Vendredi 1 septembre

Politique

En septembre, la Bulgarie lance une campagne de charme pour obtenir le siège de l’Agence européenne des médicaments. La candidature bulgare dispose désormais d’un site en ligne (ema-sofia.eu) et d’un clip vidéo vantant les beautés du pays. Dans le cadre de la campagne, des équipes du ministère de la santé se rendront à Londres, au siège de l’EMA, et dans plusieurs autres pays de l’UE pour les convaincre du bien-fondé de la candidature bulgare. (tous journaux)

« Une adhésion de la Bulgarie à l’Organisation de coopération et de développement économiques apportera à la Bulgarie l’accès à des analyses pertinentes de questions critiques pour son développement économique » : la position de l’ancien ministre des finances (2009-2013) Simeon Diankov et son appel aux gouvernants de réfléchir sérieusement sur une candidature bulgare. (Capital)

Ekaterina Zaharieva, vice-première ministre et ministre des affaires étrangères, a annoncé son intention de rajeunir le service diplomatique en publiant des concours pour le recrutement de jeunes attachés-stagiaires et en leur assurant la possibilité d’évoluer plus rapidement dans la carrière. (tous médias)

Kornelia Ninova, présidente du PSB, a rencontré Gueorgui Kolev, président de la Cour administrative suprême (CAS), et Sotir Tsatsarov, procureur général, pour leur présenter le projet de loi de lutte contre la corruption, élaboré par son parti. M. Tsatsarov s’est opposé à la proposition d’attribuer à la nouvelle autorité de lutte contre la corruption la compétence de procéder à des écoutes. Pour sa part, M. Kolev a proposé d’exclure les eurodéputés du champ de compétence de cette nouvelle autorité. (tous médias)

Défense

« Economie politique de l’armement : les trois méga projets de modernisation des armées bulgares deviennent l’otage d’équilibres compliqués de politique étrangère », commentaire dans Capital. (Capital)

Économie

L’intention de l’Etat d’acquérir l’entreprise militaire Dounarit risque d’échouer. Hier, l’entreprise a remboursé avant terme 50 millions de leva à la Compagnie publique de consolidation qui avait racheté fin août ses dettes envers d’autres compagnies. Ainsi, l’une des explications fournies par le ministre de l’Economie de cette initiative de « nationalisation », comme l’appellent plusieurs journaux, perd sa raison d’être. (tous médias)

« Tous les hommes de Borissov contre Dounarit » : analyse de l’hebdomadaire Capital des manœuvres autour d’une entreprise de la « succession de la banque KTB », convoitée à cause de sa rentabilité. La seule chose sûre, c’est que le député Delian Peevski en tirera de l’argent ou des actifs, estime ce journal. (Capital)

« Nationalisation de marché », le point de vue d’Ikonomist sur les démarches effectuées par l’Etat via la Compagnie publique de consolidation, en vue de racheter la créance sur Dounarit d’une société offshore, liée au nom de Delian Peevski, dans un objectif d’acquérir l’usine militaire à sa place. (Ikonomist)

France

Les hebdomadaires Capital et Ikonomist livrent leur analyse de la visite du président Emmanuel Macron dans des articles intitulés respectivement « Le talentueux Macron et Borissov qui est d’accord » et « Détaché de Salzbourg à Varna ». Tout en mettant l’accent sur l’aspiration du président Macron à mettre fin au dumping social et à la concurrence déloyale en Europe, ces deux médias divergent dans leur lecture des conséquences de cette visite pour la Bulgarie.

Capital prend le parti de considérer que M. Borissov a vite soutenu les propositions de la France concernant la réforme de la directive sur les travailleurs détachés sans prendre en compte les éventuelles pertes que constituerait cet accord pour les sociétés bulgares qui détachent des travailleurs dans d’autres Etats membres de l’UE. « Nous deviendrons moins compétitifs dans les marchés publics à l’étranger », relève un expert cité par ce média. La proposition de réforme de la directive de la Commission européenne et celle du président Macron consistent entre autres à limiter le temps de détachement respectivement à 24 et à 12 mois. Dans ce contexte, l’accord de Borissov est jugé erroné du point de vue tactique, relève Capital, bien que les objectifs d’adhérer à la zone euro et à l’espace Schengen soient considérés comme légitimes. « En échange, il n’a obtenu que la promesse du président Macron d’être favorable à l’adhésion de la Bulgarie à l’antichambre de la zone euro et à l’espace Schengen », observe Capital, en précisant que c’est à la Banque centrale européenne de se prononcer concernant la zone euro et aux Pays-Bas d’accepter l’adhésion de la Bulgarie à l’espace Schengen.

Selon Ikonomist, la Bulgarie s’est le plus rapprochée de la position de la France sur la nécessité de réforme de la directive sur les travailleurs détachés en évitant de s’opposer aux adversaires du président Macron à ce sujet. Cet hebdomadaire note la cohérence de vues entre le président Radev et le premier ministre Borissov dans l’argumentation publique de la position bulgare. Ils ont habilement assumé leurs rôles se complétant en matière de style et de contenu pour faire passer le message de la nécessité d’une intégration à part entière de la Bulgarie à l’UE sans que cela l’oblige à se disputer avec la Pologne et la Hongrie et à porter atteinte aux intérêts des sociétés et des citoyens bulgares, conclut Ikonomist. (Capital, Ikonomist)

Dernière modification : 04/09/2017

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