Vendredi 7 mars 2014

La polémique

« L’augmentation du prix de l’électricité n’interviendra que d’ici un ou deux ans »

La compagnie nationale d’électricité (NEK) obtiendra probablement la marge sollicitée de 150% sur le prix de l’électricité qu’elle vend. En revanche, cette augmentation de la marge ne se traduira pas par une augmentation du prix de l’électricité vendue aux consommateurs car elle sera assumée par leurs fournisseurs, notamment les sociétés de distribution d’électricité Cez, EVN et Energo Pro, selon le président de la commission parlementaire de l’énergie Yavor Koujoumdjiev dans une interview à la chaîne de télévision Nova. Il a qualifié d’irréalistes les demandes d’une augmentation du prix de l’électricité de 7 à 14% de la part de ces fournisseurs bénéficiant de beaucoup de privilèges. Au moment de la privatisation ces sociétés ont joui un taux de rentabilité de 16%, réduit grâce aux efforts de l’actuel gouvernement à 6-8%. Capital Daily précise qu’une partie de ces fournisseurs ont introduit des recours auprès du régulateur de la commission d’Etat de régulation de l’énergie et de l’eau (DKEVR) contre les prix actuels et ont menacé de demander à la DKEVR une augmentation à partir du 1er juillet. A ce jour, seule la société EVN a formulé une demande concrète d’augmentation du prix de l’électricité pour les personnes physiques de 9% et de 6,5% pour les petites entreprises connectées au réseau d’électricité basse tension. (Capital Daily, 24 Troud)

Le rapport

« Il est urgent que l’armée bulgare se dote d’un nouvel avion de chasse car le nombre de vols a atteint des niveaux dangereusement bas »

Le général de brigade Roumen Radev, adjoint au commandant de l’armée de l’air bulgare et à la tête de l’équipe de projet de sélection d’un nouvel avion de combat, explique dans un entretien accordé à la revue spécialisée Klub Krile [Club Ailes] pourquoi il est serait plus pertinent que l’armée de l’air bulgare acquière un nouvel avion de chasse plutôt que de moderniser et d’entretenir l’avion soviétique MiG-29.
L’équipe, dirigée par le général Radev, a effectué une analyse exhaustive non seulement des aspects techniques et financiers du MiG-29 mais également de tous les facteurs de nature financière, opérationnelle et économique conditionnant l’intégralité du développement et les capacités de combat de l’aviation de chasse pour une période couvrant le reste du cycle de vie du MiG-29 qui est de 15 ans. Il en ressort que le remplacement par de nouveaux appareils constitue l’option la plus appropriée de point de vue opérationnel, de point de vue financier et compte tenu des délais.
Sur les six pays membres de l’UE et de l’OTAN, ayant été dotés de MiG-29, quatre, à savoir l’Allemagne, la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie, les ont remplacés par d’autres avions, invoquant des arguments relatifs au coût de leur entretien, à la nécessité de se conformer aux normes de l’OTAN et de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) et à l’acquisition des capacités de combat nécessaires. Seules la Slovaquie et la Pologne se sont lancées dans leur modernisation pendant les années 2003-2004 et ont ainsi pu rentabiliser leurs investissements. Il faut préciser que la Pologne dispose également de 48 nouveaux F-16 Block 52 et que la Slovaquie réfléchit à un remplacement.
Selon le général Radev il existe trois mythes au sujet du MiG-29 qu’il convient de démystifier. Le premier mythe serait de dire que cet avion possède des capacités contemporaines de combat et qu’il est meilleur que beaucoup de chasseurs modernes. Bien au contraire, il accuse un déficit important de paramètres dans des domaines d’importance critique comme la communication, la navigation et la reconnaissance, la protection des communications, les échanges et la présentation d’informations tactiques ; la portée, l’efficacité et la précisions des impacts tant sur des cibles aériennes que terrestres etc. Deuxièmement, on considère à tort que la modernisation est en mesure de remédier à ces déficits. Les modernisations slovaque et polonaise, bien que de nature technologique différente, ne parviennent à surmonter que dans une faible mesure ce déficit de capacités et résolvent uniquement le problème de la compatibilité des systèmes de communication, de navigation et de reconnaissance et de la protection des communications. Une éventuelle modernisation en Bulgarie (qui selon les estimations devraient s’élever à 150 millions de leva) ne contribuera aucunement à l’amélioration des capacités de combat de l’avion et ne permettra que le changement des fréquences auxquelles seraient effectuées la navigation et la reconnaissance. Troisièmement, contrairement à ce que les journalistes affirment le plus souvent, le Mig-29 n’est pas la solution la moins chère pour plusieurs raisons dont l’entretien technique fréquent à cause des technologies obsolètes. Enfin, une décision de modernisation impliquerait beaucoup de risques juridiques et technologiques ainsi que des risques liés aux licences et ne pourrait pas être un fait en l’espace de deux ans.
Le général conclut qu’il serait plus pertinent de s’orienter vers l’achat de nouveaux avions. L’armée de l’air bulgare aurait besoin de seize avions de chasse pour satisfaire aux missions et assurer une formation continue normale des effectifs de combats.
L’agence offnews rappelle que le ministre de la défense, Anguel Naïdenov, il y a quelques semaines et suite à l’entretien qu’il a eu avec son homologue américain Chuck Hagel, aurait annoncé que la Bulgarie a besoin de nouveaux avions de chasse. Les Etats-Unis font partie des pays concourant pour l’obtention de ce marché qui devrait aboutir à une solution définitive en septembre. Le ministère de la défense est en mesure d’affecter 700 millions de leva à l’achat d’un nouveau type d’avion de combat mais aurait besoin de plus de 160 millions de leva pour la modernisation de l’avionique et des systèmes de navigation de MiG-29. En revanche, les priorités de ce ministère pour 2014 excluent que l’achat d’un nouveau type d’avion et la modernisation des avions russes disponibles se fassent simultanément. (Klub Krile, l’agence Offnews)

L’opinion

Ukraine : le gouvernement ne doit pas manquer la chance d’introduire la Bulgarie dans le jeu des grands

24 Heures explore, sous la plume de Viktor Ivanov, les possibilités pour la diplomatie bulgare de se mettre en valeur dans le contexte de la crise ukrainienne. L’auteur juge maladroit qu’un ministre de l’intérieur se manifeste comme porte-parole du gouvernement. Selon lui, les propos du ministre Tsvetlin Iovtchev à l’issue de la réunion du Conseil de sécurité auprès du Conseil des ministres n’ont clarifié que des détails : la façon dont la population sera protégée en cas de danger de radiation, la manière dont il faudra agir en cas de crise humanitaire, etc. Ces précisions certes bienvenues ne contribuent pas à expliciter la position bulgare sur cette crise et ne font que renforcer l’inquiétude au sein de la société. Sans parler du mauvais goût que représente l’allusion à un tel moment de crise à la catastrophe nucléaire de Tchernobyl, estime l’auteur.
Le but du Conseil de sécurité auprès du Conseil des ministres était cependant d’établir une position unique de la Bulgarie au sujet de la crise. Une position que la Bulgarie devra défendre auprès des autres pays de l’UE et qui lui permettra d’échapper aux effets négatifs qui découleraient pour elle d’éventuelles sanctions que l’UE imposerait à la Russie. Le gouvernement bulgare devait déclarer publiquement ses « lignes rouges » par rapport à la Russie, à l’Ukraine, à l’UE, à l’OTAN et aux Etats-Unis.
Le monde dont fait actuellement partie la Russie de Poutine s’est déjà engagé dans une première étape d’une nouvelle guerre froide. Cette fois-ci la Bulgarie est un pays frontalier qui assumera toutes les conséquences découlant de l’impossibilité des grandes puissances de parler un même langage. Toutefois, la Bulgarie a cette fois-ci la possibilité de transformer en avantages les défis à surmonter et de capitaliser du prestige international et des profits économiques. Pour cela, elle doit tout simplement déposséder l’ancienne Europe de l’initiative. Dans ce point de vue, l’initiative du Premier ministre de dépêcher son ministre des affaires étrangères en Ukraine est bonne, bien qu’elle soit fortement critiquée. L’accent d’une telle visite ne doit toutefois pas être mis uniquement sur la situation des Bulgares ethniques en Ukraine. Le ministre des affaires étrangères ne doit pas rentrer à Sofia, mais engager des navettes entre Kiev, Bruxelles et Moscou. La Bulgarie peut et doit devenir la voix des Etats démocratiques dans les entretiens avec la Russie, et la voix de la Russie dans les entretiens avec l’UE. C’est sa chance unique de profiter de la crise. Ainsi, même des reproches selon lesquels elle serait le cheval de Troie de la Russie lui profiteraient.
L’histoire récente montre que quand la Bulgarie a pris une position active dans un contexte international, elle a presque toujours été gagnante, comme l’illustre l’exemple du Kosovo et de la position ferme que la Bulgarie avait alors prise, qui avait indubitablement favorisé l’adhésion du pays à l’OTAN et à l’UE. (24 Heures)

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Dernière modification : 08/12/2016

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