Visite de Catherine Lalumière à Sofia

M. Jeliu Jelev, ancien Président de la République de Bulgarie (1990-97), l’Institut diplomatique auprès du Ministre des Affaires étrangères de Bulgarie et l’Ambassade de France en Bulgarie ont invité Mme Catherine Lalumière, Présidente de la Maison de l’Europe de Paris, ancienne Secrétaire générale du Conseil de l’Europe (1989-94), à revenir à Sofia à l’occasion du vingtième anniversaire de l’adhésion de la Bulgarie au Conseil de l’Europe (7 mai 1992).

Lors de sa visite à Sofia, Catherine Lalumière a été reçue par le Président de la République, Rossen Plevnéliev, et par la présidente de l’Assemblée nationale, Tsetska Tsatchéva. L’ancienne secrétaire générale du Conseil de l’Europe a aussi rencontré et s’est entretenue avec des professeurs et des étudiants de la Nouvelle Université bulgare.

L’ambassadeur Autié a offert une réception en l’honneur de Catherine Lalumière, en y associant notamment Jéliou Jélev, ancien Président de Bulgarie, Ivan Stancioff, ancien ministre des Affaires étrangères, Siméon Anguélov, ancien ambassadeur de Bulgarie à Paris, Asparoukh Panov, qui a présidé la première délégation bulgare auprès de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Djéma Grozdanova, actuelle présidente de la délégation bulgare auprès de l’APCE, Latchézar Toshev, vice-président de celle-ci, Rouslan Sémerdjiev, ancien président du groupe d’amitié Bulgarie-France au Parlement bulgare.

Eléments biographiques :

Catherine Lalumière, docteur en droit public, a enseigné au sein des universités de Rennes, Bordeaux et Paris avant d’être nommée en mai 1981 Secrétaire d’État chargée de la Fonction publique et de la réforme administrative, puis Ministre de la Consommation. En décembre 1984, elle devient Secrétaire d’État chargée des Affaires européennes. Elle signe pour la France les accords de Schengen en 1985.
Secrétaire générale du Conseil de l’Europe de 1989 à 1994, elle est reçue par le Président Jélev en janvier 1992 et lui fait part de son évaluation positive de la candidature de la Bulgarie au Conseil de l’Europe, qui devient effective en mai 1992. Elle reviendra plusieurs fois en Bulgarie, en particulier en décembre 1993 pour ouvrir une conférence internationale sur l’égalité des sexes dans la transition en Europe centrale et orientale. Elle insiste sur le rôle stabilisateur de la Bulgarie dans les Balkans.
Elle est élue députée européenne en 1994 et 1999 et devient Vice-présidente du Parlement européen entre 2001 et 2004.
Elle préside depuis 2003 la Maison de l’Europe de Paris, association visant à promouvoir la citoyenneté européenne. En 2008, elle est élue Présidente de la Fédération française des Maisons de l’Europe, qui rassemble une trentaine de Maisons dans toute la France. Elle préside également depuis 2008 l’Association européenne des écoles d’études politique du Conseil de l’Europe et le Relais Culture Europe.
Mme Lalumière est Docteur Honoris Causa de la Nouvelle Université Bulgare depuis octobre 2006 et membre d’honneur du Conseil consultatif international de l’Institut diplomatique bulgare.

Mme Lalumière a donné une conférence le 16 octobre, intitulée : « EUROPE OU REPLI SUR SOI : EN QUI AVOIR CONFIANCE ? »

"L’histoire de la construction européenne depuis la Seconde Guerre mondiale a toujours vu l’opposition entre des forces centripètes travaillant à rassembler, coordonner, unifier les pays et les peuples européens, et des forces centrifuges qui cultivent le repli sur soi, la souveraineté pleine et entière des États, et même le nationalisme.
Lorsque, en 1992, la Bulgarie a choisi la voie européenne en adhérant au Conseil de l’Europe, et, plus tard, en entrant dans l’Union européenne, elle prenait l’option des forces de rassemblement et d’unification. À l’époque, l’Europe suscitait beaucoup d’espoirs. Nous nous en sommes réjouis.
Aujourd’hui, la construction européenne traverse des crises extrêmement graves qui semblent déstabiliser les organisations européennes. Le Conseil de l’Europe subit les contrecoups de la crise des valeurs morales qui furent le socle de la construction européenne. De son côté, l’Union européenne est déstabilisée par la crise économique, budgétaire et monétaire qui débouche, dans la plupart des pays, sur une crise sociale et politique.
Ces crises ne vont pas sans engendrer déception et scepticisme envers les organisations européennes et en conséquence des réactions de repli sur soi, de retour des nationalismes avec leur cortège de xénophobie, racisme, antisémitisme et d’anti-islamisme. Réactions qui peuvent avoir des conséquences dangereuses.
C’est pourquoi il me semble intéressant de tenter d’analyser la situation et de réfléchir ensemble à ce qu’il convient de faire. En qui, en quoi, avoir confiance ?"

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De gauche à droite : Florence Lévy, première conseillère de l’ambassade ; l’ambassadeur ; Iva Dikova, interprète ; Mme Lalumière et la Présidente du Parlement, Tsetska Tsatchéva.
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Conférence de Mme Lalumière ; à ses côtés : Boïko Vassilev (BNT), modérateur de la conférence ; l’ancien Président Jelev ; l’ambassadeur ; Tanya Mihaylova, directrice de l’Institut diplomatique auprès du Ministre des Affaires étrangères de Bulgarie.
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A gauche : Alexandre Yordanov, ancien président du Parlement bulgare.
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Rencontre à la Nouvelle Université Bulgare avec des professeurs et des étudiants.
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Réception à la résidence de France à Sofia.

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Dernière modification : 22/10/2012

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