ) publiée le 29 mars - de 5 % à 19 % du vote pourrait être du vote acheté ou contrôlé. Il s’agit donc de 780 bureaux de vote (scénario optimiste) et 2 554 bureaux (scénario pessimiste) qui, dans l’ensemble du pays, sont exposés au risque du vote acheté ou contrôlé. Les « bureaux de vote à risque » sont identifiés sur la base de quatre critères : 1) un taux de participation inhabituellement plus élevé dans un seul bureau de vote par rapport au taux de participation enregistré dans l’ensemble de la localité, 2) des résultats plus élevés qu’obtient un parti politique dans un seul bureau de vote par rapport aux résultats obtenus par ce parti dans l’ensemble de la localité, 3) des écarts importants dans le taux de participation dans un seul bureau de vote pendant deux élections et 4) un changement radical dans l’appartenance politique des électeurs dans un seul bureau de vote pendant deux élections. Dans environ 780 bureaux de vote, des irrégularités ont été constatées sur au moins trois des quatre critères mentionnés, ce qui correspond selon les estimations, à 170 000 personnes, soit environ 5 % des voix. Mais si on tient compte de tous les bureaux de vote où on constate des irrégularités ne serait-ce qu’à la base d’un seul critère, leur nombre augmente à 2 554, soit 690 000 voix ou 18.7 % de toutes les voix données. Finalement les déviances dans le comportement électoral ne peuvent pas être expliquées seulement par le vote contrôlé. Des facteurs économiques, sociaux et politiques doivent être prises en compte, comme par exemple l’appartenance ethnique de la population, ou la présence d’un représentant politique puissant dans la communauté. « Nous croyons que le regard de la société pourrait avoir un effet dissuasif sur les participants dans le processus électoral. Nous voudrions attirer l’attention des forces de l’ordre, et contribuer à la lutte contre l’achat de voix » a déclaré lors de la conférence, le président du Fond anticorruption, Boïko Stankoushev. (Euroactiv, Dnevnik)

Politique

Un nouveau rapport américain dénonce l’ampleur de la corruption et de la censure en Bulgarie

Le rapport annuel 2020 des droits de l’homme du Département d’Etat des Etats-Unis constate l’absence de volonté politique en Bulgarie pour travailler en faveur de l’Etat de droit. Publié depuis 45 ans, le rapport couvre 198 pays et territoires. S’agissant de la Bulgarie, il indique, parmi les « problèmes graves » : les violences policières, les arrestations arbitraires, les failles dans l’indépendance de la justice, les atteintes à la liberté d’expression, y compris la censure des media de la part d’oligarques (Domoustchiev et Peevski), les pressions sur les journalistes, l’expulsion de réfugiés et de demandeurs d’asile, etc. Un volet spécial met l’accent sur l’inaction du gouvernement face à la corruption : des actes graves de corruption restent impunis. « Alors que la loi prévoit des sanctions pénales en cas de faits de corruption commis par des agents publics, le gouvernement n’applique pas la loi de manière efficace et des informations indiquent l’implication de branches entières dans des pratiques de corruption en toute impunité. Des cas de corruption gouvernementale, notamment des pots-de-vin, conflits d’intérêts, schémas sophistiqués d’utilisation abusive de fonds publics, violations des marchés publics, trafic d’influence sont signalés », poursuit le rapport. (tous media)

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Dernière modification : 01/04/2021

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