Vendredi 27 septembre

Politique

Une commission ad hoc enquêtera sur la privation d’antenne de la journaliste Silvia Velikova et la coupure du signal de la BNR

A l’initiative du PSB, le parlement a approuvé aujourd’hui sans débats, avec 120 voix « pour », 2 voix « contre » et 2 abstentions, la création d’une commission ad hoc chargée d’enquêter sur la suspension de l’émission du Programme Horizont de la BNR dans tout le pays durant cinq heures, ainsi que sur les allégations de pressions politiques exercées sur des journalistes à la radio publique. La commission sera présidée par Toma Bikov (GERB) et sera composée de neuf autres membres. Elle devra rendre son rapport dans deux mois. (dnevnik.bg, mediapool.bg)

Le CME a demandé la démission du directeur général de la BNR

À sa réunion d’aujourd’hui, le Conseil des media a demandé au directeur général de la radio publique BNR, Svetoslav Kostov, de déposer sa démission d’ici la fin de la semaine prochaine. S’il ne le fait pas, le CME entamera une procédure de révocation. Dans leurs très brefs exposés, les membres du CME ont indiqué comme motifs la privation d’antenne d’une journaliste ainsi que la coupure du signal de la radio nationale durant cinq heures. La décision a été prise par les quatre membres présents du régulateur, la cinquième – Betina Joteva – étant absente. (dnevnik.bg)

Manifestation devant la radio nationale

Plus d’une centaine de personnes se sont réunies devant le siège de la radio publique BNR pour manifester en soutien à la liberté d’expression et contre la tentative de privation d’antenne de la journaliste Silvia Vélikova. L’Association européenne des journalistes – Bulgarie, qui a organisé la manifestation, a demandé une enquête internationale sur cette affaire afin d’identifier les personnes qui ont fait pression sur le directeur général de la BNR.

Entretemps, la commission parlementaire pour les médias et la culture a approuvé la proposition de plusieurs députés du GERB de demander à la Cour des comptes de réaliser, d’ici fin janvier prochain, un audit des finances de la BNR pour la période allant du début de 2017 jusqu’au 30 septembre 2019. (tous médias)

La Banque bulgare pour le développement exclue de la Loi sur les entreprises publiques

L’Assemblée nationale a approuvé la proposition de plusieurs députés d’Ataka d’exclure la Banque bulgare pour le développement (BBD) du champ d’application de la nouvelle Loi sur les entreprises publiques. En effet, les nouvelles dispositions législatives prévoient des exceptions pour tous les établissements publics de crédit, mais les seules institutions de ce type sont la BBD et ses filiales. Le député du PSB Hristo Prodanov a critiqué cette proposition, qu’il a qualifiée de « lobbyiste ». Selon lui, au lieu d’accomplir les tâches pour lesquelles elle a été créée, c’est-à-dire le soutien aux petites et moyennes entreprises, la BBD « est une source de financements « frais » pour quatre ou cinq personnes ».

L’Assemblée nationale n’a pas pris en compte la position du ministre des Finances, qui s’est prononcé contre l’exclusion de la BBD du champs d’application de la loi, en rappelant que celle-ci fait partie de l’engagement de la Bulgarie d’intégrer le Mécanisme de taux de change européen II. L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), que la Bulgarie veut intégrer et à laquelle le ministère des Finances a demandé l’opinion, s’est également prononcée contre l’exclusion de la BBD. « Bien que la nouvelle loi ne puisse à elle seule imposer une meilleure gouvernance, elle fixe des règles pour la sélection des cadres supérieurs et des experts, des membres indépendants des conseils d’administration et d’autres mesures qui permettraient de réduire les possibilités de corruption et d’abus », explique Capital. (tous médias)

Justice

Le procureur général demande la réouverture du dossier de mise en liberté anticipée de Jock Palfreeman (suite)

Après avoir reçu le dossier complété, la Cour de cassation a accueilli la demande du procureur général de réouverture de l’affaire de mise en liberté conditionnelle de Jock Palfreeman et de suspension de l’exécution de la décision déjà prononcée. La date du 23 octobre prochain a été fixée pour l’examen de la demande par une formation de trois juges. Suite à une répartition aléatoire, le dossier a été imparti aux juges Jeanina Natcheva, présidente-rapporteuse, Bisser Troyanov et Nadejda Trifonova.

Sur fond de protestations en faveur et contre la décision de mise en liberté de l’Australien Palfreeman, 292 juges ont adressé une lettre ouverte aux citoyens en les appelant à « un comportement consciencieux et responsable de défense des valeurs démocratiques fondamentales, de la dignité humaine et de la paix sociale à un moment où l’Etat ne fait rien pour garantir l’indépendance des juges, principal pilier de l’Etat de droit ». « Nous ne contestons pas le droit des citoyens à débattre sur le sens de la justice et le contenu des actes de justice ; nous ne sous-estimons pas l’affliction des proches du jeune homme tué ; mais l’acte judiciaire relatif à la mise en liberté anticipée d’un détenu a été instrumentalisé par différents représentants du système politique pour injurier des juges », souligne la lettre. Parmi ses signataires figurent des juges de la Cour suprême de cassation, de cours d’appel et de plus de trente juridictions dans tout le pays.

Éducation

La Commission européenne constate des problèmes dans l’éducation bulgare

Selon le dernier rapport de suivi de l’éducation et de la formation, préparé par la Commission européenne, la Bulgarie se place en 5ème position parmi les États membres de l’Union européenne quant à la proportion des jeunes âgés de 18 à 24 ans qui ont quitté prématurément l’école et ne suivent pas de formation. Leur proportion s’élève ainsi à 12.7% en 2018, sans changement par rapport à l’année précédente. Le rapport constate que ce problème est particulièrement présent parmi les Roms, ainsi que dans les zones rurales.

La Bulgarie enregistre également une détérioration de la part des enfants inscrits dans l’enseignement préscolaire, qui est passée de 86.5% en 2017 à 83.9% en 2018, alors que la moyenne européenne se situe à 95.4%. La part des personnes âgées de 30 à 34 ans diplômés de l’enseignement supérieur a cependant augmenté de 32.8% en 2017 à 33.7% en 2018, s’approchant légèrement de la moyenne au niveau européen (40%). Il en est de même pour la formation des adultes (de 2.3% à 2.5%), mais leur part continue d’être considérablement inférieure à la moyenne européenne (11.1%). Enfin, le rapport fait état d’autres problèmes dans le domaine de l’éducation, notamment un budget insuffisant, le vieillissement des professeurs, les conditions de travail peu attrayantes, ainsi que le manque d’équipement scolaire adéquat. (tous médias)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
© Tous droits de diffusion et de reproduction de cette revue de presse sont réservés à l’Ambassade de France en Bulgarie.

Dernière modification : 27/09/2019

Haut de page