Vendredi 8 mai

Coronavirus

Bilan

Avec 54 nouveaux cas de COVID-19 recensés depuis hier, leur nombre total s’élève à 1 865, dont 401 guérisons et 84 décès. 355 personnes sont hospitalisées, dont 43 se trouvent en soins intensifs.

Selon l’inspecteur général de santé, Pr Anguel Kountchev, les restrictions pourraient être rétablies si 100 cas de COVID-19 sont confirmés durant trois jours consécutifs. Il a ajouté que pour l’instant, le nombre de nouveaux cas varie entre 40 et 80 par jour, et que toute décision d’assouplissement, ou de retour aux restrictions, doit être soigneusement considérée, et proportionnelle. Il a souligné que le nombre d’échantillons examinés ne cesse d’augmenter, ce qui fait que le nombre de cas nouveaux s’accroît lui aussi.

À partir de la semaine prochaine, des équipes composées de contrôleurs du transport public et d’agents de police procèderont à des inspections massives dans les transports en commun et sanctionneront les personnes qui n’y portent pas de masque. C’est ce qu’a annoncé le directeur du Centre de mobilité urbaine de Sofia, Dimitar Diltchev, dans une interview pour Nova TV.

Nouvel assouplissement des mesures dans le secteur du tourisme

Le décret interdisant les déplacements touristiques, émis par la Ministre du Tourisme, Nikolina Angelkova, ne sera plus valable à partir du 13 mai, c’est-à-dire lors de la levée de l’état d’urgence en Bulgarie. « Dans le contexte actuel d’allégement des mesures restrictives, nous avons déjà autorisé l’ouverture au public des terrasses des restaurants et des cafés, nous envisageons de permettre aussi à tous les logements d’hébergement, en particulier les maisons d’hôte et les petits hôtels, d’accueillir dorénavant des clients en conformité avec les règles d’hygiène » a-t-elle ajouté (BNT, Svobodna Evropa)

Politique

L’homme d’affaires Vassil Bozhkov donne une interview pour la bTV

L’homme d’affaires Vassil Bozhkov a donné une longue interview, par téléphone, à la télévision bTV, depuis les Émirats Arabes Unis où il s’est réfugié après que plusieurs chefs d’inculpation ont été retenus à son égard par la justice bulgare. Après environ trois mois de silence médiatique, M. Bozhkov a pris la parole pour proférer une série d’accusations vis-à-vis du gouvernement, jusqu’à demander la démission du Ministre des finances, Vladislav Goranov, avec lequel il prétend s’être entretenu à plusieurs reprises, pour discuter de questions relatives à la législation dans le domaine des jeux de hasard. A deux reprises, lors de l’interview, l’homme d’affaires a fait le parallèle entre le modèle de gestion d’État des années quatre-vingt-dix (période de forte criminalité) et le modèle d’État actuel : « les mafieux actuels se trouvent au sein du Parquet, de l’Agence de la sécurité nationale et de l’Agence des recettes ». La seule différence, à ses yeux, est l’apparition du député MDL, Delyan Peevski qu’il a qualifié comme étant « la personne qui tire les ficelles ». Enfin, lors de cet entretien téléphonique, M. Bojkov a formulé de graves reproches à l’égard du premier ministre, décrit comme le maillon entre l’époque des mafieux et l’époque actuelle. Il a critiqué le manque d’État de droit, et a déclaré avoir peur de revenir en Bulgarie, car il estime qu’il deviendra la victime d’un procès judicaire injuste. (bTV, Dnevnik)

Plus tard dans la journée, le ministre des Finances a eu l’occasion de se défendre face à ces critiques lors d’une conférence de presse. Il a expliqué qu’il n’a aucune juridiction sur les décisions de la Commission régulant les jeux de hasard, et a précisé qu’aucune disposition législative ne vise à privilégier une personne en particulier. Le Ministre n’a pas manqué à faire plusieurs parallèles entre M. Bojkov et « d’autres criminels, qui envoient des accusations depuis l’étranger, mais n’ont pas le courage d’affronter la justice bulgare »

Rapport Freedom House : la démocratie en Bulgarie atteint son niveau le plus bas depuis dix ans

Le rapport annuel 2020 « Nations en transition » de la fondation américaine Freedom House, a de nouveau constaté la chute de la démocratie bulgare depuis plusieurs années. La Bulgarie a quitté la catégorie des anciens pays communistes à démocratie quasi-établie, pour rejoindre celle des régimes hybrides, au sein desquels la démocratie coexiste avec l’autoritarisme. Les conclusions négatives s’agissant de la Bulgarie reposent sur : les attaques persistantes contre les media indépendants, les campagnes de diffamation et d’harcèlement de journalistes, la corruption, les atteintes au financement des partis politiques, etc. Le rapport de Freedom House couvre 29 pays de l’ancien bloc soviétique. Les seuls pays à avoir fait progresser la qualité de leurs démocraties sont : les Pays baltes, la République tchèque, la Slovaquie et la Slovénie.

Justice

Le Parquet publie de nouveau des preuves recueillies dans le cadre d’une enquête en cours

Dans la procédure pénale ouverte contre la chanteuse Liliana Deyanova, son frère Alexandre Deyanov et son associé Martin Dimitrov, le Parquet spécialisé a rendu publics certains des éléments de preuve réunis contre les inculpés « afin de répondre à l’intérêt élevé des citoyens » concernant une affaire d’abus de fonds européens. Il s’agit de procès-verbaux d’auditions de témoins. Selon la BNR, les initiales et le contexte permettent de conclure qu’il s’agit de trois membres du Conseil d’administration de l’Agence de l’infrastructure routière, dont le président actuel Gueorgui Terziïski. Tous les trois déclarent avoir été en butte à des menaces et des pressions, afin de signer avec la société Teletoll (appartenant aux inculpés L. Deyanova et M. Dmitrov), pour contrat de distribution de vignettes électroniques. Classée deuxième dans un appel d’offres, en juillet 2019 Teletoll avait saisi le Parquet d’un signalement contre ces mêmes membres du conseil d’administration, les accusant d’inaction au profit de tiers.

Balkans

« En Macédoine du Nord, on parle le bulgare nord-macédonien »

Douze universitaires bulgares et des linguistes, de quatre instituts de l’Académie bulgare des sciences, ont présenté leur nouvel ouvrage « A propos de la langue de la République de Macédoine du Nord », sous la rédaction du Pr Vassil Nikolov. Selon Dr Anna Kotcheva de l’Institut de la langue bulgare, cette langue, forgée à partir du bulgare après 1944, devrait être désignée comme « bulgare nord-macédonien ». « Et cela ne signifie nullement que nos pays ont des prétentions territoriales l’un envers l’autre. L’allemand est parlé en Allemagne, en Autriche, en Suisse sans que personne songe à parler de langue autrichienne ou de langue suisse. On parle d’allemand autrichien, d’allemand suisse, etc. », dit-elle. « Le fait de parler une version du bulgare ne signifie pas qu’on est Bulgare », ajoute Pr Vassil Nikolov selon qui « chacun est libre de déterminer son identité ethnique ». Selon les linguistes, le fait qu’il s’agit d’une version du bulgare n’empêche pas que celle-ci ait le statut d’une langue officielle et littéraire en Macédoine du Nord.

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 18/05/2020

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