Mardi 01 juillet

LE SOULAGEMENT

LA SITUATION CRITIQUE DANS LE SECTEUR BANCAIRE EST MAITRISEE, ANNONCE LA BANQUE CENTRALE

La Banque nationale de Bulgarie (BNB) a informé hier, vers 19h30, sur son site, que « la tension, créée vendredi dernier à la suite de l’attaque criminelle organisée contre certaines banques bulgares » est maîtrisée et que du fait des mesures prises, le secteur bancaire dans le pays fonctionne à nouveau normalement.
Après la journée difficile de vendredi, lorsque les déposants de la Fibank (voir notre revue d’hier) ont retiré, suite à la propagation de rumeurs alarmistes, plus de 800 millions de leva, la situation hier était calme, juge la presse.
La position ferme et solidaire des hommes politiques bulgares, annoncée par le président de la République dimanche, et la nouvelle, venue hier de Bruxelles, selon laquelle la Commission européenne autorise la Bulgarie de soutenir son système bancaire mis fin aux files d’attente devant la First Investment Bank (Fibank), tout en permettant aux actions de celle-ci, négociées en bourse, de décoller, écrit Capital Daily.
Le 29 juin, le gouvernement bulgare avait demandé à la Commission d’autoriser la mise à disposition d’une ligne de crédit de 3,3 milliards de BGN, destinée à renforcer la liquidité des banques bulgares. Répondant dans les meilleurs délais possibles, Bruxelles a jugé une telle aide d’Etat compatible avec les règles de l’Union européenne.
Cette ligne de crédit, estime Capital Daily, soulève plusieurs questions : où seront puisés ces 3,3 milliards et s’agira-t-il de fonds publics ? sous quelle forme les autorités injecteront les fonds dans la Fibank ? acquerront-elles un contrôle sur les opérations de la banque ? pourquoi cette démarche « deux poids, deux mesures » envers deux banques en détresse : dans le cas de la KTB, le gouvernement considère la banque comme insolvable et, dans le cas de la Fibank, comme ayant des problèmes de liquidité.
Par ailleurs, des signalements ont été reçu au parquet à l’encontre de deux hommes politiques, le président du GERB Boïko Borissov et le porte-parole du PSB Anton Koutev, accusés d’avoir tenu des propos alarmistes incitant les déposants à retirer leurs argent des banques. Le parquet a également annoncé que deux hommes et une société ont été mis en examen pour avoir envoyé des textos présageant l’effondrement du secteur bancaire à des centaines de particuliers et à des entreprises. La société visée est Global Markets OOD, agissant depuis 2008 comme intermédiaire en investissements.
La BNB, pour sa part, a demandé que la propagation d’informations fausses, abusives ou suscitant une panique générale soit érigée en infraction pénale. Actuellement, conformément à la Loi sur les établissements de crédit, la banque centrale peut sanctionner la diffusion d’informations abusives par des amendes pouvant aller jusqu’à 5 000 leva pour les personnes physiques et 30 000 leva pour les personnes morales. (tous journaux, bnb.bg)

LA FRONDE

SERGUEÏ STANICHEV DE PLUS EN PLUS OUVERTEMENT CONTESTE A LA TETE DU PARTI SOCIALISTE BULGARE

Une cinquantaine de personnalités socialistes mécontentes de la politique menée par Sergueï Stanichev, président du PSB, se sont réunis hier à Sofia dans la maison de Dimiter Blagoev (homme politique et philosophe bulgare, fondateur du mouvement socialiste organisé en Bulgarie en 1891). Ils ont réclamé la tenue immédiate d’un congrès extraordinaire du parti, le premier point de son ordre du jour devant être l’élection d’un nouveau président.
A en croire le député Strahil Anguelov, y ont participé des socialistes « préoccupés par le destin du parti » dont l’ancien dirigeant des socialistes de la capitale, Roumen Ovtcharov, ainsi que les députés Kiril Dobrev, Boris Tsvetkov, Jara Peneva, Jeliou Boïtchev, des maires et des militants de tout le pays.
Une déclaration adoptée par les contestataires à l’issue de la réunion d’hier souligne comme prioritaires la démission en bloc de la direction du PSB, la convocation du congrès du parti d’ici fin juillet au plus tard et l’élection d’un nouvel organe dirigeant avec en tête un nouveau président.
Les contestataires avaient salué la décision de M. Stanichev d’honorer son mandat de député européen, qu’ils considéraient comme positive pour leur parti. Aujourd’hui même, le député socialiste Peter Moutaftchiev (ancien ministre des transports), se référant à cette décision, a appelé le président du parti à « faire le pas suivant » et à céder la direction du parti à une équipe intérimaire, selon l’agence en ligne Focus News.
Avant-hier, Kornelia Ninova, présidente socialiste de la commission parlementaire des affaires sociales, avait révélé dans une interview sur Nova TV que vingt-deux organisations de base du PSB à Sofia avaient réclamé le départ immédiat de M. Stanichev de la présidence du parti.
M. Stanichev a annoncé aujourd’hui que le Conseil national du parti se réunira samedi 5 juillet. Pour lui succéder, 24 Tchassa évoque les noms de Maïa Manolova, vice-présidente de l’Assemblée nationale, Mihaïl Mikov, président de l’Assemblée nationale, ou Dragomir Stoïnev, ministre de l’économie et de l’énergie. (24 Tchassa, Sega, Troud, Pressa, Focus-fen.net, Vesti.bg)

LE REBOND

LA TELEVISION, NOUVEAU THEATRE D’OPERATIONS DU CONFLIT PEEVSKI-VASSILEV ?

Les responsables des chaînes de télévision TV7 et News7 (ancienne BBT) ont demandé au Tribunal de grande instance de Sofia (TGI de Sofia) d’ouvrir une procédure d’insolvabilité. Cette procédure en vertu de la Loi sur le commerce devrait permettre de vérifier l’état des actifs des sociétés ainsi que leur solvabilité afin de juger de l’utilité de nommer des syndics de faillite. Cette demande fait suite à une démarche analogue, entreprise par « certains » créanciers qui ne tolèrent pas le retard de leurs paiements. Selon le communiqué officiel diffusé par les deux chaînes de télévision, ce retard découlerait « des évènements qui, depuis le 13 juin, [secouent] la banque KTB » qui gère leurs comptes.
TV7 et News7 espèrent que ladite procédure leur permettra de rembourser les créanciers ayant accepté de différer leurs dettes et « leur assurera la protection judiciaire nécessaire contre les prétentions infondées de certains créanciers » dont la société de production No frame media Bulgaria, propriété du leader du parti Bulgarie sans censure, Nikolaï Barekov, lui-même ancien de TV7, animateur et puis directeur. Celui-ci avait demandé vendredi dernier que le TGI de Sofia prononce la faillite de la TV7, en précisant que les dettes de la chaîne à l’égard de sa société et d’autres sous-traitants « mettaient en question » l’existence de la chaîne.
Les directions des deux chaînes de télévision ont assuré que la procédure d’insolvabilité « ne portera pas en aucun cas atteinte à leur fonctionnement normal et à l’émission du signal de télévision ».
Selon un article publié en 2013 par le site Bivol.bg, les propriétaires de TV7 et de News7 s’abriteraient derrière une structure à huit niveaux de sociétés offshore basées au Royaume-Uni, à Jersey et à Chypre. (tous journaux, bivol.bg)

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Dernière modification : 25/11/2016

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