Vendredi 11 octobre

Elections municipales

« Cette fois-ci, il y a une intrigue »

Sous ce titre, l’hebdomadaire Capital présente les résultats du dernier sondage d’Alpha Research sur les quatre principaux candidats à la mairie de Sofia et commente leurs plateformes électorales, très proches. Pourtant, pour la première fois depuis des années, une campagne qui n’est pas formelle s’annonce : le ton et les messages sont donnés par les électeurs. Les années d’uniformité politique ont enfin fait naître une action citoyenne, qui repose sur des communautés éveillées dans les arrondissements et, aujourd’hui, cette force citoyenne a toutes les chances de l’emporter, écrit ce magazine. (Capital)

Politique

Qui sera le prochain président de l’autorité de lutte contre la corruption ?

Les règles de la procédure de nomination du prochain président de la Commission de lutte contre la corruption et de confiscation des biens acquis illégalement (KPKONPI) ont été adoptées en commission parlementaire. Elles doivent être approuvées en séance plénière, et la procédure de nomination pourrait s’achever d’ici le 20 novembre.
Pour rappel, l’ancien chef de la KPKONPI, Plamen Gueorguiev, a démissionné en fin juillet dernier, dans le cadre du scandale lié aux constructions illégales sur la terrasse de son appartement. L’Assemblée nationale disposait alors d’un délai de deux mois, qui a expiré le 30 septembre, pour désigner son successeur, mais selon les députés, ce délai est suspendu pendant les périodes de vacances parlementaires. L’Assemblée nationale ne siégeait pas en août, et de nouvelles vacances de presque deux semaines sont prévues à partir de mercredi prochain, dans le cadre de la campagne pour les élections municipales.
La présidence intérimaire de la KPKONPI est actuellement assurée par l’adjoint de l’ancien chef, Anton Slavtchev. Mais celui-ci ne pourra pas être nommé car il ne répond pas au critère suivant : nécessité de disposer de 10 ans d’expérience juridique. Quant au procureur général, Sotir Tsatsarov, dont le nom circule également parmi les candidats éventuels, il a dit qu’il n’avait pas réfléchi sur cette question. (tous médias)

Energie

La reprise des actifs de CEZ par Eurohold repoussée dans le temps

La Commission pour la protection de la concurrence (CPC) a annoncé qu’elle entreprend une étude approfondie de l’opération de reprise des actifs de l’opérateur CEZ en Bulgarie par l’assureur bulgare Eurohold. Le délai fixé par la loi pour les études approfondies est de quatre mois, avec une possibilité de prolongement de 25 jours. L’argument principal du régulateur pour entreprendre une telle démarche, qui va encore repousser la vente, est que « le regroupement des activités et des ressources de deux grands groupes économiques, opérant sur le marché des assurances et dans le secteur de l’énergie, aurait un impact sur leurs positions de marché et créerait un avantage significatif pour les participants à cette concentration ». Toutefois, la direction d’Eurohold estime qu’il n’existe pas de motifs valables qui soient en mesure de stopper la reprise des actifs de l’opérateur tchèque, car l’acquéreur et le vendeur viennent de secteurs économiques différents. Par ailleurs, dans une interview, le président du conseil de surveillance d’Eurohold, Assen Hristov, a tenu à souligner qu’il est dans l’intérêt national de la Bulgarie de voir une société bulgare acquérir les actifs de CEZ. Mais, a ajouté M. Hristov, « il existe des structures en dehors du pays qui cherchent à empêcher la conclusion de ce marché. Il reste de savoir s’il y a suffisamment de traîtres en Bulgarie, prêts à les soutenir ». Quant au groupe CEZ, qui essaie de trouver un repreneur pour la deuxième fois après la candidature écartée par la CPC d’Inercom de Guinka Varbakova, il a annoncé que si, une nouvelle fois, le marché n’aboutissait pas, il renoncerait à chercher un autre candidat. (ikonomist.bg, dnevnik.bg)

Médias

Le procureur général auditionné par le parlement sur le scandale à la radio nationale

Le procureur général, Sotir Tsatsarov, a été auditionné par la commission parlementaire d’enquête, créée pour jeter de la lumière sur la coupure du signal de radiodiffusion de la BNR du mois dernier et sur la pression politique exercée à l’égard de la direction et de journalistes de la radio nationale. M. Tsatsarov a évoqué « cinq trames », dont les deux premières sont corrélées, selon lui : la première concerne la coupure du signal, alors que la deuxième est liée aux pressions par le directeur général de la BNR, Svetoslav Kostov, sur la journaliste Silvia Vélikova, ainsi qu’aux pressions exercées par quatre personnes non-identifiées sur M. Kostov. Les trois autres « trames » sont liées à des soupçons de fraude dans le cadre de marchés publics, à une bagarre entre deux journalistes et aux affirmations de M. Kostov d’avoir empêché une nouvelle coupure du signal, cette dernière ayant été démentie comme fausse. « Tout indique que les trois autres « trames » visent à diluer les deux premières », commente Mediapool.

Dernière modification : 11/10/2019

Haut de page