Vendredi 26 mars

Coronavirus

Bilan

• Nombre de personnes contaminées : 321 104 (+ 3 988 en 24h)
• Nombre de guérisons : 244 472 (+ 2 161 en 24h)
• Nombre de décès : 12 512 (+ 99 en 24h)
• Nombre d’hospitalisations : 9 281 (dont 769 en réanimation / soins intensifs)
• Nombre de vaccins administrés : 415 601 (+ 14 292en 24h)

Élections

Les partis politiques ont dépensé un montant record pour assurer leur couverture médiatique

Les partis et les coalitions politiques ont dépensé un montant total record de 3 518 725 leva (hors TVA) au cours des 20 premiers jours de la campagne électorale pour assurer leur couverture médiatique. C’est ce que révèle une étude réalisée par l’Institut pour le développement de l’environnement public (IPED), qui a examiné les contrats signés entre les partis et 40 médias nationaux et régionaux (presse, télévision, radio, sites web et agences). À titre de comparaison, les partis avaient dépensé 2 429 846 leva hors TVA au cours de la même période de la campagne pour les dernières élections législatives en 2017. La coalition entre « Volonté » et le FNSB est en tête avec environ 1,1 M de leva. Elle est suivie par la coalition GERB-UFD (503 393 leva), l’ORIM (492 000), les « Républicains pour la Bulgarie » (410 000), le PSB (202 660) et le MDL (105 320).

Parmi les médias ayant reçu les plus importants financements, les quatre premières places sont occupées par des télévisions : Nova TV (677 116), bTV (609 853), BNT (467 443) et Eurocom (437 611), suivies de loin par le quotidien 24 Heures (158 400). La bTV et Nova ont conclu des contrats avec 4 formations politiques, alors que la BNT en a signé avec 13, ce qui pourrait s’expliquer par les prix relativement plus bas pratiqués par la télévision publique. (Mediapool, Dnevnik)

Le GERB et le PSB s’accusent l’un l’autre de la complexité des procès-verbaux du dépouillement

Depuis hier, les deux plus grands concurrents aux prochaines élections, le GERB et le PSB, s’accusent ouvertement l’un l’autre de la complexité du procès-verbal, sur lequel les bureaux de vote consigneront les résultats du dépouillement du scrutin. « Aujourd’hui, nous devons tirer la sonnette d’alarme sur une affaire qui, malheureusement, échappe au contrôle de l’Assemblée nationale et au contrôle du gouvernement. Un problème qui compliquera considérablement le processus électoral et en particulier le dépouillement », a déclaré le vice-premier ministre Tomislav Dontchev lors d’un point presse ad hoc. « Je ne crois pas du tout qu’il s’agit d’une erreur accidentelle ou d’un oubli. Tout a été fait exprès, afin de provoquer le chaos et d’alimenter les spéculations politiques », a-t-il indiqué. Sur Nova TV, le député GERB Krassimir Tsipov a directement accusé Emil Voïnov, représentant du PSB au sein de la Commission électorale centrale (CEC), à l’origine de la forme actuelle du procès-verbal de dépouillement.

Selon le PSB, le problème a été créé suite à la décision de la majorité au parlement de généraliser le vote par machine, mais tout en gardant le vote par bulletins papier, et d’exiger que les données qui en découlent soient inscrites « séparément » au procès-verbal. Sur Nova TV, Kroum Zarkov (PSB) a réitéré la position de son parti selon laquelle la responsabilité de ce problème revient entièrement à la loi rédigée et adoptée par le GERB. Selon lui, une solution envisageable serait de retirer la possibilité de vote avec des bulletins papier dans les bureaux de vote de plus de 300 personnes.

La CEC souligne que le modèle de procès-verbal reproduit fidèlement les exigences de la loi. Lors de son adoption, son format a d’ailleurs été soutenu par la majorité des membres présents de la CEC (16 sur 20), avec une seule voix contre, celle du président Alexandre Andreev. « La CEC ne changera pas le procès-verbal, car il n’y a pas une seule ligne qui ne soit pas conforme aux exigences du Code électoral », a affirmé la porte-parole de la CEC Tania Tsaneva.

Le 22 mars dernier, Mikhaïl Konstantinov, chef de la société publique « Services informatiques », chargée du traitement des résultats des scrutins, a attiré l’attention sur le fait que la société ne serait pas en mesure de compter les votes dans le délai requis de 48 heures en raison de l’augmentation de la quantité de données à traiter. « Nous nous approchons de la parfaite tempête électorale », a-t-il averti, tout en précisant qu’on doit s’attendre à des problèmes importants du fait d’un « procès-verbal du dépouillement extrêmement complexe, le plus complexe jamais vu à ce jour : environ 20 pages au format A3 ».

Justice

Le CSM suspendra la procédure d’élection d’un procureur en charge des poursuites pénales contre un procureur général

Le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) s’est réuni hier pour adopter les règles relatives à l’élection d’un procureur chargé d’enquêter contre le procureur général et ses adjoints. Cependant, dès la publication de ces règles sur le site du CSM, au plutôt la semaine prochaine, la procédure d’élection, qui doit être ouverte, sera immédiatement suspendue jusqu’à ce que la Cour constitutionnelle se prononce sur le point suivant : le nouveau poste de procureur spécial est-il ou non en contradiction avec la Constitution ? Le 24 février dernier, la Cour a été saisie par le président de la République et, le 9 mars, elle a déclaré la demande recevable. Dans l’hypothèse où les dispositions sont déclarées conformes à la Constitution, la procédure sera relancée. Mais si elles sont déclarées inconstitutionnelles, le prochain parlement sera obligé de traiter à nouveau la question. Cette situation particulière a été créée par le fait que la loi, qui a été promulguée fin février, prévoit un délai impératif de trois mois pendant lequel le CSM est censé organiser la procédure d’élection d’un procureur spécial. Si la procédure est suspendue, ce délai ne courra plus. (tous media)

International

Le Parlement européen a rejeté les amendements au rapport sur l’avancement de la Macédoine du Nord

Le Parlement européen a adopté le rapport sur les progrès en matière d’adhésion de la Macédoine du Nord à l’Union européenne, sans intégrer les propositions d’amendements du groupe des socialistes et des démocrates et du groupe des verts, et finalement sans inclure les propositions de modifications du PPE. Plusieurs députés européens, au nom du groupe S&D et du groupe Verts/ALE, avaient condamné les récentes déclarations provocatrices de responsables du gouvernement bulgare sur des questions historiques concernant la Macédoine du Nord, qui vont à l’encontre de l’esprit du traité sur les relations de bon voisinage avec la Bulgarie, et avaient invité les autorités bulgares à s’abstenir de faire de telles déclarations, malgré la campagne électorale en cours en Bulgarie. Ils avaient, de plus, félicité la réaction sage et équilibrée des responsables du gouvernement de Macédoine du Nord face à ces provocations. En réponse le PPE avait déploré l’absence persistante de progrès dans la mise en œuvre des précédentes recommandations du Parlement européen, concernant la discrimination à l’encontre des citoyens exprimant ouvertement leur identité et/ou leur origine ethnique bulgare. L’eurodéputé bulgare du groupe du « Renew Europe », Ilhan Kyuchyuk, a affirmé que le rapport contient un appel s’abstenir de faire usage de rhétorique nationaliste et provocatrice et à l’engagement dans un dialogue politique de bonne foi « Nous espérons le rétablissement, par la République de Macédoine du Nord et la Bulgarie, d’un dialogue constructif pour accomplir des progrès tangibles et durables ». (24 heures, Svobodna Evropa, europa.eu)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 29/03/2021

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