Turquie-UE

Déclaration d’Alessandro Giorgini, porte-parole adjoint du Ministère des affaires étrangères et du développement international
25 novembre 2016

Au point de presse de ce jour, le porte-parole adjoint a répondu à la question suivante :

Q - Le président turc Recep Tayyip Erdogan menace d’ouvrir les frontières de la Turquie aux migrants vers l’Europe si l’UE gèle les négociations d’adhésion, comme le parlement européen l’a préconisé hier. Quelle est votre réaction ?

R - Nous avons pris connaissance de ces déclarations et de la résolution du Parlement européen.

La France continue de suivre avec attention la situation en Turquie, à la lumière des critères fixés dans le cadre du processus de négociation avec l’Union européenne et des valeurs européennes communes que nous partageons avec la Turquie, notamment dans le cadre du Conseil de l’Europe.

M. Jean-Marc Ayrault s’est rendu en Turquie les 23 et 24 octobre. Il a eu l’occasion d’exprimer les positions françaises aux autorités turques. Il a appelé à plusieurs reprises "les autorités turques à agir de façon proportionnée et à respecter les principes de l’Etat de droit".

Les ministres européens des affaires étrangères ont débattu de la situation au conseil affaires étrangères du 14 novembre.

Comme l’a indiqué M. Jean-Marc Ayrault le 17 novembre au Sénat, "l’arrêt du dialogue n’est pas la solution. Il faut maintenir le contact, poursuivre les échanges pour faire comprendre à la Turquie qu’elle n’a rien à gagner à l’isolement, à couper les ponts avec l’Europe et ses valeurs".

Dans ce contexte, nous estimons que les surenchères ou les polémiques sont tout à fait contreproductives.

Dernière modification : 28/11/2016

Haut de page