Jeudi 27 février

Politique

Nouvelles révélations autour de « la maison à Barcelone »

Le site d’investigation Bivol publie de nouvelles révélations liées à l’affaire de « la maison à Barcelone ». Selon la presse espagnole, l’enquête pour blanchiment d’argent, menée par les autorités locales, a établi un lien entre les occupants de la maison et des membres du gouvernement bulgare. Pour certains media en Bulgarie, il s’agit bien du premier ministre Borissov. Bivol a établi des versements d’argent entre, d’une part, l’ancienne mannequin Borislava Yovtcheva et son père, habitant la maison à Barcelone, et, d’autre part, des hommes d’affaires proches de M. Borissov depuis les années 1990. Des sociétés de ces hommes d’affaires, Yordan Hristov et Ivan Sazdov, auraient bénéficié en Bulgarie de 7,2 millions de leva au titre de projets européens et de 10 millions de leva au titre de marchés publics. (bivol.bg, e-vestnik.bg)

Les consultations au parlement en vue d’un amendement à la Constitution

Le Parlement a entamé de nouvelles consultations en vue d’un amendement à la Constitution qui permettra de supprimer le délai de prescription des infractions pénales commises lors de la privatisation. Cette initiative du Parlement est en cohérence avec la décision du Parquet bulgare d’effectuer un audit complet de la privatisation, qui s’est déroulée dans le pays dans les années quatre-vingt-dix. A présent, seuls les crimes contre l’humanité et contre la paix sont sans délai de prescription. La nouvelle initiative législative est motivée par le besoin de « rétablir la justice et de regagner la confiance des citoyens bulgares dans leur système judiciaire ».
Cette proposition a pourtant rencontré des critiques, notamment à propos du danger d’une loi à un effet rétroactif. En ce qui concerne la procédure d’adoption au Parlement, le GERB dispose de suffisamment de voix pour introduire le projet de loi mais pour entrer en vigueur, il faut qu’elle soit approuvée par une majorité qualifiée, soit 160 députés. (Mediapool)

Environnement

Suite aux critiques, l’Agence de l’environnement reconnaît avoir envoyé à Bruxelles des données périmées sur Natura 2000

Sur son site en ligne, l’Agence exécutive de l’environnement a reconnu avoir communiqué à la Commission européenne, dans le cadre du suivi et des rapports réguliers de l’état du réseau Natura 2000, des données anciennes. Ainsi le rapport bulgare pour la période 2014-2019 a été alimenté de données empruntées à une étude datant de 2007-2013, qui en plus n’était pas entièrement réalisée sur le terrain. La raison évoquée par l’institution publique est le fait qu’elle n’avait pas pu organiser une étude scientifique pour la période 2014-2019. Cette étude sera organisée prochainement et les résultats recueillis seront utilisés pour le rapport de 2025, affirme l’Agence. Son mea culpa vient suite à la déclaration de protestation de l’Institut de la biodiversité auprès de l’Académie bulgare des sciences contre les « données périmées, mal interprétées ou inventées » dont avait été truffé le rapport demandé par la Commission. Le résultat, selon Dnevnik, c’est que ces informations périmées, mais validées par l’Agence de l’environnement, ne serviront à grand-chose : ni au suivi de l’état des espèces et des habitats faisant partie de Natura 2000, ni à des mesures de protection adéquates. (dnevnik.bg)

Europe

La Commission européenne a publié un rapport sur la situation économique en Bulgarie

Cette semaine, la Commission européenne a proposé que la Bulgarie soit sortie de la liste des pays dont la politique économique fait l’objet d’un suivi particulier. Jusqu’à présent les actions du gouvernement bulgare en matière d’économie ont été suivies de près dans le cadre du cycle de coordination des politiques économiques et budgétaires au sein de l’UE, dite « Semestre européen ».
Selon la Commission, la Bulgarie a adopté une nouvelle législation susceptible d’améliorer la gestion des agences d’Etat, ainsi que le contrôle sur le secteur bancaire. Le pays a pourtant réalisé des progrès limités au regard de l’application des standards européens en matière de lutte contre le blanchiment d’argent. Le rapport souligne de plus que le gouvernement bulgare a atteint des résultats insatisfaisants quant à la mise en œuvre d’une politique ciblée sur la recherche et les innovations.

« La Bulgarie a beaucoup progressé en matière de gestion du secteur financier : le taux d’endettement des entreprises, et le pourcentage des prêts non remboursés a diminué » a ajouté le vice-président de la Commission, Valdis Dombrovskis. (Svobodna Evropa)

Société

L’Université de Sofia prive quatre personnes liées au nazisme du titre de « Docteur honoris causa »

Le comité académique de l’Université de Sofia « Saint Climent Ohridski » a retiré le titre « Docteur Honoris Causa » à quatre personnes ayant adhéré au régime national-socialiste à l’époque d’Hitler. Ces personnes ont été honorées à l’occasion du 50ème anniversaire de l’Université, en 1939. La décision de l’Université fait suite à la lettre envoyée par la présidente de l’Association des survivants de l’Holocauste en Bulgarie.
« Nous ne pouvons pas, et nous ne devons pas, effacer l’histoire, mais nous sommes convaincus que cette action morale sera un signal important, adressé à la société : les erreurs commises aux moments difficiles de l’histoire doivent être reconnues, et condamnées, afin qu’on ne les répète plus » (Svobodna Evropa)

Cette revue de presse, qui ne prétend pas à l’exhaustivité, se limite à présenter des éléments publiés dans les médias bulgares. Elle ne reflète en aucun cas la position de l’ambassade ou du gouvernement français.
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Dernière modification : 28/02/2020

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