Mercredi 8 juillet

Coronavirus

Bilan

• Nombre de personnes contaminées : 6 102 (+ 188 en 24h)
• Nombre de guérisons : 3 037 (+ 37 en 24h)
• Nombre de décès : 254 (+4 en 24h)

Sofia et Plovdiv restent les deux foyers majeurs de la maladie. Le ministre de la santé Kiril Ananiev a déclaré hier : « Le dépassement d’un seuil de 200 nouveaux contaminés par jour devrait nous faire réfléchir à une réintroduction de certaines mesures de confinement ». Ce matin, en Conseil des ministres, le premier ministre Borissov a indiqué que les moments les plus graves sont « devant nous ». Selon lui, la récession économique s’abattra sur le pays fin 2020 – début 2021. Toutefois, le premier ministre n’estime pas nécessaire la mise en place de nouvelles restrictions, car « les systèmes sociaux, financiers de l’État ne tiendront pas ; l’État va en pâtir, sans recettes il n’y aura pas d’argent pour les retraites, les salaires et les principaux secteurs ». (tous media)

Politique

Le premier ministre a été auditionné au Ministère public

Le premier ministre, Boiko Borisov a été convoqué hier au Parquet, en tant que témoin, dans le cadre de l’enquête pour trafic d’influence impliquant l’homme d’affaire Plamen Bobokov et le conseiller présidentiel, Plamen Ozounov. L’audition du premier ministre fait suite à l’interview de M. Bobokov pour la télévision bTV, lors de laquelle il a montré des captures d’écran imprimées sur papier de sa conversation avec M. Borisov au sujet du pétrolier libyen « Badr » détenu par les autorités bulgares. Interrogé sur cette obligation de témoigner, le premier ministre a répondu que son audition fait suite aux accusations du Président de la République, Roumen Radev qui estime que le Parquet n’assure pas l’égalité de traitement de toutes les personnes impliquées dans cette affaire : « afin de faire plaisir au Président, le Parquet rend les événements publics » (Dnevnik)

La sociologue Evelina Slavkova : une majorité silencieuse hait les riches et approuve l’action du Parquet contre eux

24 Heures publie une interview avec la sociologue Evelina Slavkova, co-fondatrice de l’institut de sondage Trend. Selon une étude de Trend, consacrée aux valeurs des Bulgares, 68% des personnes interrogées estiment que tous les millionnaires en Bulgarie ont accumulé leurs richesses de manière illicite. « Il est difficile de s’attendre à ce que la société bulgare soit critique envers une institution [le Parquet] qui s’occupe de la légalité des affaires d’un homme riche. Deux types d’opinion prédominent dans la société : celle d’une communauté aux vues libérales et progressistes qui parle d’atteinte aux droits, et celle de la majorité silencieuse qui est convaincue qu’il faut agir ainsi », souligne la sociologue. (24 Heures)

Des membres du parti « Bulgarie démocratique » se rendent sur le terrain d’Etat à côté de la résidence d’Ahmed Dogan et sont immédiatement renvoyés

Le co-président du parti « Bulgarie démocratique » Hristo Ivanov, le membre de la coalition Ivo Michev, et le conseiller municipal de la coalition à Bourgas, Dimitar Naidenov, ont débarqué hier avec un bateau pneumatique sur la plage qui se trouve à proximité de la résidence d’été, propriété du leader MDL, Ahmed Dogan. Leur visite, qui a duré environ une heure, a été diffusée en direct sur Facebook. Pour justifier leur droit de se rendre sur cette plage, dans le parc « Rosenets », les trois politiciens se sont référés au plan cadastral de la région et à la lettre du gouverneur de la ville de Bourgas, selon laquelle la plage est une propriété publique d’État et tout citoyen bulgare devrait y avoir accès par voie maritime ou terrestre. M. Ivanov et ses collaborateurs ont pourtant été expulsés par des gardes armés, qui ont refusé de se présenter et de dire s’ils travaillent auprès du Service d’État pour la protection de hautes personnalités (NSO). Le NSO a plus tard répondu en disant « qu’il refuse d’être impliqué dans des opérations politiques, quels que soient les motifs » (Dnevnik)

Manifestations pour l’environnement

Des centaines de personnes sont descendues dans les rues de Sofia et d’une quinzaine d’autres villes à travers le pays pour manifester, pour la deuxième fois depuis le 25 juin, contre la construction excessive sur le littoral de la mer Noire et contre les propositions d’amendements à la loi sur la biodiversité, susceptibles de mettre en péril les zones protégées du réseau Natura 2000. Les manifestants ont aussi souligné le non-respect des obligations européennes de Bulgarie, notamment à propos de la désignation des sites Natura 2000. (tous médias)

Justice

Panayot Reïzi, ancien maire de Sozopol, répondra du détournement de plus de 2 millions de leva

L’enquête ouverte par le Parquet en octobre 2017 contre Panayot Reïzi, maire de Sozopol (Sud-Est) de 2007 à 2019, a abouti à son défèrement devant le tribunal. Selon l’acte d’accusation, M. Reïzi (actuellement conseiller municipal à Sozopol) et quatre autres accusés, dont l’ancienne chef-comptable de la mairie, sont coupables d’avoir confiés des travaux à des sociétés fictives immatriculées au nom de personnes démunies, et d’avoir encaissé, sur leurs propres comptes bancaires, l’argent versé par la mairie. La loi prévoit une peine d’emprisonnement allant de dix à vingt ans pour ce type de détournement d’une ampleur particulière (plus de 2 millions de leva). (tous media)

Des avocats demandent une peine de prison allant de 1 à 6 ans en cas de publication non-réglementée de preuves dans le cadre d’une procédure pénale inachevée

Des représentants de l’association « Plateforme nationale en ligne pour la coopération des avocats » ont introduit une proposition d’amendements au Code de procédure pénale portant sur l’interdiction de publier des éléments de preuves au cours d’une enquête pénale. Les avocats proposent une peine de prison allant de 1 à 6 ans pour la diffusion publique et sélective de faits et de preuves faisant partie d’un procès judiciaire en cours. La publication de tels éléments est susceptible de porter atteinte à l’impartialité et à l’intégrité de l’enquête. En faisant une analyse détaillée de la législation en vigueur, les juristes concluent qu’à présent, l’interdiction de divulgation de preuves en précontentieux d’une procédure pénale existe « mais la Loi peut être contournée grâce à l’autorisation d’un procureur, sans qu’il soit obligé de préciser les motifs de sa décision ». Selon l’association, l’évaluation du procureur ne peut en aucun cas être arbitraire. Les motifs doivent être fondés sur la validité et l’objectivité des arguments. (Dnevnik)

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Dernière modification : 24/07/2020

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