Vendredi 13 août

Au cours du mois d’août, cette revue de presse paraîtra une fois par semaine. Nous vous souhaitons un bel été, et de bonnes vacances !

Coronavirus

Bilan hebdomadaire

• Personnes contaminées : 431 292 (+ 882 en 24h)
• Guérisons : 399 755 (+ 228 en 24h)
• Décès : 18 321 (+ 15 en 24h)
• Hospitalisations : 1 264 (dont 106 en réanimation / soins intensifs)
• Vaccins administrés : 2 138 659 (+11 841 en 24h)

Au début de cette semaine, l’inspecteur général de santé, Anguel Kounchev a estimé que la Bulgarie n’avait pas encore atteint le pic de la quatrième vague et que la situation se développait rapidement. Selon lui, aucun renforcement des mesures n’est prévu à ce stade : « nous allons passer par la quatrième vague, nous nous efforcerons d’en limiter les conséquences ».

Politique

ITP, renonce à former un gouvernement

Vendredi dernier, Plamen Nikolov, candidat premier ministre pour « Il y a un tel peuple » (ITP), a présenté son projet de gouvernement au Président lequel a émis le décret présidentiel proposant au parlement un vote de confiance.
Il était déjà acquis, à la veille de la séance plénière du 11 août, que les partis « Lève-toi.bg ! On arrive ! » et « Bulgarie démocratique » ne soutiendraient pas ITP, pour plusieurs raisons, dont son refus de s’engager de manière ferme sur une réforme judiciaire et la destitution du procureur général Ivan Guechev. La composition du gouvernement proposé était également très critiquée. Une prestation télévisée du candidat au poste de vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur Peter Iliev a été jugée si arrogante et scandaleuse que la présidente du PSB Kornelia Ninova a annoncé que le PSB ne donnerait pas sa confiance à ITP si ce candidat n’était pas retiré.

Allant à l’échec, ITP a retiré ce projet de gouvernement précisant qu’il « ne soutiendra pas un gouvernement porté par une autre force politique, quelle qu’elle soit : la seule candidature qu’ITP soutiendra est celle du président de la République Roumen Radev lors de la prochaine élection présidentielle ». Le candidat premier ministre Plamen Nikolov a motivé son retrait par « des motifs personnels », non sans susciter l’indignation des partis PSB, « Lève-toi.bg ! On arrive ! », « Bulgarie démocratique ». Reprochant à ITP de saborder l’Etat et les institutions publiques, et l’invitant à « sortir de l’âge ingrat », ils ont appelé à la formation d’un gouvernement de crise, élu avec le mandat de l’un d’entre eux et soutenu par ITP. La réponse d’ITP a été de dire qu’ils ne négocient pas avec des « traîtres » et que la seule issue possible, ce sont de nouvelles élections.

Les caprices d’ITP

La question s’est posée du respect de la procédure constitutionnelle et sur l’avis de constitutionnalistes éminents dont l’équipe juridique du président de la République, la présidence de l’Assemblée nationale a opté pour l’adoption d’une résolution constatant les faits [la force politique chargée du mandat de former un gouvernement y a renoncé]. Le président Radev peut désormais remettre un deuxième mandat à la deuxième force politique, le GERB.

Le projet de résolution devait être soumis au vote jeudi matin, mais le groupe parlementaire d’ITP, vexé d’une telle « validation » parlementaire, a quitté la salle, empêchant, faute de quorum, l’adoption du le projet. Après une pause, le texte a pu être revoté et adopté, certes, en l’absence d’ITP : 106 voix « pour » et 60 « contre » (GERB).

Vers un deuxième mandat …

Le dirigeant du GERB, Boïko Borissov, a affirmé à la presse que son parti acceptera le mandat et présentera un projet de gouvernement avec Daniel Mitov comme premier ministre mais que ce mandat sera immédiatement retourné au président. Le but de cette vaine démarche est d’aider les citoyens à faire la différence entre la compétence du GERB et l’impuissance d’ITP de former un gouvernement.

Vers un troisième mandat …

Le PSB, « Lève-toi.bg ! On arrive ! » et « Bulgarie démocratique » ne baissent pas les bras et se disent optimistes quant à la survie de la présente législature.

Selon Hristo Ivanov de « Bulgarie démocratique », les forces politiques ne doivent pas laisser passer la chance de former un gouvernement de crise, avec un horizon de 6 ou 8 mois, lorsque le troisième mandat sera remis par le président Radev à un parti de son choix.

Kornelia Ninova (PSB) a, pour sa part, annoncé que si le troisième mandat était confié au PSB, des négociations pourraient être menées avec l’ensemble des groupes parlementaires, à l’exception du GERB et du MDL pour maintenir au pouvoir l’actuel gouvernementale intérimaire. Mme Ninova a énuméré les défis dont fait face le pays : nouvelle vague de Covid-19, pression migratoire, le plan national de résilience, budget non actualisé, flambée des prix de l’électricité…

Cet optimisme des trois partis d’opposition, représentant 90 voix au total, n’est pas partagé par les analystes qui considèrent la porte largement ouverte vers de nouvelles élections législatives anticipées en automne. Il reste de savoir si elles seront tenues ou non à une même date avec l’élection présidentielle. (tous media)

Une commission parlementaire « sanctions Magnitsky »

Les députés ont accepté, en fin de semaine dernière, la proposition du groupe « Bulgarie démocratique » en vue de constituer une commission ad hoc « visant à établir des faits et des circonstances relatifs aux actions et à l’absence de telles par les autorités bulgares compétentes en lien avec les sanctions imposées dans le cadre de la loi globale Magnitsky ».
Pour mémoire, les Etats-Unis ont infligé, le 2 juin dernier, des sanctions à l’encontre de six citoyens bulgares conformément à deux lois américaines différentes pour avoir été impliqués dans des pratiques de corruption.

Energie

Flambée des prix de l’électricité

Les prix record de l’électricité, constatés ces semaines dernières, ont suscité l’indignation des associations patronales qui ont, en conséquence, demandé la démission du Conseil d’administration de la Holding énergétique bulgare (BEH) et menacé de saisir le ministère de l’Intérieur et l’Agence d’Etat de sécurité nationale pour sa « gestion malveillante » de l’énergie au détriment du pays, au détriment des entreprises et au profit de certains individus.

Selon Vassil Velev, président de l’Association du capital industriel en Bulgarie, le coût de l’électricité « force beaucoup d’entreprises à suspendre leur travail afin de ne pas faire faillite ». « Nous avons deux à trois fois plus de capacités installées de production en comparaison avec l’électricité consommée, il n’y a pas de raisons objectives de déficit. Dans le même temps, depuis début août, le prix de l’électricité est le plus élevé dans l’UE et en Europe », a-t-il indiqué sur BNT. « C’est soit de l’incompétence ou de l’irresponsabilité, soit, comme nous le supposons, de la malveillance ». V. Velev a aussi qualifié certaines offres introduites en bourse de totalement irréelles et purement spéculatives.

Démentant les accusations de malveillance et de pénurie de l’électricité, le président de la BEH, Valentin Nikolov, a principalement imputé la hausse des prix à l’imperfection de la législation actuelle, qui notamment permet à des acheteurs d’offrir aux vendeurs des contrats pour des quantités illimitées. La Commission pour la régulation de l’énergie et de l’eau a ouvert une enquête sur le non recours à la centrale thermique publique Maritsa Iztok 2 pour calmer la dynamique des prix de l’électricité.

Dans la journée d’hier, le vice-ministre de l’énergie Alexandre Nikolov a été démis de ses fonctions sans qu’aucun motif ne soit rendu public. L’intéressé figurait comme ministre de l’énergie dans le projet de gouvernement échoué d’ITP. (tous media)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 13/08/2021

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